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Le iu/hpiàu de Yunnàn est à sa capitale Yunnàn fti, où lefù-yuen réside aussi. Letiiuà a son quartier à Tà-li fù vers la frontière N. 0. de la province, et, plus loin dans la même direction, à Hoh-king chau est stationné le isung^ping deia division Hoh-li, qui prend son nom du dernier département mentionné et de la préfecture d^ Likiàng fîi. Dans le S.-O. nous trouvons le quartier-général d une division dans le Tang^yueh ting ; dans le Sud, le quartiergénéral d'une division à Pù'rh, d'une autre à Linngan fù qui, avec Yuen-kiang chau lui donne son nom ; et d'une autre à Kaichwà fù. Chantung, la seule qui reste, est dans Texlrême Nord. Les officiers supérieurs de Tang yueh reçoivent une paye extraordinaire, comme les officiers inférieurs de la brigade Lungiing dans cette division. Du reite la position géographique indique suffisaomient le lieu où ils exercent, excepté Kàihwà ; la cité de ce nom est voisine de la frontière cochinchinoise , mais le /u- Uiang seul, ou brigadier qui commande , a sou quartier-général à Tsùhning, à environ SO milles Ouest de la capitale.
Nous rencontrons encore ici une petite quantité de tribus barbares ou indépendantes, avec des officiers de leur nation distingués par les titres Luhying
DES FOlGBt M LA CHIISE. 331
OU chinois (M-piM), ou par ceux qui ne sont plus maintenant en usage dans TEmpire {tu-sz'); nous en avons déjà parlé. Des premiers, il y a dans Likiang f u 1 êhaupi et 2 UienUung ; dans Changtienting, S êhaufri, 5 uientêung, et 16 pa-Uung; dans Wei-siting, 2 isiefUtung et 1 pauung ; dans Yun-lung, 4 tsiêntsnng et 1 patsung; 2 tsienuuhg dans Pàu-shau en Yungchau fù, et 5;Mi/Mit^ dans Tang-^yueh chau. Il y a aussi, sans qu'il soit bien établi dans quel endroit, 3 officiers nationaux de rang militaire du ô"" grade, et 2 du 7* à Yunnàn.
Des iu^z\ dans Tang yueh chau, Shun-ning fù, * Yungchang fù, Lungling ting, Tui^chuen fù (tout à fait enclos dans la ligne frontière au Nord de la province), et dans Pihrhfù, ilya 3m#ftyit-#At (30), 4 iiumfU'êhi (4^)^ 1 Uim-lm (B«). Un simple coupd'œil jeté sur la carte suffit à montrer à peu près la situation des tribus en question. Je n'ai pas le moyen de définir leur territoire avec exactitude.
Dans Kweichau, le /W^j^tiM séjourne à Kweiyang, la capitale; le IffiiA au Sud, àNgan-sfauenfù. La division Ngàn-1 prend son nom de la dernière cité mentionnée et de celle de Hin^ 4 , quartier*général deson Uungping, près de Miautsz' sur la limite Kwangsi« Artttrémité orientale de la même ligne,à U*ping,
332 ÉTAT «»ÉaÂL
e«t le tsungping de la division Kuchau, nommée après la sous-préfecture de Kùchau, qui n a pas de cité de ce uom. Chin yuen est à reztrëme Est, Weining à Textrème Ouest de la pro^ce; la dernière est une division immense, dont l'étendue peut être à peu près imaginée d'après ce fait que la brigade Sungt au , vers la frontière Hùnan de Kweichau, tout à fait dans le Nord de la dernière province et celle du Tùyun, sont toutes deux sous sa juridiction, ce qui fait entendre réellement les ti*ois-qùarts de K^eichau.
Pour les officiers locaux {iupien), il y a 41 itientêung dansKweiyang fîi, la capitale, Ting-fan chau. Lofah chau, Tal-kung ting, Tsing-kiang ting,Hwangping chau, Kù*chau, Hiàkiang ting, Màhà chau, et Tsingpiughien ; avec 21 pa-tsung dans les mêmes districts, qui sont tout le long du front S. E. de la province, dans l'intérieur ou surlalimite du pays de Miautsz*. Il y a en outre , comme dans Yunnan, 2 officiers militaires du 6* rang, et 5 du 7*.
11 n'y a qu'un petit nombre de désignations de iu-sz' ; il y a 61 Chan^- kuHin -sz'changuHtn {&^) et 1 7 Chang-kwan-sz'fu-chang-kwan (7^) disséminés parmi les districts précédents et quelques autres au Nord des premiers, renfermant aussi Sungtàu ting.
DES FORCES f>E LA CHI!YR. . 333
Dans.Ia contrée de Miautsz' dont on tire un revenu, il y a des officiers Luhying détachés pour les plantations comme dans Hùnan. Il y a 9 shaupi, 30 tsientsung, 60 pà isung, 1 1 2 wai-toei, tous avec la dénomination accessoire miàu : il y a encore i 0 miàuwei-tsientsung, de magasins fortifiés. Les troupes qu'ils commandent montent (1 8 12) à 9339 Atmftttift^ soldats des plantations. Lefùyuen, comme militaire, est reconnu pour principale autorité par ceux qui occupent des terres le long de la frontière commune de Hiinan et de Kwchau, comme on peut l'inférer de ce fait qu'il y a un shaupi stationné à Tung-jin fù, et tout le reste à Sung tàu.
§ 14, — OFnCIERS DU YERT-ÉTENDÀRD.
Maintenant que nous avons sommairement établi le nombre et la disposition des troupes Luhying, nous allons procéder en peu de mots à expliquer la nomination de leurs officiers; et, dans ce travail, nous aurons à revenir occasionnellement à l'armée des Bannières.
En avançant dans l'ordre des faits contenus dans le Code des Uns^ il faut observer d'abord que les fonctions dans les deux armées sont de quatre catégories différentes : l"* Kietir-jin, où deux services
334 Ér4T GÉSÈkkL
soDl réunis dans une seule personne qiéd^leoieat choine, qui reçoit lasolde des dear. Un officier d« y% leêkttmÊff ou ^ee-présidcoit d'un des six Consois, par exemple, peut, s'il appartient aux Bannières, être fih49U»mf d'une des huit Bannières : — les fù-fwm de Siantung* Shànsi, Honin, Nganhwui et Kiàng-si, sont aussi Mtu* des mtaies proiinces. 2* Biek^in; c'est un terme dont le sens implique la possecrion de plus d'un office à la fms, mais par un bénéficiaire qui touche la solde pour un seul. Le titre d'officiers distingués par Tappellation wH-êhm^ délégués actifs, dans les oorps de Bannières, est pour presque tous, sinon pour tous, hiehrjin. 3* Pai-Jin, dél^ué pour service particulier, soit par un mandat impérial, comme les hauts officiers envoyés périodiquement pour des tours d'inspection militaire, les inspecteurs de casernes (1), soit par le Conseil de Ouerre, ou les Ban-
(1) En traitaoi de l'armée mélropolilaias, je devais parler de rinspection des vieilles et nouvelles casernes, qui est confiée à un tû'tung ou fUtutung de* chacune des Bannières MsDlciioaea el Hsogoles, choisis aenaelleoisat posr ce service. 8 Maolcboux et 8 Mongols de ces dernières soot tenus responsables de Tordre des troupes dans la cité ; si Tun d'eux est compromis, îl est réprimandé ; s'il témoigne du repentir, on Penvefe cultiver la lême k Larin, dans Ktrt«. Au-dessous
uières, ou les conimandants en chef dont les délégués peuvent être les subordonnés ; par exemple, les courriers, ii-iàng, mentionnés précédemment, les muh-kwàn^ surveillants des pâturages dans Kansùh et hors de la frontière, les officiers qui stationnent aux barrières, colonies, etc. 4* Shik-jin^ où les fonctions sont conférées par suite de grades obtenus à l'examen; il y en a un nombre fixé.
Dans les provinces, un concours est fait par le hiùh'Vai^ ou principal officier littéraire , dans la première des trois années de son exercice, pour le classement des candidats militaires ; ils sont d'abord examinés sur les exercices de guêtre, Tare, etc.; c'est le champ extérieur de la lutte entre les con*-
de ceux-ci sont 8 yingtslng Maotchoux, maréchaux du camp, et 8 chàngkhig^ avec pareil nombre de Mongols; 40 subal* ternes Mantchoux et 16 Mongols.. Ces derniers ont à veiller £ttr tes vieilles casernes ou les vieux cantonnements qui renferitteat 46,000 habitations, divisées inégalemeat entre les bannières t un quart à la disposition des hommes de Bannière Mongols, le reste à celle des boinnes de Bannière Mantcboux. Les nouvelles casernes sont de 3,200 habitations dont chaque bannière Mantchoue occupe, dit-on, 240, et chaque bannière Hànkiofi 8a Elles sont sous raaiorité de 8 ^ing-Uung Mantchoux, 8 Mongols, 8 Hankiun, 16 cbàng-kUig Mantchoux, 8 Mongols et 8 Hankiun , et semblable nombre de subal« ' ternes.
Z3t9 ÉTAT «SÉBAL
irurrenb ; puk Us entrent en quelipie sorte sur le ^rai champ de bataille, c'est-à-dire ao omcours littéraire, qu'ils traversent sans être d'une habileté bien remarquable. Celui-ci a sa place après 1 ezavaea civil de la prmière année ; après celui des classes dans la seconde année, il n'y a pas de concours proprmient militaire; mais, au troisième exameu, les smimi, ou gradués des deux degrés, peu- \eat passer au kujin, ou d^ré de maître, au collège provincial; et, ce degré obtenu, au d^ré tiinsz' à Péking. Le nombre d'officiers alloués aux différentes provinces est celui-ci :
Hao-kloiiCaiUI)
Fang • tien fU
(mantcliourie].
CMbli
SbftDti
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H6nan
K)kDfif..
Ngiohwui. .•••
Ktkngil
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Rwangtung. • Kwkngsi. ...
Sc*ebùen
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HùnaD
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Yunoàn
Rweichko . . .
Minl
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SU
Des prétentions à un emploi peuvent être émises par des hommes de rang héréditaire, depuis le nganki^yu (5 «) jusqu'au kung, ou duc de noblesse
BES FORCES DE LA CHIIfE. 337
nationale; par un t$in^z\ ou homme ayant pris son Aegcé de docteur militaire, ou par un kùjin, et par un yin-sang, ou fils d'un of&cier, breveté à quelques degrés au-dessous du rang de son père, en quelque grande occasion durant la vie de son père, ou lorsque ce dernier est mort de mort violente au service de l'Etat, auquel cas, il prend le nom de mohjfifhsang, ou fils breveté ainsi à cause du malheur de son père. Les fils des deux plus hauts grades peuvent être ^fin-sang au 4*; les fils du 3* au 5% et les fils du 4* au 7*.
Le grade d'officier, auquel chacun de ceux qui précèdent est appelé à succéder, est plus élevé ou inférieur, suivant la qualification de rang de l'individu, comme nous l'avons expliqué. Dans la Ban* nière, un noble, d'un des trois ordres les plus élevés de noblesse nationale, peut être fait ministre extraordinaire de Gardes ou gardes-du-corps ; ceux de rang héréditaire au-dessous, en descendant jusqu'au yun-kUyu ( 5 ^), après une année de service comme surnuméraire, peuvent passer gardes^u-corps de troisième classe. En tout cas, ils doivent avoir été présentés. Parmi les Luhying, un tsz' et un nan^ les deux derniers ordres de la noblesse nationale, peu* vent être portés sur la liste des candidats prétendant
TOttCSS MILITJkIBBS DE LA CHINE. 22