CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
La pensée qui naturellement se présentera à Tesprit du lecteur, dit M. Wade, au sujet d'un article sur larmée de Chine, c'est qu'il a fallu bien du temps pour rassembler les détails répandus sans ordre dans plus d'une centaine de volumes ; mais les recherches faites sur Tétendue et la constitution de ces forces n'ont, en quelque sorte, été
(1) Cette notice sera notoirement incomplète, puisqu'elle oe donne qu'une portion de ce qui existe réellement. — D'ailleurs les hommes d'État de l'Empire déclarent franchement que la force actuelle de cette armée est bien au-dessous dtt nombre reconnu par ses officiers.
qu'un accessoire des études qui avaient pour but les dépensesgéAérales de rtempi're, dépenses dont Tarmée emporte la plus grande part. Ce fait que le trésor impérial, bien que les contingents établis fussent sans résultat, et les cadres indiqués incom: plets, n'en payait pas moins ch'âqute ànrféé des sommes proportionnées au nombre porté sur ses registres; ce fait, dis-je, nous a amenés à l'examen d'écritures qui jettent une grande lumière sur les frais qu'entraîne l'entretien de l'armée, et sur l'ordre et la distribution des troupes.
Les principaux ouvrages consultés sont le Ta- Tsing hwin Tten^ ûu Coé9 des £;w> réglant le gouvernement actuel de la Chine (éd. 1812) ; le Chung ch'ù Ch'ing Kàu, ou Recherche sur tAdrriinislra" lion du centre ou ï^remier Pivot, c'est-à-dire 1 armée (éd. 1825); le Hh ^ù Tsih-li, ou Code du Conseil des Revenus (éd. 1831); et WUvre Rouge Aç^
Le premier de ces ouvrages donne le nom et la distribution des officiers et des soldats ; le second celui *ai^ soîMate ^euieimerit. Mai* àlrappelte différents changements dans la discipline et la composition des troupes qui ont eu lieu durant ce siècle, et les détails sont reôdûsten une forme plus synop-
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tique, plus satisfaisante que celle du Code des Lois, qui, bien qu'il fasse grande autorité aux yeux des nationaux, didpbëe èës Statistiques d'une façon fort embarrassante. Lai Recherche sûr VAdminis-- WWfert démontré que, entte 1812 et! 829 •, les forcés de Bannière dut été aUgfl&entées coUsidérablement, et lé CifUedh Cùn^ed qui donné, pour 1831 , la paye îUdlvidûellè et les honoraires d6 tous grades et de toute ciasSe, contient, poUr te qui regarde la hiérarchie militaitie iUférîteurt, ftsstt conforme à celle «es attttééS d'Eui^e, dîfPértiites dénôtoinàtiens de bas-ôffifciêrs qufrtié sôftt J)a& tnêttié indiquées 'iahs ïes deUx pré'cfédfeiils ouvrages. Le Livre Rouge de 1849 réVèle de gHnds changements dans les forces qûî né composent ^s lès troUp'es de Bannière.
Tous lés ôUvrtiges qUé Uôus àvohs eiâluînês ont réclalttié la sancliiôii impériale pour leur publication, et sont sans aucun doute les Sources les |>lûs autorisées auxquelles on puisse puiser un état général des foï-cés ifoilîtaîres de i'Em^te.
Comme il arrive pour toute recherche semblable en Chine, le résultat n'est probablement qu une approximation.
Dans aucun de ces ouvrages on ne trouvé ni total
pour le nombre, ni total pour les dépenses. Quand lappréciation n'offre pas de difficulté, c'est déjà un embarras d'arriver à connaître la force d'une division de l'État; mais, en certains cas, il y a une énorme difficulté qui tient à la pratique chinoise d'entrer dans des détails, déjà introduits sous de nouveaux titres ou chapitres de renseignements. En excusant ainsi ce qu'a d'incomplet ce travail mis aux mains du lecteur, il est juste de l'informer que la fraction, même laplusminime, des nombres de cette énorme armée ou des sommes dépensées pour elle, n'a été regardée par nous ni comme admise, ni comme réelle. Un examen attentif a été fait des données reçues; et, pour nous garder d'exagération, nous avons calculé les totaux de la paye au plus bas taux de chaque classe, toutes les fois que nous avons eu un doute sur le nombre exact de ceux qui avaient droit à un plus haut degré de l'échelle.