H4 ÉTAT GÉNÉRAL
Uautchouz. . Mongols. Uàukitin.
Lingtsui. 1,356 408 266
Pùkiun, 13,560 4,0>0 3,452
Les Ungtsui sont choisis parmi les pùkiun^ la promotion ayant lieu toujours dans la Bannière où . se rencontre la vacance ; les Piikiun se recrutent parmi les surnuméraires capables de la troupe soldée, ou parmi les hommes en service privé des soldats de bannière. (1).
(I) C'estde ceUe manière que j'ai cru devoir rendre kii-jin; qui pçuvent être des esclaves ré^lièrement achetés, ou des dépendants de ceux qui suivirent dans l'origine leurs maîtres sortis de Mantchourie. Us ne sont pas inscrits comme Aà, peuple, mais comme hà-Aid, classe au-dessous du peuple, où comme ling-hù population surnuméraire. Le moikià--jin est encore appliqué à ceux qui, ayant été réduits en esclavage pour un crime, sont concédés h des officiers de mérite. La Reehei^che iur l'Ailministration dit que 057 des pûkiun^ qui font leur service aux autels et aux temples, aux 9 portes et & d'autres, et aussi aux lacs des jardins , sont choisis parmi les adultes ou élèves des familles dans lesquelles se produisent des vacances. Ils sont tous Mantchoux ou Mongols. Le reste peut être kiâ'Jin , soit esclaves achetés avec l'estampille réclamée par fine loi de Kienlung, ou sans estampille, c'est-4i-dire con-damnés, ou soldats dégradés. S'il n'y a pas suffisance dans la compagnie tsoHvg où se produit une vacance, ou dans les compagnies qui obéissent au te'ân/twy, une vaca»cc de mantchoux ou mongols peut être remplie par un hànkiun surnuméraire de toutes les bannières; et il eu est de même pour
DES FORCES DE U CfllNE. 145
A cet ying appartiennent encore 1 8 ching mun-- ''«i7 (* 3 ) gardes, mantchoux et 7 hànkiun, et des mun4i (7 x ) secrétaires des portes en même nombre et dans la même proportion que les gardes avec 32 muntsienfsung {6x), subalternes des portes. Le soin de donner l'alarme, en cas d'événements, est commis au «tit-;;^ti tsung^kwan (4 « ), officier chaîné généralement des canons-signaux, au dessous du* quel sont .4 Mantchoux et 4 Hànkiun kien-^shau sin-pàa kicatil^ x ), officiers chargés du même service; ils sont de service chacun à leur tour à un poste d'alarme nommé la Pagode blanche (1).
Le contingent chinois de 4,000 hommes de cavalerie et de 6,000 d'infanterie, est divisé en 5 j^/fty, bataillons ou cantonnements, centre, sud, nord, gauche, droite. Le premier tableau indique le nombre et le rang de leurs officiers, qui sont distiibués comme il suit :
les vacances liàDkiun. Si la mort d^uaptl kiun laisse sa faroilie à l'abandon, son plus proche parent peut lui succéder. Les élèves, qui ayant passé vingt-cinq ans, ont été cassés du rôlepour incapacité dans Texercice de l'arc à cheval , sont aussi éligibles. (I) Ces officiers ont été omis dans le premier tableau, où il y a encore u^e erreur à corriger pour le même corps. Les olBciers de la gendarmerie du quatrième grade devraient être 50 et non 30 ; et ceux du cinquième 368 et non 360. . .
FORCES MIUT AIRES DE LA CHIKE. iO
ÉTAT céllÉRiL
centre
n«rd
GaodM
ONiie
Pùtsiàng. 1
Tsàntsiàng. 1
Yfikih. 1
Tùsz. 1
Shaupi. 4
Tsintsùng. 10
Pàtsung. 20
Wàiwei. 30
Extra. 45
Le service commuu des hommes de Bannière et des Chinois est défini par les mêmes mots ; il doivent veiller et garder, en faisant leurs rondes et en donnant l'alarme, Il parait n'y avoir que des Clii-nois employée dans la cité extérieure placée au Sud de la clôture de la 9' porte, percée de ses 7 port^en dehors ; et, quoiqu'ils fassent généralement partie du Ying pù-kiun, ils sont appelés par distinction $iu$ê-pU^ c preneurs ambulants d^ voleurs.» Malgré eela ils n'ont pas plus que d'autres de prétention à ee triste métier, puisque la prise des voleurs et des Vagabonds est particulièrement confiée à 24 subalternes Mantchoux, 8K Mongols et Sd^Hànkiun,, commandant chacun 8 hommes dd leur bannière, désignés comme lui pour ce service particulier et
DES FOllCES DE U CHINE* MT
prenant la dénomination accessoire /rà^^tij, € chas* seurs de brigands. »
Le terme de Gendarmerie ayant pour nos oreilles un son moins martial que ceux qui sont appliqués aux autres corps à Pékin, on peut croire que j'ai eu tort d'en dire aussi long sur elle, mais la sûreté et Tordre de la cité et de ses habitants sont ifnmédiate«ment confiés à ce corps plutôt qu'à tout autre. Les troupes sont éparpillées en petits détachements pour la surveillance de jour et de nuit et disposés comme il suit : — Dans le RwàngM^hing, ou enclos impé* rial entourait Tenceinte, 90 gardes de li pkkitm chaque font le service sous les ordres de 16 subal-ternes, détachés de chaque bannière* Un subalterne et 120 pkkinn de chaque bannière veillent aux pas« sages, cours d'eaux ou canaux. Ils sont tous Mant* choux. Il y a de plus, dans le H^àng-ching, i IS barrières de rues qui sont sous la garde des 8 bannie* res mantdioux, je crois ; leur partage est irrégulier» Chacune de ces barrières est à la charge de ZpàkinH additionnels, à moins qu'elle ne soit assez voisine d'un poste pour être à portée de son observation <
Pour le Nui-ching ou cité intérieure, où il y a 9 portes principales, et qui entoure l'enclos impérial ^ les hommes des bannières des 8 nations lui fournis^
148 ÉTAT (;É.\ÉRAL
sent 626 gardes ; les Hànkiun y sont en nombre in* , férieur, et les Mantchonx en grande majorité. Chaque poste monte à 12 hommes, sauf un des Mantchoux de la bannière jaune-uni qui n'en a que 5 ; la totalité est sous le commandement de jour de ë subalternes mantchoux de chaque bannière, et 2 subalternes mongols et hànkiun. « Chaque bannière mantchoux est munie de 12 seaux pour lextinctiondes feux, chaque bannière mongole et hànkiun de 4. Les chargés de barrières de i*ues sont au nombre de 1190, distribués irrégulièrement parmi les bannières, et disposés comme dans le H^angching. Le cantonnement-centre de la gendannerie chinoise, qui est divisé on 5 stations de garde, fournit 250 petits postes d un cavalier et d'un piéton chaque, et ceux du Nord, de Gauche, de Droite, di« visés chacun eu 4 stations donnent respectivement 124, 162 et i 10 petits postes semblables. Chaque station de garde a une patrouille de droite et une patrouille do gauche, qui contient encore une bat tue principale, et une sous-battue : la ronde est confiée à un tsienîsung, et la battue à un pà-tsung. Le cantonnement-sud ne fournit pas de garde dans la cité intérieure, et les seules barrières de cette cité qui soientà la charge des Chinois sont au nombre
de 13, 60US la garde du ym^-centre. Dans le Wàd* Ching, ou cité au-delà et au sud du Nui-ching, il y a 43 petits postes de Chinois placés à ses 7 portes ; un tsimtmng et 2 pàtsung^oni chaque jour de serr vice sur tous ces postes. On ne voit pas bien clairement quels cantonnements les fournissent , mais celui du Sud, avec 6 stations de garde, donne 296 postes et 289 garde*karrières. Chaque cantonnement est garni d'un petit nombre de seaux à in^ cendie*
11 y a également sous les ordres des gardiens des portes, 320 chevaux delà AfauA'i ou troupe soldée, chaque bannière garnissant sa propre .porte, 640 gardes-portes de piê^-kinn, les Mantchoux et Mongols prennent les 9 portes de la cité intérieure, les Hànkiun, les 7 portes de la cité extérieure. Deux artilleurs Hànkiun servent les canons à chacune des 9 portes et deux de la cavalerie aux sept portes. Les barrières«de*cheval des rues qui mènent aux 9 portes, sont chacune sous les ordres d'un subalterne et de iO pàkiun; elles sont fermées la nuit, et la clef en est confiée au subalterne de service. '
La station d'alarme de la Pagode Blanche a 4 lingîstn et 8 artilleurs de Hànkiun désignés pour
JSO ÉTAT GÉlfiEAL
ceta, et 16 pàkiun; elle est pourvue de 5 canoM, 5 drapeaux et 5 lampea. Ou ne tire pas le canon , à moins qu'une plaque de métal gardée au Palais et portant ces mots : « 11 plaitàSa Majesté d'ordonner qu*oti tire le canon » n'ait été remise à rofScier de service par un haut officier de la Présence ou de quelque ya tAun. L'alarme ainsi donnée, les drapeaux sont déployés, s'il fait jour, et les lampes allUffiéas, s'il fait nuit ; les d canons placés à cba* cune des 9 portes répètent le signal, et les drapeaux et les lampes sont hissés comme à la pagode. Chacune des portes, si l'occasion s*en présente, peut donner l'alarme, sans qu'aucun signal ait été fait à la pagode, et les autres suivent son exemple.
A ce bruit, tous ceux qui sont Je service sont naturellement en alerte ; depuis les nobles dans l'enceinte jusqu'aux piikiun aux postes des battues, tous se tiennent sous les armes à leurs stations, marquées : ceux qui ne sont pas de service s'équi-* p^t aussi, et se dirigent sûr les points de rendez* vous assignés à leur corps ou à leur office. Les hcKnmes des bannières des pùkiun courent aux murs; les Chinois ou suite -piê h la défense des ponts-levis placés derrière.
Les gardes de l'aile gauche s'assemblent en de*
D£S FûR€B6 DB Ik CHINE. 161
bon du Tung^hwà mun, la grande porto à l'Est de TaTant-mur des appartements impériaux; Taile droite en dehors de Si^hwa mun , la porte correspondante du côté opposé; la troupe militaire de la Maison Impériale en dehors deShin^-^yù, au Nord du même enclos. Les divisions Pcinoipale et du Flanc envoient la totalité de leurs bannières jaunes au Ti-ngan, porte au Nord et centre d'un plu§ grand enclos que celui qui précède ; 1^ deux blan* ches au Tung-an à TEst, les rouges au Si^an, à rOuest, et les bleus au Tien-an, au Sud. Les capi-taines-généraux de la Division Principale vont au Wù-mun, la grande porte méridionale, qui est plus intérieure qu'aucune de celles qne nous avons nommées et attendent des ordres ; c'est ce que font aussi l^tihtunf et le fihtutuHg de la force soldée qui occupent les grands passages de la cité entre la . dernière clôture et les remparts, suivant leurs ban^ nières. La bannière bordé-jaune. s'étend depuis le Kù4au, ou Tour du Tambour» jusqu'au nouv^u PoattArcade ; puis , passant la rue où se trouve le collège de la Préfecture, elle s'étend au Nord jusqu'aux remparts. La bannière bianc^-uni continue la ligne Sud depuis la rue du Collège jusqu'à une rue au-delà des quatre Tablettes d'honneur, à l'Est ;
15S l^AT 6KNÉHAL
c'est à partir de là que la baniiière bordé-blanc prend son terrain jusqu'à ce qu'elle atteigne l'unique Tablette d'honneur, à l'Est ; et de ce point la bannière bleu-uni descend jusqu'à la porte Tsung- Tvan à Test du mur du Sud. L'irrégularité des rues au Nord-Est fdrce la bannière jaune-uni à occuper plus de place que la bannière bordée ; mais elle commencedemèmeà partir de la Tour du Tambour, et barre le passage de la rue de Ma, le Chwang* yuen; la bannière rouge-uni s*étend de ce point audelà des quatre Tablettes, à l'Ouest ; la bannière bordé-rouge à la suite jusqu'à l'unique Tablette, à rOuest ; et enfin la bannière bordé-bleu de ce point jusqu'à la porte Suien-iîvù, à l'Ouest du mur méri<« dional.
Les stations de feu ont été mentionnées comme placées sous les ordres des hiàu-kiying , qui prennent ce service à tour de rôle avec \es:piêkiun ; à la porte Si*hv^a, les derniers ont toujours un hieh^yù et un subalterne. La garde du feu est relevée tous les 5 jours : le Màu-^i est remplacé par un u^anling^ qui avec le su'balterne pùkiim chargé des clefs, et un officier député par le Conseil de Guerre passç l'inspection de la garde pour voir si la liste est au complet^ et si quelque échange de service non au-
torisé a auritii pas été fait ; les hommes de la garde de feu ne peuvent passer outre pour acheter des provisions que sur le rapport du jmkiun aux portes ou barrières. On organise 2 ou 3 files à cet effet <;haque après-midi^ car il est défendu à la garde de faire passer de la nourriture par-dessiks les murailles où ils sont placés.
De tout cela il résulte que, pour ie service quo* tidien de veille et de garde, plus de 15,000. hommes ou près de la moitié des forces de ce corps, sont requis, et qu'il est employé 203 subalternes ou un tiers de ce qu'il y a parmi les Bannières et les Chinois. Lorsque l'Empereur quitte Pékii^, les gardes sont augmentées, s'il se rend à Yuen-ming Yuen AMeh-yiê^ 12 subaltemes et 640 lingtsui et ^titiii suivent Sa Majesté au Yuen, où ils montent 50gar« des de 30 hommes chaque.
APékmg, durant toute la nuit, lepif-Atun frappe le bambou creux qui marque une veille, et passe la marque inscrite avec le nombre de veilles de la nuit de main en mam. Us ne laissent personne passer la barrière avant que l'ofiicier sous la battue duquel ils sont, ne se soit assuré que la personne est un messager de l-Emperëur, ou un des chefs de bureau, ou un homme dépêché pour cause de nais-
154 ÉTAT OËMf^AL
Muicd, de décësoude maladie. Pour iôua les autres, •Ils sont nobles ImpériauKy leurs noQos soat pris parécriti et le désir de 8a Majesté est consultée leudemait) par le tnnsUHg auquel les noms doiveat fttre refivoyi^s ) si ce sont des officiers ou des f6n> inèS) le juMfMn les renvoie chez eui \ s'ils ne sont pas officiers, ou les retient, et dans les deux cas le bureau du tttnglit^ décide le matin la pénalité de leur infraction» Certaines portes peuvent être ou^ vertes plus tôt et fermées plus tard que de coutume AToccasion du lever mensuel, ou lorsque la Maison de TEmpereur réclame de Teau pour Taccomplis* sèment des sacrifices, mais seulement avec une au-^torisation écrite du Conseil de Guerre ; il en est de même quand Sa Majesté est à Yuen-Ming yuea, ou à Nan yuen, et aloi*s il est obligatoire de lui faire parvenir les papiers. Les personnes quittant la Cité la nuit pour des missions de TEmpereur, doivent 'produire une marque dont un morceau correspondant est gardé par le capitaine^général. Ceci amène des différences dans les marques sui^ tant la porte par laquelle le messager doit passer.
Au lever, le pihitiun prend le service au defaors de la porte méridionale, et est responsable de la propreté des approches. Lorsque l'Empereur veille,
DES FOaOES ftE U CHINE. 155
le capitaine-général, un tfihryi$s 2 hi^h-yk et S /8h yà veillent avec lui dans l'intérieuiv du tem{ile« tandis qu'un tsàntsiwig et un yU-kih commaodeat les issues les plus importantes, i 6 subalternes de pii-kiun placent 24 sentinelles en dedans du mur de clôture, et que 2 capitaines et 8 subalternes dùSiuthjm B,yec 1 10 hommes d'infanterie, posent 40 senti* nellesen dehora. Si Sa Majesté part pour une excur* sion, un des deiix généraux de division et une force considérable de piêJfiun et de SinH-pti ^ont attacMs à son escorte ; à la revue triennale, ils entoureut son campement, et loi*sque sa voiture marche, ils réparent et nettoient la [voie qu'il doit parcourir, et fixent une sorte de dais dg places en places, pour qu'il passe par-dessous.
Ils ont pour mission constante d'empêcher les routes d'être défoncées, et de réserver une grande ligne pour les voitures légères dans le milieu, et une autre sur les côtés pour les lourdes voitures ; les échoppes de natte n'ont pas la permission de s'a* vanoer assez pour gêner le passage des voitures ni les hangards nattés de s'adosser contre les remparts* Les maisons des hommes de Bannière ne doivent pas . être négligées jusqu'à tomber en ruiné au point de nuire à la r^ularité des rues, et ceux qui les occu-
156 ]ÉTAT OÉNÉRAL
petit ne peuvent les abattre sans être contraints à les rebfttir, si pauvrement que ce soit. Les hommes de Bannière venant à changer de résidence, ou achetant une propriété quelque part dans la cité, se font enregistrer au bureau ph^kinn. Durant le 2' ou 3* mois de Tannée, rapport est fait pour attester que les égoûts, etc., de la cité intérieure ont été récu^ ré8.(Le Conseil des travaux et \ePwg-n%à-s*z , bureau soiià les ordres des censeurs métropolitains du circuit, ont une part de cette branche de service.) Lorsque la ration de grains est sortie des greniers, un détachement du siun-pù dispose les véhicules envoyés pour la prendre, afin d'éviter la confusion. L'office de cetj^tit^ naturellement est de prévenir les vols, les assassinats, etc. , et de découvrir ceux qui se sont rendus coupables de ces crimes ou d'autres semblables : et en outre ils ont encore la missfon de veiller à l'habillement et à la tenue convenable de toutes les classes. Ce qui n'est pas suffisamment éclairci, c'est quel bureau est chargé de faire exécuter les règlements sur l'uniforme et autres matières, mais on a une liste des délits dont il prend connaissance. Depuislanoblesseimpérialejusqu 'aux plébéiens, nul n'a le droit de porter des habits, d'user d'équipage quinelui soient pas attribués; aucun
DrS FORCES DE LA CBINE. 157
théâtre ne peut se tenir eu dedans des niui*ailles ; les personnes honorées de certaines distinctions conformes à leur rang ne peuvent s'en dépouiller ou fréquenter les lieux publics sans les porter; le nu>Bopole des grains doit être réprimé, aussi bien que son exportation en dehors de la cité ; les marchands ne peuvent, sans une licence, prêter de l'argent sur billets ou sur propriétés, ni prendre un intérêt au-dessus du taux légaK c'est-à-dire de 36 pour cent; et les diseurs de sornettes, personnes ré^ pandant ta religim hétérodoxe du seigneur du Ciel^ rogneurs, faux monnayeurs de la monnaie qui a cours, et tous les délinquants de ce genre, sont susceptibles d'être arrêtés par Tordre du corps de gendarmerie. Dès qu'un arrêt est ordonnancé, les officiers sont récompensés, s'il est promptement effectué, par leur nom mis à l'ordre du jour; les privés par une distinction ou une gratification ; un retard au-delà du terme prescrit, la connivence par séduction ou autrement, a naturellement aussi son châtiment. La pénalité n'est appliquée qu'à ceux dont l'offense ne mérite pas la déportation au plus bas des 5 degrés, par le bureau; les charges plus graves sont à la disposition du Conseil des punitions* Les plaintes déposées au bureau, si elles sont
158 ÉTAT GÉNÉIIAL
sérieuses, sont rapportées au trône par le (fapitaine* général ; si non, elles sont communiquées au chef de la juridiction dans laquelle le plaignant réside. La Couronne reçoit avis de mois en mois des appels qui lui sont faits. Lorsqu'un homme de Bannîëi'e est condamné à la cangue, soit par le Conseil des punitions, soit à la réquisition de ce bureau, c*est le dernier qui est responsable de l'exposition du coupable, exposition qui a lieu à une porte différente, suivant la bannière à laquelle appartient le patient. Si un prisonnier condanmé à la cangue pour le reste de la vie vit encore 10 ans, il peut être amené devant le Conseil des punitions qui , en considération de cette circonstance, peut ordonner qu'il soit exilé ou mis en liberté. Les hommes de bannière Pù-kiun s'exercent avec lare à pied ; la cavalerie aux portes, avec le fusil à mèche; les Sûm-ph avec lare également, et au printemps et à l'automne avec le fusil à mèche, à l'automne ils tirent le canon sur les murailles* Des 1937 pièces placées aux 9 portes de la cité extérieure, il y en a 1873 supposées en état de servir; c'est-à-dire qu'il y en a 94 « de victoire certaine » ; 1729 « de divin mécanisme, » et 50 à la station d'alarme dont nous avons parlé plus haut. Quelquespièces des autres
DES FORCES DE LA CttlNE. 1&9
ont un poids de 1300 Ibs; elles ne sont jamais tirées et quelques-unes ont été depuis longtemps reléguées en magasin.
Nous ne pouvons mieux faire que de citer pour les premiers essais du canon VHUtoire du père Ahar Seniedo.
icL*an 1621, la \ille de Macao, dit-il, envoya 3 grands canons au Roy d'à présent, avec des ca-« nonniers pour en faire Tessay, comme ils firent à Pékingau grand estonnement de plusieurs mandarins qui voulurent Vy trouver et en estre les spectateurs. Une disgrâce survint en ce rencontre par la mort d'un Portugais et de trois ou quatre Chinois qui furent tuez à la cheute^ du coup, ce qui épouvanta les autres, et fit que c€» pièces furmt fort estimées, et qu'elles furent portées sur les frontières comme capables de donner de la terreur aux Tartares. De vray, ceux-cy ne sachant point ce que c estoit que ces machines, les vinrent voir de compagnie, mais ils furent si bien receus d*une volée dé boulets de fer, que non-seulement ils pri* renf la fuite, mais ils ont esté depuis tousiours plus avisés. > (1)
(1) Histoire universelle du grand royaume de la Chine, (Composée en italien par le P» Alvarez Semedo, Porlogais de
« Il règne, dit Abel Rémusat, sur le nombi^e.des ; troupes entretenues par TEmpereur de la* Chine,; la même incertitude que sur la population et les revenus de l'Empire. Les Anglais de la suite de lord Macarthney, portent le nombre des soldats à 1 ,808,000 ; Vaubraham et M. Deguignes fils, à 770 . ou 800,000 hommes. Ces divers calculs peuvent n'être pas aussi contradictoires qu'ils le paraissent, si l'on a égard à la diversité des temps et des cir^ constances. II doit y avoir de grandes différences entre le pied de paix et le pied de guerre, dans un pays où les soldats vont exercer chez eux des professions lucratives dans'^ les intervalles du service, et où des nations entières sont appelées sous les drapeaux en cas de besoin. Les Mantchoux des huit bannières, les Khalkhas et les Mongols sont dans ce dernier cas, de sorte que les troupes chinoises ne font que la moindre partie des forces de l'Empire.
L'artillerie chinoise étant très-mauvaise et les fusils d'une fabrication fort imparfaite, on pourrait croire que les armées ne seraient en état d'oppo-
la compagnie de Jésus, et traduite en notre langue par I^ais Coulon ; eh. 20, p. 139.
DES FORGES D£ LA CHIiXE. IGl
ser aucune résistance à des troupes européennes bien disciplinées ; mais la supériorité du nombre est un avantage qui leur resterait toujours, et la régularité des mouvements stratégiques leur permettrait de le mettre à profit. La tactique est chez eux Tobjet d'une théorie savamment combinée, et elle a même fixé lattention de quelques généraux de recelé du Grand Frédéric. »
«Les Chinois, dit K. S. Mackenzie, sont fort arriérés dans la science de lartillerie ; leurs canons sont d un poids énorme proportionnellement à leur calibre ; quelques-unes des pièces de canon que nous avons prises, ne pesaient pas moins de sept tonneaux (7,000 kilogrammes), quoiqu'ils ne fussent que du calibre de 42; et cependant, malgré cette immense épaisseur de métal, il en était encore bon nombre qui éclataient* A Anung-Hoy, nous trouvâmes tous les canons garnis de coins de mire, et quelques-uns des gros canons pris à Canton avaient des vis de pointage. Je crois cependant que les canonniers étaient trop peu instruits dans leur métier pour savoir s'en servir utilement ; même dans leurs batteries de campagpe, il leur faut un magasin à l'arrière de chaque pièce; c'est tout simplement un grand trou creusé dans la terre, et près
FORCES ViLITAinBS DF. LA CHINE. M
i€li ÉTAT QéifâlàL
de celui-là en est un autre plus grand encore où te précipite le canonnier après avoir mis le feu à sa pièce, pour se mettre à couvert en cas d'explosion. Les dSûts sont aussi très-lourds ; et, à cause de cela, les Chinois ne peuvent pas pointer réellement leurs pièces, ils ne paivent tirer qu'en belle. A la fin étendant, il$ se procurèrent des canons mieux fabriqués, achetés aux Américains et aux Portugais; tous les gros canons que nous vîmes à Canton étaient d'origine étrangère. Leur poudre, quoique forte et assez Hea composée quant à sesélém^its, est grossière et mauvaise. Voici les proportions compara* tives des ingrédients qui titrent dans la fabrication de la poudre anglaise et chinmse :
Nitre.
Charbon.
Soulrc.
Poudre anglaise,
Poudre chinoise.
Aussi l'explosion que produit cette poudre manque-t--olle de force dilatante et retentissante. La fabric^ion elie-môme de leurs canons, dans laquelle il n'entre que du fer forgé au lieu de bronze, contribue encore à faire perdre au son la puissance de sa vibration.
« Les Chinois paraissent ne pas connaître les
bombes et les obus, car nous n'en avons pas trouvé dans leurs arsenaux. On leur prit deux obusiers de bronze, avec lesquels ils se proposaient saas doute de lancer des boulets creux, car nous trouvâmes à Anung-Hoy d'immenses quantités de projectiles de celle espèce, ainsi que des boulets de marbre, de granit et des boulets rames pour tous les calibres. Pour défendre l'entrée de leurs forts, ils emploient une espfece de grenade qu'on lance à la main ; elle est faîte de terre cuite et remplie d'une composition qui ressemble à la roche à feu, et que l'eau ne peut éteindre. Une autre sorte de grenade, aussi de terre cuite, a la forme d'une théière, et est rmnplie des matières les plus puantes qu'on puisse imaginer ; après en avoir allumé la mèche, ils la lancent à terre ; elle se brise en tombant, le cont»u s'enfl&mme et empeste l'air des odeurs les plus révoltantes. Quelques artilleurs sont armés d'un bâton pourvu d'une coche à son extrémité ;
avec cette espèce de fronde, ils lancent des pierres
• à une distance considérable, et avec asser depréci-
sion. Leurs fusées ne sont, à vrai dire, que des
jouets <i'eafants ; elles ont six pouces de long tout
au plus, sont attachées à une baguette de bambou
à tête de flèche d'un côté, et pourvue de barbes de
laulre. Elles font beaucoup dr hniit, luais trèspeu de mal. »
§.2 — DIVISION DE YDEN-MmC YUEN.
La division de Yuen-raing Yuen ne demande qu'une brève notice. Elle consiste en 3,672 hnkiun (hommes de Flanc) ; 300 màkià, cavalerie en cotte démailles; 1 ,176 élèves recevant ration, et 650 sans ration. Ils sont des huit bannières et des trois races. Il y a en outre un petit nombre depàu-i des 3 bannières supérieures, dont nous devons parler présentement. Ils sont compris, officiers et soldats, dans les détails sur les Yuen-ming Yuen, (voir au tableau) ; ils sont tous sous le commandement en chef d'un noble impérial, appelé, comme dans la division légère et celle d'artillerie, Tsungtung tachin, surintendant-ministre, chargé du sceau, sous les ordres duquel se trouve un nombre, ou ne sait pas lequel, de nobles avec le même titre, mais non chargés du sceau.
La correspondance, etc, est faite par 2 yingtsung maréchaux de camp, Its'anling (3^ ), 4 subalternes [kiàxi] avec 8 pih iih shi ; tous ayant la dénomination accessoire hieh-^li shi^mi. Les soldats sont
DES FORGES DE LÀ CflirCE. 165
comraandésparSytit^^/tin^ (3a ), 8 ts'ànling, 16 fùis'ànling (4« ), 32 shù-is'ànling (5« ), 128 lieutenants et 128 sous-lieutenants. Ils sont également partagés entre les bannières,, et prennent la dénomination accessoire de hù-kiun^ expliquée plus haut, qui, on peut le remarquer, est commune à la division du Flanc, et au corps d artillerie intérieure et extérieure. Il y a 32 pih'4ih-'Shi, désignés comme ayant mouvance avec le sceau [ktoanfàng) qu'il ne faut pas confondre avec le yin^ ou estampille du ministre commandant en chef.
Le corps est distribué en 124 stations de garde à la Yuen, et ceux qui sont de service sont relevés tous les 3 jours. Leur office est celui des gardes et des patrouilles auxquelles les paU-i prennent part ; leur armement consiste en 1 ,242 arcs, 29,700 flèches, 1 ,242 carquois, 1 ,210 petits sabres, 595 hallebardes, et 1 ,000 fusils à mèche. Pendant la nuit, ils se passent des marques de veille comme dans lautre corps de Péking ; il y a 16 échanges de cette marque à la Yuen.
Les pàihi, qui sont appelés « des 3 bannières de la Maison de l'Empereur » sont commandés par ur» ying-tsung avec 3 ts'ànling , c'est-à-dire un par bannière ; 3 fù-Wànling , 3 shiirts'ànling , 9 lieu-
166 ÉTAT OÉNÉaiL
tenants, et 3 sous-lieutenants. Il y u^ifnàtihM sous le yingUung , excepté quand tous les officiers ont la dénomination accessoire h^kium^ hommes de Flanc. La force de leurs rangs n est que de 120 kHhkiuny ^Qimàkià et 160 élèves sans rations. Trois des stations de garde dans la Yuen sont confiées aux 3 t/àntiug i\espàu-i; mais je ne suis pas en état d*affîrmer quel genre de service font les hommes, qui aont les seuls soldats en nom, comptés dans les forces de bannière, pour le recrutement desquels il n y ait pas de règle suffisamment établie. Comme il n'y en a pas dans les garnisons, je vais exposer ici combien, dans tous les rangs, on compte de ces pau-i, dont nous avons du reste déjà parlé ailleurs.
Noos les diviserons d'abord en officiers et soldats, et nous les considéreroBS en les comptant, dans : f" br âimsi&n prin'eipale des 3 baonères safiéffieiirea; 9" la iimiêm du Fkme des 3 bannières supérieures; Sf" U trouve Moldie des 3 bas.nières supérieures ; 4*" la troupe soldée des 5 bannières inférieures ; 5"* les Ynen-ming Yuen des 3 bannières snpérionres.
V Division principale des 3 bannières supérieures. — ov« F IGEEES, 24 en tout : 6 weûshù ts'ànling 5/3^ 6 wei-shù kiàu 6a j là lan4ing'Chang 6/3. — soldats, 120 hommes de Flâna
V Dîvisioa du FiiOG des 3 banoiëres sivériemrcB. — * omCBBs, 1931^ KKit : 3 tungling Zm^ 1» ts'an'liikg 30»
DES FORCES DE LA CHIIfE. t67
14 fé^êàuling Afi, 15 W€ir$m UHmha§ 50, 50 wei-Oiû lAàM ea, 15 lan-Ung chang 6/3, 30 T^tth-shi. soldats, 1,200 hommes de Flanc.
3"* IVoupe soldée des 3 bannières supérieares. — om-- Goms, 162 en tout : 15 U'ànlm^ 30, 15 fkUfàniiiig 40,
15 tsùling 40, 18 tsoling (kikù) 40, 2 Uoling (Coréens) 40, 1 isoling (Mohammedan) 40, 30 kwànling 5«, 14 wei-ihU hàa 6a, 18 wd-shû (kikù) 6<x, 2 v^d $kà (Coréens) 6a, 1 wei-%kk (Mohammedan) 6^, 30 fihlwénlîng. schaats, 5,850 en tout : 264 ling-txuiy 5,216 cavaliers en coUês de mailles, 110 artiûciers, 260 élèves sans rations.
4** Troupe soldée des 5 bannières inférieures. — onh GnsHS, 21^ en tout : 25 Wànling 50, 43 tsoling 40, 10 tmh Ung (kikù) 40, 42 kwànling 5«, 4i ftmkwàu 5«, 10 Ainkwân (kikù) 5a, 42 weirshû kiàu 6a. soldats, 9,702 en tout : 700 hommes de Flanc, 269 lingtsui^ 4,535 cavaliers à mailles rouges, 3,214 cavaliers à maiUes bleues, 983 cavaliers à mailles blttnches, 1 valet de pied»
5** Yuen-ming^ Yuen des 3 bannières supérieures. — OFnciÉbs, 26 en tout : 4 ying'^s^ng 30, 3 ts'anling 30, 8 fats'anling 40, 3 wei'ShU is'anling 50, 9 wei-shù kiàu 6a ^ 3 wei-shU kute 80, 4 pik-tik-ski. sou^ats, MO ea tom, 120 hommes de Flanc, 30 cavaliers en cottes de mailles, 160 élèves sans rations.
Le petit nombre qui est rapporté à la trien-fung , ou divisibn principale, est tiré des Aù^iun ou paient de la division du flanc, et choisi pour son habileté dans certains tours de force à cheval ; ils étaient autrefois connus coDûme Artat ma ying, la « division qui lâche la bride au cheval. »
168 ÉTAT GËflÉRAL
' Les pàu *t hù-kiun des 3 bannières supérieures, au nombre de 1 ,200, sont les soldats les plus ha* biles des pàti-i des 3 bannières supérieures. Us sont régulièrement armés et exercés à lare et au fusil à mèche. Ils prennent 12 gardes dans le Palais, et accompagnent Sa Majesté dans ses courses et aux sacrifices, etc. Les hiàu-ki des mêmes ban« nières veillent pendant la nuit en dedans de l'enceinte dans 31 postes ; ils sont armés et exercés comme le reste, et il est bien établi qu'on ne doit pas les choisir parmi les artificiers de Bannière hors de charge, c est-à-dire disgraciés. Ils sont tous rapportés aux chapitres qui retournent à la Maison de l'Empereur, et ils sont distincts de ceux qui sont sous la direction de la Cour des Bannières, qui appartiennent tous aux 5 inférieures et sont attachés' au service des nobles impériaux de degrés supé-< rieurs dans la proportion suivante :
Ordics do noblesse.
1" ordre
Hb kion et linglsui.
Mailles rouges et blanches.
UaiUei bleues
oO
Ils ont remploi de concierges, etc., auprès des nobles sous lesquels ils servent. Pour les officiers, on verra, en comparant les deux premiers tableaux, que leurs grades sont presque tous inférieurs à ceux des officiers qui portent la même -dénomination dans les autres corps militaires des hommes de Bannière. Quelques-uns, qui ne figurent pas dans Tétat donné page 166, sont de dignité héréditaire, mais nous n'avons pas de renseignements sur leur nombre. Danslestroisbannièi*es supérieures, la promotion est régulière à partir du fù-kiàu en remontant ; ce subalterne lui-même s'élève des hth-kiun, c'est-à-dire des soldats. Dans les 5 inférieures, le ts'ànling est choisi parmi les hù*wei (officiers à la suite des nobles, de 3 classes comme l^^shi-weiàxi Souverain) dont la classe les fait de même grade que les ts'ànling, ou parmi Ces autres officiers du 5' ou &" rang ; les candidats sont nommés au Bu* reau des Bannières par le noble sous les ordres duquel la vacance a lieu, et présentés par lui à l'Empereur. Les têoting des pàu-i inférieurs sont choisis de même. La dénomination accessoire ki-kù «drapeau et tambour » indique Je tsoling qui les porte comme dirigeant l'exercice. Les tsoling coréens sont héréditaires ; 89 hommes dans la compagnie de cha*».
cun d'eux servent comme soldats, et 59 borames dans celle des Mobamroedan. Les kwànling des 3 baiiBières supérieures ont la dénomiDation acce^ soire «imi» intérieurs, indiquant leurs rapports intimes avec le Palais ; leurs fonctions dans toutes les bannières sont presque lesmêmes que celles des UoHn§.
L'Etat yeille à Tinstruction de certains hommes des bannières militaires h Péking et à Yuen-mîng Yuen, dans les langues mantcboues et chinoises, et dans l'exercice de l'arc à cheval. Les enfants de la noblesse impériale de la Maison sont placés, suivant l'aile à laquelle ils appartiennent, sous la directicm de 6 professeurs raantchoux, et de 8 professeurs chinois, choisis parmi les lettrés, et sons celle de 6 professeurs d'équitation et d'arc cbmsis parmi les officiers en retraite et les subalternes, ou skethsM de la division du Flanc. Le collège a un prince h chaque aile, 3 officiers de la cour comise ¥Îsiteur9, 4 directeurs du 7* rang, et 16 aide-directemrs du 8* rang.
Les fils du kin (gioro), qui sont 320, apprenr nent les Riêmes choses dans un coUége des 8 bannières, surveillé par 8princeftoiftn(dd«, 8vi^teitrs, ï% aide-directeurs^ 15 praféateuf» maÉÉdboux^
DES FORCES DE LA CHlIfE. 171
15 cMniMs et 8 d'é^ilaftion et d arc. Les professeurs dans les deux cas sont soumis à un examen.
Les fils des autres officiers de rang héréditaire, non de^Ia Maison ou gioro, sont de même instruits dans un eoll^e séparé ; et, au-dessous de la Cour des Bannières, il y a un Imreau pour la propootion d'excellence à Tare, appelé }e Skihwk shen-ské ck*ù, bureau des 15 bons archers. 15 sont choisis dans chaque bannière, et 45 servent comme officiers : le reste est sous leurs ordres ; ils sont tous MQployés autrement d'ailleurs, mais ils ont une solde additionnelle, conmie shenshé. Un des ti$tmêff ou fU-tuimèff a la charge principale, assisté par 2 anciens des ailes, qui remplissent en même temps d autres emplois. Les hànkiun de rang héréditaire ont un collège particulier. La division légère apprend la tactique navale^ dans le but que nous avons indiqué en parlant d'eux ; et la Yuen- Ming Yuen a 2 collèges séparés pour le^pàiM et le reste, où Ion n'apprend que les lettres. Je ne fais qu'indiquer ici ces établissements qui se chargent d'instruire les militaires, ou de donner l'instructioa dans les exercices de la guerre.
Ainsi !cs yiug semblent être administrés presque entièrement par leurs propres officiers supé-
rieurs, et la Cour des 8 bannières, le Conseil de Guerre ne possèdent qu'une juridiction concurrente sur les points de cérémonial et de moindre importance, autant que le permet la routine dans les affaires de chaque corps. Toutes les fois que des membres du clan impérial, soit delà Maison, soit du Kin, sont mis en question, c'est la cour du clan que cela regarde immédiatement, quoiqu'elle puisse être obligée d'avoir des assesseurs pris au Bureau des Bannières, au Conseil de Guerre, ou ailleurs. Mais les garnisons dispersées dans l'Empire, sauf à Péking et a Yuen-MingYuen, doivent correspondre avec le Conseil de Guerre, soit directement, si le commandant est chef dans la localité, soit par le canal du commandant en chef, si le commandant est un subordonné. Avant d'aller plus loin, il est donc nécessaire de dire quelques mots du Conseil de Guerre.
C'est une cour civile sous la surintendance générale d'un officier supérieur, qui, en certains cas, est l'un des ministres du cabinet; 2 présidents, dont l'un est chinois et l'autre ne lest pas, 2 viceprésidents degauche et 2 de droite. Leur mission est « d'aider le Souverain à protéger le peuple en dirigeant tous les officiers militaires de la Métropole et
des provinces, et de régulariser le jeu ou pivot d<î l'État d après les rapports qu'ils recevront des différents départements sur toute suppression ou collation d'office ; création ou succession pour le rang militaire héréditaire ; arrangement postal, examens et choix des candidats méritants, et exactitude des rapports ; points sur lesquels ils auront à délibérer avec les subordonnés de leur cour, faisant appel à la Couronne pour les sujets d'importance, et disposant sur celles qui sont d'un moindre intérêt. »
Il reçoit des rapports de tous les commandants des forces de terre et de mer, en deçà et au-delà des frontières, sur ceux qui sont responsables de la sécurité des rives du fleuve, et la régularité des transports par canaux ; il en reçoit encore des officiers civils et militaires qui administrent les affaires des Nomades et des sauvages assez soumis au régime chinois pour accepter des titres chinois pour leurs propres chefs ou leurs officiers subordonnés. On envoie aussi au Conseil des rapports sur la pâture des chevaux et des chameaux confiés aux Nomades, sur les colonies ou plantations dans le Turkestan, et parmi les clans sur la limite dé Kweichau, Hùnàn, et Sz'chuen.
Pour être capable de remplir ses nombreuses
174 ETAT OÉlfÉKiL
obligations, il se divise en 4 sz* ou d^iiemenls : r le Wù-sinen, pour la régularité des promotions qui concernent le service en ordre de «accession, ou par droit de descendance ; V le Càé-kià, pour la fourniture et la répartition des chevaux qui ser-* viront dans la cavalerie ou pour la poste; 3* le Chih-fimg^ pour la juste distribution des récompenses et des châtiments, inspection des troupeaux en plaine, et expédition des ordres généraux ; 4* le Wù^kù^ pour lenregistrement des forces, calcul des cadres de larmée, provisions d'armes ei munitions de guerre. Ce sont là les principaux bureaux, dirigés chacun, comme on le veira plus tard, par un certain nombre de làng chung, yueu wailang et chàsz, secrétaires dç différents grades. Pour entrer dans plus de détails , on trouve attaché à ce que nous pouvons appeler. le Conseil de Guerre, c'est-à-dire les présidents et vice-présidents, ua tàng^fàng, ou bureau mantchou qui garde les rôles de service, promotion et emploi des hommes de Bannière, et un pim^-fàng ou bureau chinois pour les chinois; un sz^'-wù-Ung^ bureau du contrôle des secrétaires et courriers réglant les ti-tàng ou courriers de là Couronne qui rendent eux-mêmes leurs comptes deux fois par mois ; étiquetant les dépê-
DES FOiOBS ra L4 CHINE. 175
ches reçues du dehors, et les soumettant au Conseil ; — un 1uh4êm so^ bureau pour empêcher le retard di86 affaires, sous différents iàmg ckmg et autres d entfe les 4 $%' détachés à tour de rôle; et un tàng-ifueA ch'ù, bureau pour le mois, semblablement administré pour un mois chaque fois par des officiers qui comptent, datent et dépêchent les correspondances qui partent pour aller au dehors, soit de leur propre yârnuit, soit de quelque autre grand yàmun métropolitain. Le service du ^àsinen t£ ressemble un peu à celui qui est fait par le secrétaire militaire pour le commandant en chef, en ce qui regarde les promotions et les appointements, heché-kiaêz' réunit loffice de mattregéijiéral des postes, de remonte pour cheTauz et chameaux, et le département de la cavalerie. Attaché à ce bureau, sans lui être subordonné, car il est sous la direction de l'un des Tice-présidents, est un bureau central, le Hwui-iung km»^ pour la transmission des lettres publiques, allant et venant entre les provinces et la cité. Deux ofliciers des $t sont choisis annuellement pour y servir sous le vice-président comme kientàh^ surveillants du f^mkwà»^ bureau de , cavalerie ; 550 chevaux y sont gardés pour le service, et 40 pour Tusage immédiat
176 ÉTAT GËYÉRAL
lie l'équipage de Sa Majesté. 11 y a encore un bu-* reau tsieh-pàu ch'ù a annonçant la \icloire » qui transmet tous les mémoires des provinces adressés à Sa Majesté au Bureau des Mémoires dans celui des Gardes, et scelle et dépèche toutes les réponses du Souverain aussi bien que les lettres du grand Conseil d'Etat. C'est encore lui qui établit une ligne de communication , si TEmpereur quitte la cité. Au-dessous des kumitung kwàn sont les tiiàng, qui transmettent les dépêches entre les cours métropolitaines et les pro* vinces du dehors ; font parvenir leurs sceaux d office, et leurs commissions impériales aux officiers généraux et autres dans les provinces auxquelles les tiiàng appartiennent ; ils font encore des copies pour l'impression et la transmission des papiers adressés à l'Empereur ou venant de lui, et qu'il a l'intention de faire publier. Il y aussi des chaikîcàn^ messagers, officiers qui font circuler « la correspondance entre le bureau central et celui qui annonce la victoire », et cinq postes dans le voisinage immédiat de Péking.
Les titàng à Péking sont au nombre d'un par chaque région, pour Chihli, Kiàngnèn, Kiàngsl, Cheh* kiàng, Fuhkien, Hùpeh, Hunàn,Honàn, Shàntung,
et rétablissement oriental de Rivières, Shàns'i, Shénsi ; et Kansùh ; Sz* chuen , Kwàngtung , Kwàngsi, Yunnàn et Kweichau, et rétablissement du transport des grains. Ils sont natifs des provinces qu'ils représentent, choisis par les autorités supérieures, -parmi les tsin sz' militaires, ou gradués du 3* degré, ou parmi les shaupi, aspirants ou élus. Dans les capitales, et aux quartiei*s-généraux des provinces et des établissements précédemment nommés, il y a des titàng presque dans le même nombre et la même proportion que dans la Métropole.^ Les chàUkwàn sont tirés des kù-Jin, ou gradués du 2* degré. Après trois ans de service, les titàng sont éligibles comme shaupi, ou capitaines de l'armée LfiA ying; le chài-kwàn^ comme tsien-tsung, ou lieutenant.
Le chih-fàng révise les jugements pour mauvaise conduite dans les quartiers, ou en campagne, et classe le mérite de ceux sur les actions desquels rapport lui est fait ; il décide le montant de récompense ou d'indemnité assignable aux méritants, aux blessés, ou aux amis du mort ; et les degrés de promotion ou de disgrâce, résultat des examens ou inspections. Ses fonctions sont conformes à celles de l'adjudant ou quartier-maître général dans Tar-
rORCCS MILITAIRES DI LA CHINE. 1 2
mée britannique. Il parait qu'il a encore dans ses attributions la détermination de la force des bataillons ou garnisons dans les localités particulières. Lewii-kù peut être considéré comme réu« nissant le bureau de la guerre, le département du payeur-général, et Tartillerie.
Le Conseil, en 1849, se composait des officiers salariés suivants, Mantchoux, Mongols, Hànkiun et Chinois. Le surintendant était ki-^ing.
A la tête da conseil se trouvent 14 personnages importants, où l'on voit : un surintendant la Mantehou, — 2 pré« sidents 1^, l'un Mongol, l'autre Ctunois ; — 4 vice-présidents 2a, 2 Mantchoux, 2 Chinois ; — 5 chù-sz' des archives 6a, 4 Mongols, 1 hànkiun ; — et enfin 2 8%' wù 8a, 1 Mantehou, 1 Chinois.
1*' niPÀ&TEXEMT, ou wù'Sinen s%\ 42 employés, c'est-à*^ dire : 4 làng-chung 5a, 3 Mantchoux, 1 Han-kiun ; — 6 j/uen-wai'làng 5/^, 4 Mantchoux, 2 Chinois ; — et 2 chù-^ 6a, 4 Mantehou , 1 Chinois.
2' D&ARTEMEin', OU kû-kià s%\ 9 employés, c'est-à-dire : 3 làng-ehung 5a, 2 Mantchoux, 1 Hànkiun; — 4 yuerywailàng 5^, 3 Mantchoux, 1 Mongol ; — 2 chù-sz' 6a, 1 Mantehou et 1 Chinois.
3* D&ARTEiïENT, OU chuk'fatig s%\ 17 employés, c'est-àdire : 7 làng-ehung 5a, 5 Mantchoux, 2 Chinois; —Qyumwai-lang 5^, 4 Mantchoux, 1 Mongol, 1 Chinois ; — et 4 chù'Sz' 6a, 1 Mantehou, 1 Mongol , 2 Hàn-kiùn.
4* DEPARTEMENT, OU wà-H sz'. 185 employés, c'est-àdire 3 làng-^hung S^c, 2 Mantchoux, 1 Chinois ; — 2 ynen-
way-lanÇy 5â^ 1 Mantchou, 4 Mongol ; — 2 chii-sz' 6^, 4 Mantchou, 1 Hànkiun ; — 2 mà-kwan kien-tuh, 4 Mantchou, 1 Chinois; -— 78 pit-tih-shi 7, 8, 9, dont 60 Mantchoux , 10 Mongols , 8 Hàn kiun; — 9 lànfjchung (extra) 5a, tous Chinois; — H ynen-wai-làng (extra) 53, 3 Manlchoux, 8 Chinois ; — 37 chîi-sz' (extra) 6a, 2 Mantchoux, 2 Mongols, 4 Hàn kiun, 32 Chinois; — 4 sz'-wù (extra) 8a, tous Chinois; — 16 ti-tàng, Chinois; — et enfin, 21 chaikwàn, 1 Mantchou, 4 Hàn kiun, 16 Chinois.
Totaux et soldes des officiers appartenant au Conseil de Guerre :
1 Surintendant,
Salaires en taels.
Shih de grains.
Allocations en taels.
2 Présidents,
4 Vice-présidents, 27 Làng^chung, 27 Yuen-wài-lang,
52 Chù-sz,
6 Sz'wù,
78 Pih-tih-shi,
Tous ceux qui sont au-dessous de chk^sz\ n'étant ni extraordinaires, ni surnuméraires, reçoivent double solde et allocation en grains. Les pikMh* sik sont les moins appointés. Ceux du V grade touchent 33 taels et 16 1/2 shih ; du 8% 28 taels et 14 shih. Le Conseil touche encore 5,000 taels
pour ses dépenses d'office. Le lotal de foutes ses dépenses sera donc au moins :
Solde, etc. Taels. 24,700.
Grains. (Calculés i tael par shih). 7,749.
Gratification annuelle. 5 ,000 .
• Taels. 37,449.
Les garnisons des bannières en dehors de la Métropole et Yuen-Ming Yuen, sont chU-fang, c'està-dire en stations pour la défense du pays ; à quelques exceptions près, les hommes occupent leurs postes d une manière permanente de génération en génération. Ils sont commandées par des tsiàng-^ kiun^ tùAung^ fù-tUtung^ chingshàu yù, et fàngshaù yù. Les tù-tung^ etc. , ne doivent pas être confondus avec les officiers de même titre attachés aux bannières dans les quartiers-généraux; pas plus que d'autres officiers dont la dénomination accessoire pourrait faire supposer qu'ils appartiennent au corps métropolitain.
Lorsque les officiers généraux d'une garnison sont un Uiàng kiun et deux fù-tutung (comme à Canton), un des trois se rend annuellement à Péking pour y rendre ses respects ; s'il n'y a qu'un /«tutung, en plus du tmng-kiun ou tùtung, la visite à
Péking est faite chaque année par l'un des deux ; si le fà-tutung est seul, il la fait tous les trois ans ; l'autorité revient au tsung-kwan des Nomades ou Mausolée, et aussi au ching-shau yù. Dans Ghih-li nous avons les ki-fù chu-fàng^ 25 villes de garnison sur le territoire environnant la cité, territoire mal défini, mais distant à ses extrémités de 100 à 150 milles de Péking. Ki est proprement le domaine extrà-mural du souverain ; /&, les gueules ou côtés protecteurs : c'est dans le cas présent les deux faces en terre d une position étendue bornée à son 3* côté par la mer. L'usage du mot cardan appliqué à ceux qui sont mentionnés dans le 1*' tableau, est peut-être bizarre , et il ne faudrait pas en conclure que ces 25 postes sont sur une ligne de démarcation non interrompue.
§ 3. GORDON DES 25 GABNISONS. — MAUSOliSS IXPfRIAUX.
Voici, d'^fr^là Recherche sur VAdministraiion^ la disposition des 25 garnisons dans le Ghihli.
Elles forment 6 groupes principaux :
i^' GROUPE, ou petites garnisons de Taile gauche,^ au nombre de 4. — I. — Tsang-chau, composée de 523 hommes : 1 ching-shau-yii 3«, 4 fang-yU 5a, 4 hiau-ki-kiàu 6a, 31 caporaux, 469 cavaliers, 4 artificiers, Il élèves. — ii. — Pàu-ti, composée dé 53 hommes : 1 fang shau-yU 4«, 1 fangyU 5a, i Atau-iti kiàu 6a, 5 caporaux, 45 cavaliers, -^ Uh
— TuDg-Dgàn, eomposée de 53 hommes, des mêmes titres que la deuxième. — iv. — Tsài-yù , composée de 33 hommes des mêmes titres que la deuxième et la troisième.
2« GROUPE, ou petites garnisons de Taile droite, au nombre de 5. — ï. — Pàu-ting-hien , composée de 509 hommes :
1 ching shau-yû 3^, 4 f^ng-yû 5a, 4 hiau-ki kiàu 6a, 31 caporaux, 460 cavaliers, H kiàu actifs, ipih-tih-shi hciif. — n. — Kù-ngkn, composée de 53 hommes : i famj shau-yù 4tf, i favg-tfû 5a, 4 hiau-ki kiàu 6^:, 3 caporaux , 43 cavaliers, 2 kiàu actifs. — m. — Hiung-hien , composée comme la deuxième , si ce n'est qu'elle a 5 caporaux et n'a pas de kiàu actifs. — iv. — Liàng-hiàng, composée exactement comme la deuxième. — v. — Pa-chàu , composée comme la troisième.
3* GROUPE, ou garnisons de Mih-Yun, au nombre de 6. — I. — Mih-yun, composée de 2,163 hommes : 1 fù-tûtufig 2/3, 4 hieh'ling 33, 16 tsoling 4a, 16 fàng-yù 5a, 16 hiauki kiàu 6^, 120 de la division principale , 100 de la division active, 80 cap<H*aux, 820 cavaliers, 100 d'infanterie, 230 élèves, 480 mousquetaires, 180 d'artillerie. — ii. — Changping chau, composée de 54 hommes : 1 fàng shàu-yii 4a, 2 fàng-yû 5a, 1 hiau-ki kiàu 6a, 5 caporaux, 45 cavaliers. — m. — Yii-tien bien, composée de 105 hommes, en doublant les chiffres de la deuxième, sauf pour le fàng skàu-yû et les
2 fàng-yù — iv. — Sau-ho bien, composée comme la troisième. — V. — Ku-peh k'au, composée de 217 hommes : I fàng bhàu-yû 4a, 4 hiau-ki kiàu 6a, 12 caporaux , 178 cavaliers, 20 élèves. — vi. — Shun-i bien, composée comme la deuxième.
4' GROUPE, ou garnisons de Sban-hai kwàn, au nombre de S. — I. — Sban-hai kwan, composée de '827 hommes : i /&tUtung ifi, 2 hi^4ing 3/3, 8 tsàling 4s, 8 fàng^ U, 8
DES F0BCE9 DE LA CflINB. 189
ftMW*i:i kiàu 6a, 40 de U divUion principale, 40 caporaux, 720 cavaliers. — ii. — Yung-ping fù, composée de 105 hommes : 1 fàng shàu-yû 4^, 2 fàng-yû 5a, 2 hiauki kiàu 6a, 10 caporaux , 90 cavaliers. — m. — Lang k'au, composée de 155 hommes, distribués comme dans la deuxième, sauf qu'il y a 12 caporaux et 138 cavaliers. — vr. — Lowànyù, composée de 103 hommes : 1 fàng-yU 5a, 2 hiau-ki kiàu 6 a, 8 caporaux , 92 cavaliers. — v. — Hi-fung k'au, composée de 207 hommes : 1 fàng ^hàu-^ 4a, 2 fàihg-ffk 5a, 4 hiau-ki kiàu 6a, 16 caporauX; 184 cavaliers.
S"" GBOiPE, ou garnisons de Ghangkia k'au , ou Kalgan, au nombre de 4. — i. — Chang-kia k'au, composée de 1,074 hommes : 1 tU-tung 1/3, 3 hteh4tn§ 30, 10 Udling 4a, 10 fàng-j/U 5ai 10 hinM-ki kiàu 6a, 40 de la division principale, 40 caporaux, 600 cavaliers, 160 d'infanterie, 20 artificiers, 180 élèves. — ii. — Tù-shih k'au, composée de 125 hommes : 1 fàng shàu-yîi 4a, 2 fàng-yû 5a, 2 hiau-ki kiàu 6a, 4 caporaux, 96 cavaliers, 20 élèves. — ni. — Tsieu-kia tien, composée de 51 hommes : 2 fàngyU 5a, 1 hiauki kiàu 6a, 4 caporaux, 36 cavaliers, 8 élèves, — iv. — Nomades Chahar, en 8 bannières, composée de 8,083 hommes : 1 fû-tàtung 2/3, 8 tsungkwan 3a, 8 ts'anling 3/3, 62 tsàlvig 4a, 8 fi^ tsàling 5a, 8 tsin'kmn-kiàu 6a, 8 huJ^iun-kiau 6a, 8 hiauki'kiàu 6a, 8 putau kwari ou de police, 231 de gardes, 232 de division principale, 2,842 de division active, 694 caporaux, 3,874 cavaliers, dOpûtau ou de police.
6* GROUPE, ou garnison de Jeh-ho, composée de 2,266 hommes : 1 tUtung 1^, 5 hiehling 3/3, 20 tsàling 4i, 20 fang-yù 5^, 20 hian-ki kiau 6a, 300 de division principale, 100 caporaux, 1,700 cavaliers et 100 élèves.
Ces 25 garnisons paraissent être chargées de l'ob-
iSi ÉTAT GÉNÉRAL
servation d une étendue de pays , dont la garnison extrême intérieure est à Kalgan vers la Grande-Muraille , au Nord-Ouest de Péking ; tandis que l'autre extrémité de la ligne septentrionale est au bout de la Muraille, près du rivage de la mer, à Shànhài Kwan. La ligne Sud est encore plus irréguliè* rement marquée parle fleuve Yung-ting qui coupe la Muraille à Kalgan ; puis, par Téperon Sud de la Grande-Muraille, qui est coupé aussi par le Yungting; la ligne en est marquée par la rivière qui, plus au Sud, se jette dans l'affluent principal du Yung-ting un peu au-dessus de son confluent avec ce fleuve; c'est celui que nous appelons le Peiho, ou rivière du Nord, quand il a traversé le haut du grand canal à Tien-tsin.
La plus méridionale des cités de l'aile gauche, Tsang-Ghau, est de beaucoup en avant des autres» située à quelque distance Sud du Pei-ho, sur la rive orientale du Grand Canal. Tuug-ngan est placée entre le Yung-ting au-dessus de Tien-tsin, et le canal entre cette dernière place et Péking ; Pau-ti entre le môme canal et la rivière San-ho. Tsài yii doit être voisine de Péking, puisqu'elle est dans le district magistral de Tahing, sur le bord duquel VBe partie de la cité est placée, On peut donc dire
queTaile gauche couvre Péking au Sud -Est.
L'aile droite couvre également Péking au Sud- Ouest, puisque la principale cité de cette ville, Paù-ti, est placée sur la rive orientale du Tai-ho, et les quatre autres entre la rive occidentale et Téperon de la Muraille.
Au Nord, à TEst et à l'Ouest, la cité est protégée par les six villes qui sont sous le commandement de Mih-yim. Mih-yun même est située sur une rivière qui pénètre la Muraille du côté du Nord à Kù-peh k'au, chemin du Vieux-Nord, et après avoir quitté Mih-yun, etShun^i, qui est une autre de sesgar* nisons subordonnées, descend au canal, près de Péking; à l'Est de cette ligne, se trouve Sàn-ho sur la rivière du même nom; et, plus loin, à l'Est, Yùtien; à l'Ouest, en dedans de l'éperon, est Change ping chau. Ceci nous montre que le Shàn-hài, qui s'étend depuis la mer, le long et en dedans de la Muraille jusqu'à la passe Hi-fung, doit couvrir la partie Est; et que Kalgan, qui est aussi en vue de la Mumille, est destiné à couvrir les villes occi'dentales, sous l'autorité de Mih-yun : Jeh-ho (Zhehol) reste comme poste avancé du Nord, pour couvrir Kù-peh k'au, ou pour en être défendu • Mais noiis n'avons pas ^autorité ^ssez forfe pour affirmer
que rarbangement a été pris d'après ce principe : notre attention s est dirigée simplement sur la position relative de ces villes, pour montrer jusqu'à quel point elles méritent leur titre de « Garnisons pour défendre les passages dans l'intérieur du territoire Métropolitain. »
Les deux ailes des 9 petites garnisons sont placées sous les ordres de deux officiers-généraux visiteurs, députés parmi les capitaines-générajix, ou fihtufung en service, qui font une sous-inspection une fois tous les trois ans. Ils sont tous si indépendants, qu'ils s'adressent directement au Conseil de Guerre, et la disposition qu'on en a faite dans la Recherche «HT t* Administration a sans doute rapport à la surintendance des deux visiteurs.
Quant à l'objet avoué de ce travail , je veux dire l'examen du nombre et des dépenses de l'année chi* noise, il faut admettre qu'il est wtré peut-être dans de trop grands détails sur des faits d'une importance eomparativement moindre. Ces détails, à quelques exceptions près touchant la promotion des officiers, sont maintenant presque épuisés, et il reste peu de cboso ù ajcnter sur les forces des Bannières, puisque le service des garnisons locales mérite à peine quelque atteatîon, 11 faut cependant remarquer, au
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sujet du iù-iufèg de Ghàng-kià k au ou Kalgan, qu'il est aussi iù-tunff des Nomades du Chahar et autres tribus. Le Chahar seul semble être organisé régulièrement en corps militaire sur le modèle des corps métropolitains, de ceux surtout qui représentent une classe de soldats. Leur nombre est parfaitement proportionné aux huit bannières sous lesquelles les Chahar sont rangés; il n y a qu'une faible prépondérance en faveur des huit bannières supérieures. Un (U'tutun§ commande les autres officiers, qui, à lexception du tsotinff^ sont en proportion exacte des bannières. Ldi Recherche mrl'Adminisir^tian n accorde pas de troupes aux autres tribus, et c'est pour cela qu'elles ont été omises sur le tableau qui précède ; mais elles sont administrées, sous l'autorité du tù-titngj par destsoling qui, en 1812, étaient au nombrç de 57, à savoir : 7 pour les Nomades Kharchin (1), 3 pour les Orat, 1 pour
(1) Ces nomades sont yù-muh^ pâtres errants ; ces nomades elles làsang jiueurs d'oiseaux, de bétes,de poissons, dont ils ai^ortent en tribut la peau ou ia chair, sont dispersés d'une manière diverse au travers des juridictions militaires de la Chine extrà-provinciale, et sont plus ou moins administrés par des fonctionnaires militaires. Ou trouve les tàsang a Kirin, à Tsitsihar des provinces mantchouriennes et à Uriànghai ; les yù^muh sont à Ghàng-kià k -au^ comme nous
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les Suniit et les Isuths, 4 pour les Man-Mingan, 3 pour les Kalkas, 15 pour les Bargou, 18 pour les vieux Eluthset 6 pour les nouveaux, c est-à-dire les Eluths annexés depuis 1754 ; tous désignés comme appartenant à la contrée du Chahar. 11 y a aussi à Chahar un grand établissement quasi-militaire pour le soin des bœufs et des moutons : 40 troupeaux de bœufs montant à 12,000 têtes,' et 140 de moutons, contenant 150,000 têtes, sont confiés à un tsungkwàn, 1 tiàurtsungkwan , 2 fU-Uungkwan ^ 6 hieh'ling; \% weishù hieh4ing, 21 fangyù, 28 hiaukikiaa, 154 hù-kiun kiàu, 180 muh-chàng, 180 muh-fù, avec 2ipihntihrshi, officiel, 313 hùkiun^ et 1 ,080 muhting ou pâtres. A Shang-tu-ta-pu-sun Nor, 300 chameaux, 500 étalons et 500 hongres sont nourris; les officiers sont : 1 tsung-kwan^ 5 yihchàng^ 1 siàu tsungkfpàn, 3 fang yù, 2 hiàu-ki kiàu, 22 hùkiun kiàu, 200 muhchàng, 200 muhfh ; les hommes sont : 340 hukiùn et 1455 muhting. La
venons de le dire, à Jeh-ho, comme on le lit dans le texte, et à Ili, Tarbagatai, Urianghai, Kobdo et Tibet ; il y a aussi des yii'fnuh sur la frontière du Tibet et du Kansuh aux ordres du ministre résidant à Sining-fù, et sur les frontières de Shensi, dans le commandement du kwei«hwà. Ilsauix)nt ^ leurplace une courte notice,
garnison de Jeh-ho ou t eau bouillanleo , fournit les subordonnés de Kara-hotun, dont je ne saurais déterminer la force ; les établissements de chasse de Muhlàn sont aussi sous les ordres du tù4ung de Jeh-ho ; il est en outre chargé de la surintendance des Nomades de Pahkau, Tatsz'kau, Santso tah et Hurun hota. Ses rapports sur ces Nomades ne sont pas adressés au Conseil de Guerre, mais à Toffice colonial, qui désigne 1 tsung-kwàn, 1 fù-kwàn (4«), 1 tsànling^ 2 Uoting et 2 kiàuki kiàu pour administrer leurs affaires. Les Eluths de Tashtava, rangés sous une bannière bordé-jaune, confiée à 2 tsoting, sont aussi sous les ordres du tù-tung de Jeh-ho. Le isung-kwàn du pâturage Talikangài, où sont élevés 500 chevaux et 300 chameaux, est probablement son subordonné ; il a sous lui 4 yihchàng, 1 siàntsùngkwàn, 1 fang-yù, 1 kiàu^ki kiàu , 3 hukiùn kiàu, 128 muhchàng, 128 rnuk-fU, 100 soldats Aukiun et 954 muhting. Les grades sont les mêmes que ceux des corps militaires mentionnés plus haut ; ^ les muhchàng et les muhfU sont du O"" grade.
Les gardes des Mausolées Impériaux forment la dernière division dans Ghihli. ils sont sous le commandement suprême du tsungping (2^) des troupes du Vert-Etendard à Màlàn, qui, au titre de Uung--
ktoùn (2«) , joint, en sa personne, les hautes fonctions civiles qui ressortissent au Mausolée, sous fautorilé de la Nui'wU fù, ou Cour de la Maison Impériale.
Les Mausolées auprès desquels sont stationnées des troupes sont dans TEst, Hiauling, la tombe de Shunchi; Hiàutung ling, celle de sa veuve; et Ghau-si ling, celle de sa mère; Kingling, les tombes de Kànghi, qui lui a succédé, de son chef et de quelques concubines; et Yù ling, les tojmbes de Tempereur Kien-lung, de Théritier présomptif et des concubines.
Dans rOuest, sont T ai ling, les tombes de Yungching et de ses concubines, T ai-tung ling, celle de sa veuve ; Chàng ling, celle de Kiàking; Chàng-tung, celle de sa veuve, Timpératrice douairière, morte en janvier 1850, et Mù ling, celle de Touk-v^ing. Il y en a une aussi, séparée, pour la jeune femme de 'Empereur actuel, morte avant Tavénement de son mari, et dans laquelle il reposera probablement ; mais je n ai trouvé aucun titre donné à cette tombe A^xï% la Gazette.
II y a donc ainsi en tout 1 7 tombeaux : chacun des principaux, je veux dire ceux dessixempereura, est sous la surveillance d un tsungkwàn {^^), 2 yihrchàng (i"* )set\^ fang yù; les tombeaux des impé-
ratrices ont 1 6, et tous les autres 8 fàng-yù ; il y a, pour chaque, 1 ou 2 subalternes hiau-ki kiàu; et, de plus, de 4 à 8 lingtsui, de 40 à 1 50 hommes à la garde de 10 des tombeaux. Un ou deux sui-kià et 3 petits-secrétaires sont assignés aux deux premiers. Les oUficiers énumérés plus haut comme commandant à ces gardes, et rapportés au 2Mableau, ne doivent pas être confondus avec les fonctionnaires militaires détachés parla Nuf-wU fU ou Maison Impériale, qui sont 17 du 5* rang et 17 du 7% avec une variété de dénominations. La Maison Impériale désigne encore 30 officiers civils du 5* rang, 20 du 6" et 9 du T. Les fonctions des officiers civils et militaires concernent les sacrifices , provisions, payements, rapports, etc.