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2. Je n’ai parlé dans tout ce qui précède que de la première et
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II. — Ligues des cités de la Grande Grèce. — Laconfédération étrusque a été, dans l’ancienne Italie, la seule qui ait eu quelque durée et qui ait réuni en elle à peu près tous les traits distinctifs de la véritable confédération. L’on ne peut guère en effet reconnaître ce caractère à l’union qui a existé pendant un certain temps entre les cités de la Grande Grèce. Déjà au ve siècle, ilexistait une certaine union entre Crotone, Sxbaris, Thuri et Kaulonia avec le culte commun de Zeus. Cette union dura peu, mais au vi‘ siècle se forme une ligue générale de toutes les cités de la Grande Grèce contre Denis [°’ et les Lucaniens, et cette l'que devait acquérir une importance bien supérieure à celle de la précédente. La formation de la Confédération des cités de la Grande Grèce s’explique sans doute en partie, comme pour la plupart des autres confédérations, par la nécessité de s’unir pour mieux résister à des ennemis puissants, mais en partie aussi par des circonstances toutes particulières et très curieuses, dans lesquelles on voit une secte philosophique, celle des
véritable confédération étrusque ; mais, au moment où ils formaient. une nation puissante, les Etrusques s’étendirent au nord et au sud de l’Etrurie centrale et formèrent au nordsur les deux rives du Pô,et au sud en Campanie, deux autres confédérations. Le nombre des cilés semble avoir été de douze dans chacune d'elles, par analogie avec les douze cilés del’Etrurie centrale. Mais, pas plus pour les deux dernières confédérations que pour la première, on ne s’enteud sur le nom des villes qui en ont fait partie. Pour la confédéralion du Nord, on n’est à peu près d’accord, que sur les noms de Brixia, Vérone, Mantoue, Felsina ou Bononia, Melpum et Adria ; pour celle du Sud, sur les noms de Vulturnum (aujourd’hui Capoue : c'était la capitale de la Confédération), et Nola, sans doute aussi les villes maritimes de Pompeï, Herculanum, Surrentum, Marcina, Salerne et peut-être enfin Atella et Acerres. La confédération du Nord semble avoir été composée surtout de colonies agricoles ; les cités de la confédération du Sud au contraire s’adonnèrent surtout au commerce, comme celles de la mère-patrie.
LETTRE Pythagoriciens, jouer un rôle aussi fâcheux que singulier, Les Pythagoriciens, qui dominaient dans la plupart des cités de la Grande Grèce, y avaient introduit des constitutions à la fois rationalistes et aristocratiques, dont le fonctionnement finit par exciter contre eux tous les esprits. Une série de soulèvements éclata, et ils furent bannis. Mais l’influence mauvaise qu’ils avaient exercée ne disparut pas avec eux, et les troubles continuèrent après leur départ. Pour les faire cesser, on recourut à la médiation des Achéens, qui engagèrent les diverses cités à former entre elles une confédération (1). Elles suivirent ce conseil, et décidèrent la formation d’une assemblée générale, qui se réunirait à Héraclée. Chaque cité y envoya eneffet des députés (2). Mais cet essai de confédération ne devait pas durer longtemps. Alexandre, roi des Molosses, que les Grecs d’Italie avaient appelé à leur secours, décida que l’assemblée fédérale se réunirait désormais dans le territoire des Thuriens qui lui étaient dévoués, et il enleva ainsi toute liberté à ses délibérations (3). Enfin le luxe et la mollesse de quelques-unes des cités confédérées, l'anarchie à laquelle elles étaient en proie, la perfidie de leurs alliés et le gouvernement des philosophes (4) achevèrent de les perdre : en 481 de sa fondation, Rome devint maitresse du sud de l'Italie par la prise de Tarente, et les autres cités de la Grande Grèce subirent peu à peu le même sort (5).