DIVISIONS DES TROUPES DE BANNIÈRE
Quand il s'agit de l'armée chinoise, la première distinction à faire, c'est entre les hommes de Banniére, qu'on peut appeler la force de la famille
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d*usurpation, et les troupes du FerUÉtendard qui se rencontreDt, sauf quelques exceptions, parmi les officiers placés un peu au-dôssus des officiers su* balternes, troupes entièrement chinoises.
Les hommes de Bannière sont Mantchoux, MongoIs-Tartares, eiHàn kiun^ ou Chinois descendus de ceux qui abandonnèrent la cause des Ming à l'époque de Fenvahissement (1). Ces trois nations sont chacune rangées sous huit bannières, les trois premières dénommées supérieures, les cinq autres inférieures.
i Bordé-jaune. 2 Jaune-uni.
3 Blanc-uni. 4 Bordé-blanc.
5 Rouge-uni. 6 Bordé-rouge.
7 Bleu-uni. 8 Bordé-bleu.
Les r% 3% 4* et 7* bannières forment Faile gauche, le reste forme laile droite. La surintendance suprême de tous les hommes de Bannière réside dans l'office métropolitain des 7à-ttifi^, ou
(1) La première révolte dont il soit fait mention ent lieu dans Liautung, pas plus tôt que 16âl, vingt-trois ans avant la chule de la dynastie ; d'autres révoltés s'y sont mêlés, de force ou de gré, et les déserteurs chinois ont continué à recevoir du renfort postérieurement même au temps où les Mantchoux furent assis sur le tr6ne.
46 ÉTAT GENÉBAL
capitaines-généraux des bannières, au nombre de vingtH}uatre, c'esi-à-dire uq par bannière de chaque race, — de la même nation d'ordinaire que les hommes qu'ils commandent, n^aîs pas néces^ sairement du même corps ou bannière. Leur juridiction a le double caractère civil et militaire; mais il faut rappeler que, bien que tous les hommes de Bannière dans la Chine propre, aussi bieii que tous les Mantchoux. et certains des Mongols dont nous parlerons en leur lieu, soient plus ou moins soumis à Tarrangement ci-dessus mentionné, ils ne font pas tous le service militaire; etqyeceux qui ne le font pas, ou qui ne sont pour rien dans le service civil des établissements de la Bannière, ne reçoivent rien de PÉtat, à moins qu'ils n'appartiennent aux trois bannières supérieures. Dans le canevas qui nous occupe, nous n'avons à parler que de ceux qui trouvent place dans l'armée, ou comme combattants, ou comme se trouvant soussa dépandauçe civilement ou militairement.
L'armée chinoise qui n's^pi^rtieut psis à la Bannière est connue sous le nom de liuk Yi^ff, ou sous celui de tentes du VçrUÉtendard^ désignation qui lui fut dûftnéç pqwr la di^twgufir de^ corps de Bannière. Ces corps, en 1S?5, n'étaieut an tout qu&
tswt Qh^ouo 7,lt(^ ^iaw9a; ite fvrfnt ()ouhié& dans I9 siù^, ^ la bcordurc^ fut gantée à la couleur u^ adoptée d'abord pour les distinguer. Quand, an 1^44, )e$ M«atcbou]( étabJlire^t leur dynastie, le& bsmn^rw fu?ant uomiuativemeAt diatribuées à p^iu d'^pr^ un système niystique, dans lequel le ja^^ç est censié ^epréseotçr le Ceutre ; le rouge, le Sudî ^t lebla4p, rOuest; le Nord aurait dû être représenté par le noir, mais le bleu a été substitué ait noîr çpmadéré comme de mauvais augure. Quant à rSst, laiisô ainsi au dépaurvu, au lieu delazur qu§ r^amait ce système, on lui a assigné, sans au(îUQ motif fondé, le vert que Ton désigna pour Véteodard d^ indigènes. Cependant ils ne garder raul pas, dans la cité, une position correspondante k œlle qu'observaient exactement les l^omtnes de Bajinière; en effet, les deux bannières jaunes sont casarnéesau Nord du plus grand enclos qui entouie la limite interdite de la résidence de I -Empereur; les blwcbes ^ l'Est, les rouges à TOuest et les bleues au Sud, c'est-à-dira Taile gauche campée à TEst, du Nor4 au Sud ; l'aile droite de même à TOuest.
La Rechêtche sur t'Jdministpatia», etc. , de 1 835, fait 4i principales divisions des forces de Bannière,
stationnées à Pékin, et une section de €hihll à Tentour, et dans onze des autres provinces delà Chine propre de la Mantchourie et du Turkestan, Il n y a pas d'hommes de Bannière à Ngànhwui, Kiàngsi, Hùnàn, Kwàngsi, Yunnàn et Kweichau. Les troupes du Vert-Étendard sont divisées en 1202 ying, bataillons ou cantonnements, dont on ne trouve que cinq à Pékin, sous le commandement du capitainegénéral de la Gendarmerie. Ces ying varient singulièrement en force ; et certain nombre d'entre eux, qui diffèrent aussi suivant les lieux, compose un piàu, ou un chin-piàn; il y a 43 piàu et 72 cMnpiàu dans les dix-huit provinces. Nous contentant de remarquer ici que ces deux fractions constituent ce que nous pourrions appeler un commandement général, nous remettrons à les examiner avec plus de soin jusqu'à ce que nous ayons disposé des rangs de la bannière. •
La table qui suit donnera une idée de la force et de la division de toute l'armée, composée des huit bannières et du Vert-Étendard. Il faut en estimer la force par le minimum qui reçoit la paye, puisque nous n'avons aucune donnée du nombre d'hommes dans les rangs après 1825 , et le livre Rouge de J849 nous montre un accroisse-
ment considérable de bataillons ou cantonnements du Vert-Étendard dans sa totalité, et un grand changement dans la proportion de ceux qui sont attribués à un commandement général plus élevé ou moins élevé. C'est une autorité aussi satisfaisante que l'État officiel de la même partie des forces de l'Empire. Pour les officiers des hommes de Ban* nière, nous n'avons pasde détails postérieurs à 1 825. Les distinctions titulaires de ceux-ci sont si nombreuses, que nous avons trouvé impossible de les introduire dans le tableau ci-Klessous, qui par conséquent ne donne que le nombre de chacun des neuf grades. Dans l'armée chinoise, les désignations sont peu nombreuses ; aussi sont-elles écrites en entier, et le rang des officiers déclaré par le nombre de leur grade accolé à leur titre ; les lettres A et /3 indiquent les divisions supérieures ou inférieures du grade auquel ils appartiennent.
POBCBS MIUTAIBIS DR LA CHINK.
iTAf GÉNÉRAL
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Moimiei^
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Gardes du eorps
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Division du flanc
DiYisiaq io)d^ de« Moaière^.
Division légère
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Gendarmerie
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Cordon de vingt-cinq garnisoiis
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Kknsub(0a6st)
Turkestan
Provinces mantchoux
Mausolées impériaux mantchoux