‹ État général des forces militaires et maritimes de la ChineChapitre 12 sur 50 · AYANT-GARDE OU DIVISION PRINCIPALE. DIVISION DU FLANC · texte numérisé non relu

AYANT-GARDE OU DIVISION PRINCIPALE. DIVISION DU FLANC

Le tsien-fungying (avant-garde ou division principale) est entièrement composée de Mantchoux et de Mongols de toutes les huit bannières, choisis * dans la proportion de deux pour chaque tsoling; Us se divise en ailedroiteet en aile gauche, chacune sous les ordres d'un tung-ling ou capitaine général, de la plus basse classe du 2* ordre. Elle se recrute parmi les meilleurs hommes de la division du flanc; les Uin-kiun^ ou hommes de la Garde, qui nont pas iservi dix années comme tels, peuvent aussi être choisis. La moitié de ce corps manœuvre avec le fusil à mèche, aussi bien qu'avec l'arc et les flèches. A la revue triennale, ils tiennent le premier rang, soutenus, sinon flanqués, des hommes du hù'kiun ying^ avec lesquels, lorsqu'on marche en avant, ils partagent l'honneur de tenir la tête; lorsqu'on recule, celui de soutenir la retraite. La surintendance générale en est remise à deux de leurs * tsàn-iitig, deux de leurs shùwei (qui ne sont plus de la garde) , et quatre de leurs lieutenants ; au-dessous de ceux-ci sont quatre pih-tih-shh ou secrétaires

du V ordre, qui sont chargés de la correspondance. Dans les mouvements en plaine, les rangs sont conduits par les plus vieux d'une file ou d un rang , ou, s'il s'agit des mousquetaires, par les plus \ieux d'une dizaine, ou décurions , et parmi ceuxci il y en a six choisis parmi les tsienfung euxmêmes. Ils fournissent une partie de la garde aux portes de l'enceinte défendue; quand Sa Majesté sort pour quelque temps, les gardes des trois portes Tung-hwà, Si-hwù et Shin-wù sont renforcées, et un tsànling des tsienfung prend son poste à chacune des portes. Un de leurs deux tungting^ ou des huit de la division du Flanc, est chaque jour de gar.de à la porte King- y un.

Le hù'kiun ying (division du Flanc) est une troupe importante de Mantchoux et de Mongols, choisis d'entre les huit bannières dans la proportion de 17 pour chaque isoling; leur exercice unique parait être celui de l'arc (1); ils s'y exercent

(i) Les Hû-kiun de la Maison Impériale des 3 bannières supérieures font tous les neuvièmes mois l'exercice du mousquet, comme le font tous les autres corps du nouveau et de l'ancien continent; à la première sont assignés 600 fusils à mèche, aux 2 dernières 600 pour chacune ; ils ont dix parades,à chacune desquelles chaque fusil est tiré 45 fois, et pour chaque coup le Conseil des Travaux paye une allocation du FOBCBs vii.rrAimis di ia cbink. H

Si ÉTAT GÉNÉRAL

à pied six fois par mois ; chaque printemps et chaque automne, à cheval sous leur armure. Les vacances dans leurs rangs sont remplies par des hommes de la cavalerie, des élèves, et des pai-tangah, soldats employés comme messagers, ou pour quelque petit service spécial, ce qu*on appelle dans Tarmée anglaise, service d'ordonnance ; avec cette différence, que ces derniers sont exposés à changer tous les jours, tandis que les paitan-gah semblent être une classe particulière, ayant des chances d'avancement, et ont une solde plus forte que les soldats ordinaires (1). Les troupes de ce

poids de 2 maee de poudre, S li de quelque autre combustible dans laquelle la mèche est trempée, et uq p'ouce de mèehé ou corde pour la façon. Les Tsienfiingy et le flàitttU Ying florent ordre, par suite d'un décret de Kiàkii^g (1806), de doaoer une attention toule particaiière à l'arc, comme à un exercice qui a été le plus en honneur dès le temps du premier ancêtre de la dynastie ; et les tungling de cette dernière, qut^ dans leur recommandation d'introduire la pratique du fusil à mèche parmi eux, comme elle Tétait déjà dans la division légère et dans celle d'artîlterie, ont été désapprouvés par le Conseil et par le Conseil de Guerre, ont, suivant les paroles mêmes de Sa Majesté, outrepassé leurs onctions en te proposant.

(1) Des pages du Code des Lois, qui ont fralt à la maison Impériale, nous concluons que les pai-tan-^g aJisoni : V ceux des soldats qui sont couverts de mailles^ prisdanâ les hommes

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yiwg sont sous les ordres de hiiH twê^tn^, ou ^h

de flanc des 3 banqières supérieures, qui sontpsiyéespar la Maison Impérialeet non par le Conseil des Revenus, ou parmi la cavalerie k cottes de mttUes \ ou mrmsùéitaftê siridès Ai «lèm corps; ^ les fnai-tim^dk du biireaude te solde 4t te llaiMil»^ périale, pris parmi les surnuméraires ou élèyes du même corpsi S"" les collecteurs ou ceux qui servent sur les terres de la Couronne à Kin-chau-fu en Mantchourie, pris parmi lesélëves de cette résidence; 4*" ceux du département d'artillerie ée teMalsOft Iinpé* riale, pris parmi les faiseurs de flèches éesoaNBseit. Oottme paitan-gahy ils portent un bouton, saps avoir de gr^^es ; mm ils peuvent être appelés à la surveillance des ateliers, charge qui les introduira dans le huitième grade, ou à la charge de préposé àl'm^genterie; ces deux changesfteBtssoBteonridérés comme un avancement. )ls peuvent encore soutenir un e^l^vieiif et, s'ils sont admis, ils deviennent pih-tih'Shi de la bibliothèque impériale, ou de la secrétairerie, ou de la Salle d'Héroïsme, ou do déparlement de lafimcoBnerieat des ehiens. Ils peuvent aussi parvenir, fw far et ^ mesure dan vMuioei, à 18 postes inférieurs qui s' appliquent k Taçcomplissement public des sacrifices, à la perception des revenus, à la surveillance des artisans de te Maison Impériale et de ses magasins, aux jardins impériaux, mik éourieSf équipages de ehaaat» haras, élèves de bestiaux. T^'-Tsing-HwuiTie|i, chap^ixxii, pag. 8-18. La Rechetxhe sur l Administratiçn fait voir que ceux qui sont employés dans le Yamun des capitalnes-généraox de garde peavent devenir Skiwei de k pliqie Ueae, on quatrième clm% (6 «)• Leur titre de Paî-ton-f^fA, pu* yant le dictionnaire de Langlès, signifie ou un régulier comme nous l'avons défini phis haut, ou un aspirant, ou un officier à te fête dtt ttmp. Vol. i, pag^ Ut.

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taines-généraux , du même rang que ceux qui commandent les tsienfung.

Huit des tsànling, huit aide-tsànling, et 16 subalternes (àU-kiun kiàu) ont l'appellation accessoire hiâà'li shuwù, comme gage de leur partage dans Fadministration des affaires du corps et dans la correspondance. Sous eux, il y a lèpià-tià-shi. sous- secrétaires/

C'est le ràle du tsànling ou député tsànling des 3 bannières, de \eiller journellement en dehors à la porte Tai-ho ; durant les levées, ils font l'office de sergents d armes ou de maréchaux de cour. Ce sont eux, et d'autres du même ying, qui assistent à certains banquets et sacrifices officiels, qui, chacun à leur tour, gardent Sa Majesté, placent les sentinelles lorsqu'EUe fait halte, etc.

Un de leur tungting, ou un de ceux de la division principale, comme nous l'avons établi ci-dessus, fait le service journalier de la porte King-yun c'est lui qui est responsable, à ce qu'il parait, de la fermeture de toutes les portes et de la garde des clefs, et^ est aidé par un tsànling de la division principale, ou par un tsànling de la division du flanc, relevé tous les jours comme lui ; par un porte-clefs, un garde civil du 6* rang des trois bannières supé-

Heures, et un autre des cinq inférieures. Leur titre est chàng-king ; il y a aussi six chU-sz du 6' rang, et 5 pih-tih-^hi des postes du 7*, tous appartenant aux 3 bannières ; et ils sont chargés des mémoires, correspondance^ etc.

Les hii kiun des 3 bannières supérieures sou char- ^gés en grande partie de la garde intérieure, ceux de 5 inférieures gardent à l'extérieur l'enceinte défendue : les premiers sont relevés tous les jours, les derniers tous les deux jours. Il y a, à chaque porte, autant de rangées d*arcs, de flèches, de carquois, de lances; et, auprès dechacune,sont assis deux Ai^-Art tin soldats de leur division respective, tenant en travers un bâton rouge; ils ne se lèvent pour personne au* dessous du rang de prince de 1" ordre (tsinwàng); et la charge du garde placé unpeu plus loinest d'empêcher que personne au-dessous d'un bei-isz ou noble impérial du 4* rang, ne passe une certaine limite, désignée comme porte de cheval^ soit à cheval, soit en chaise ou en voiture, à moins qu'il n'ait de l'Empereur une permission qui s'accorde par occasion comme faveur spéciale.

Pour la sécurité nocturne de l'enceinte intérieure, une patrouille de hù kiun fait la ronde, jglle commence ^ |a porte Kin^-yu^i et sç dirige

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v#iti rOuest, et revientaprès avoir visité 12 portes, et avoir passé ensuite de main en main une marque m hw î^diquajat les tours^ marque qui, pour cette premièf^ patrouille, change cinq fois de main; le second tour est à partir de la port^ Lung-tsing ; il m dirige vers le Sud, visite 8 portes et revient au point 4b départ, la laarque ayant été changée de mislM & fiais; le 3* détaohemeat de la patrouille pfrt de la porte centrei^auche en dedans de la cour de la graade porte Tai-ho, et sedirigeimt vers rCst, visite 4 postes^^ cheage la marqua trois fois. Aitm te earvioe de patrouille dans l'intérieur est evtinéà 13 marques; cebû de Textérieurà 8. Les pemMwes qui satf^aet du palais par Tordre de TEmpereur, durant la nuit, sont tenues de présenter UBO marque d une autre forme : à cinq des principales issues du palais , on garde une portion de cette marcpie, qui correspond à celle des sortai^ts. Alors le hk-kùm UànUag de service compare les depx portions, et, faisant sortir le messager, il fait spjCL raj^port au tung^Ung de service ce jour-là. A deux des portes, ce dernier en personne est chargé d'e:^ininer les passes, et, le lendemain matin, il en faijt.un rappqrt direct à Sa Ms^esté. < Pgy|ç l^ HecAfirche sur fjdministration , àlaquelle

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pourtant manque une page importante, nous voyons que 123 gardes se montent chaque jour dans la métropole, dans l'enceinte, dans la clôture environnante, et dans la cité extérieure, et qu'elles sont fournies par la Garde Impériale, la division principale, la division du Flanc, et les pàthi^ ou division de la suite de la dernière, et la troupe soldée des bannières,

La Garde Impériale fournit un de ses commaji* dants, 10 gardes, 2 lieutenants, et 2 sous^lieu tenants, avec 16 hommes. — La division principale, 1 UànMng, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, et 8 hommes. — La division du Flanc, un de ses 8 capitaines-généraux (le plus haut officier de ce ser* vice), 85 tsàn4ing, 123 lieutenants, 126 sous-lieutenants, et 1354 hommes. — Sespâu-t fournissent 1 tung4ing ou capitaine-général (d^tià degré audessous de celui du même officier des hh-ktun), 4 tsàn-ling^ 3 aide^tsànMng ^ 9 lieutenants, 1 souslieutenant et 98 hommes. — hf^hiàu-ki ying, ou troupe soldée, fournit 1 tsàn^ing et 44 orficiers dont les titres ne sont pas spécifiés, avec 19 caporaux et 640 hommes.

En y comprenant 3 officiers chargés des scels de la Maison de l'Empereur, 3 autres d ordre militaire

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qui remplissent les mêmes fonctioDs, et 5 secrétaires, cela nous donne 428 officiers et 2135 hommes. Ici, il y a grande divergence d'opinions entre nos deux autorités, le Code des Lois et la Re-^ cherche sur l* Administration. Entre les personnes détaillées dans Tun dont mention n'est pas faite dans l'autre, il y a certains hiU-kiun à quelques-uns des postes de gardes, que le Co</^ appelle ^A-^At, et dont la Recherche ne donne pas la moindre notion.

11 y a de plus 8 postes dans l'enceinte, pour prêter assistance en cas d'incendié; on les suppose sous les ordres de 12 tiUung et fù--tùtung de la troupe soldée ; et 16 tsàn-ting, qui ont à leur disposition 64 iingtsui , 576 màkià et 80 chevaux : on doit les compter dans l'évaluation précédente. Paimi les neuf portes extérieures de la cité , au Sud, la porte Tsung-wàn est confiée aux bleuuni; la porte Siuen-wù aux bordé-bleu; à l'Est, la porte Chàu-yàng, aux bordé-blanc; la porte Fau-ching, aux bordé-rouge; et la principale porte de l'Est, laTung-chih, aux bleu-uni; à Torient, la Si-chih, (principale porte de l'orient) aux rouge-uni ; au Nord-Ouest, la porte Ngàn-ting {lux tx)rdé-jaune, et la porte Teb-ghipg ^ux jaune^

uni. A chacune de ces huit portes, la bannière en titre fournit de droit 50 hommes ; mais on en détache dix de chaque aux issues droite et gauche, de la porte Ching-yàn, ou principale porte du Sud. Ces quatre cents ne sont pas calculés dans le nombre qui précède, et il^ ne doivent pas être confondus avec la troupe commandée par le capitaine-général de la Gendarmerie, qui, entre autres titres, porte celui de général des 9 Portes.

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