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c De Woosung à Sanghaï, on compte 25 milles. Au confluent de. la rivière Woosung, est un petit village du même nom (qui lui a été donné par les Anglais), où l'on voit encore aujourd'hui les amas de terre et les palissades derrière lesquels les Chinois avaient dressé leurs vastes, mais inutiles batteries. Ce village parait misérable.
Woosimg est le point choisi par les Anglais et les Américains, pour la station d'opium qui doit ap-
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pmyisionner Shang haT, chacua des ports ouverts possède une espèce de succursale pour la contrebande. Le gouvernement Chinois a lancé édits sur. édits contre lopium, il en a prohibé l'usage sous les peines les plus sévères, et, raôme après la défaite de ses armées , il a constamment r^usé d'en légaliser Tintroduction. Mais la force lui manque : les mandarins chargés de veiller à Texécution des édits sont les premiers à les enfreindre, et les navires contrebandiers, mouillés à Woosung , poursuivent leur trafic dans une sécurité parfaite. Chaque jour, il arrive des bricks ou clippers, qui remplissent de caisses d'opium les bâtiments de la station, à bord desquels la vente se fait en détail aux négociants chinois. Les jonques de guerre qui passent pour se rendre à Shang haï ou à Nanking, assistent à cette violation effrontée des lois x^hinoises, sans même tenter d'y mettre obstacle; les navires d'opium sont armés de canons et de nombreux équipages , qui défieraient , en cas d'attaque, les escadres du Ce* leste-Empire. Mieux vaudrait certainement lever l'interdit, que le maintenir dans de telles conditions (!}•»
(1) Voyage en ChipUy etc,^ par M» C. LavoUée, p. 4O0« ;
FORCES MII.rrAIBIS DB ÏJk CMiME» 34
miTÉ D'ALLIAIGE AVEC LA C0€H»CHI!!1E.
Eb fftce de» conventioiii de la France, entra le cmiir»^ amiral Page et là CochinchiDe, nous avons pente qu'il parattrait intéressant à bob lecteurs à*Bymr sous les yeux le traité intervenu entre le roi t4iiii8 XVI et la même puissance»
Le traité d alliance que conclurent» le 28 novem* bm 1787, les comtes de Yei^ranes et de-Montmoftn, M nùm de Louis XVI» avec la Cochinchine, fait connaître tout Tifitérét que le monarque Francis attachait à la création d une colonie dans ces cimtrées, et quelles fécondes ressources il en atten- Ml pour l'écoulement de ms produits et le déreloppeniMt de notre industrie*
Voici quels étaient les points essentiels de la convention :
« IMl ; aura une alliance offensive et défensive entre l«s imx rois de France et de Cochincbine :
DES FOUCS œ U CAINE. 59 1
ir« devront se prêter mutuellement teconri et mm tance, contre tout les ennamû de 1 uneoii 4e Toutiv des parties coatroctanles.
' c S^ En conséquence, il sera équipé et mb âoiêê les ordres du roi de Cocbiacbioe, um HfCfldri é$ vingt Èètiments de guerre (fMQW^ de tello force que Ib& demandes pour m» mnicê femlt lUfir ccmYenable.
u y Cinq régiments européen* et deux régimenle de troupes coloniales du pays «eroiii embarquéi sans délai pour la Cochinchine.
« 4"* Sa Majesté Louis XVf s'engage à fouwlr, dans quatre mois, lasomroedunmiilidiidedollirs, dont 500,000 en espèces, le reste en salpêtre, !*• nons, mousquets et autres armements milit|ûrei#
c( & Du moment que les troitpes.friOQaisessenNit entrées sui* le territoire de Gochinehipe, dles, irt leurs généraux, recevront les ordres du roi de €o* chinchine.
« De l'autre part ':
u V Le roi de Cccfaincfain^ s'engage h fotmiir, aussitôt que la tranquillité sera rétablie dans ses Étals, et sur la simple réquisition de l'ambassadeur du roi de France, tout ce qui sera nécessaire en équipements agrès et porisions, pour mettre en
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mer, sans aucun délai, 14 vaisseaux de ligne; et» pour la parfaite exécution de cet article, il sera envoyé d'Europe un corps d'officiers et sous-officiers de marine, qui formeront un établissement permanent en Gochinchine.
c 2* Sa Majesté Louis XYI aura des consul&^rési* dents dans toutes les parties de la côte de Cochinchine, partout oti elle le jugera convenable. Ces consuls seront autorisés à construire ou faire construire des vaisseaux, frégates et autres bâtiments, sans qu'ils puissent être troublés, sous aucua prétexte, par le gouvernement de Gochinchine.
1 3*" L'ambassadeur de Sa Majesté Louis XVI, à la cour de Gochinchine, aura le droit de faire du bois pour la construction des vaisseaux^ frètes et autres bâtiments dans toutes les forêts oiiil en trouvera de convenable.
« 4'' Le roi de Gochinchine et son conseil d'état céderont , à perpétuité , à Sa Majesté Très-Chrétienne, ses héritiers et ses successeurs, le port et le territoire de Han«San-^(baie de Touron et la péninsule), et les lies adjacentes de Fai-Fo, au midi, et de Hai-Wen, au nord.
« 5* Le roi de Gochinchine s'engage à fournir les hommes et les matériaux nécessaires pour la con«*
DES F4mGE8 DB Là CUNE. 533
struction des forts, ponts, grandes routes, fontaines, etc. qui seront jugés nécessaires pour la sûreté et défense des cessions faites à son fidèle allié le roi de France. x
• 6* Au cas où les naturels 'du pays, en quelque temps que ce soit, répugneraient à rester dans le territoire cédé, ils auront la liberté d'en sortir : la valeur des propriétés qu'ils y laisseront leur sera remboursée ; la jurisprudence, tant civile que criminelle, ne sera pas changée; toutes les opinions religieuses seront libres; les taxes seront perçues^ par les Français, selon les usages du pays ; et les collecteurs seront nommés, d'un commun accord, par l'ambassadeur de France et le roi de Cochinchine : mais le roi ne réclamera aucune part de ces taxes, qui appartiendront en propre à Sa Majesté Très-Chrétienne pour subvenir aux frais que l'en* tretien exigera.
« 7* Dans le cas où Sa Majesté Très-Chrétienne se déterminerait à faire la guerre dans quelque partie de l'Inde, il sera permis au commandant en chef des troupes de France, de faire une levée de 14,000 hommes, qu'il fera exercer de la même ma<> nière qu'en France, et qu'on formera à la discipline française.
5â4 ÉTAT Géftéltii Ms^oïkcfes BÉ li i^niaz.
* « 9* Dam lé cas dtt <|tiéi4ùes puiMaii^ atiè<)ué« raieiit {es Français sur leterritoifëdeCochiadiioe, ïcroî de CochinchÎM foiiraira au moms 60,000 hommes de troupes de terre, qu'il hal>ill€rra «t èfl^ fretiendrà à 666 fra»^ etc. ^ '
« Outre ces articles, il y eo avait eacore qu^qiiea autres d'uoè moindre importmce. c Sans la tévù^ » lation française^ dit le Toyageur anglais que nous » citons en note (Barroiv), danssra Voyageais 0 CoeUncMne, on ne sa!t»trop qu(dles conséquences » un pareil traité aurait pu avoir pour nos posses-* » sions de l'Inde, et pour le commerce de notre > Compagnie avec la Chine. Mais il est assez évident » que leur destruction en éfaît rofcjet. » — Vh d$ fÀbM Gtt$eHn, pages 240 et suivantes.
Note importante. — Au début de cet ouvragé, nous annoncions qM l'ouvrage puMié par M; le capîtaisie Dabrf et te nôli« ne devafiwt avoir rîeo de emomun ; oûwe édainâs aujourd'hui , nom d«vooaà la jufitiee ^ ù h vérité d« déclarer que VÀ» princi|^uj( documei^ts <mi &.é puisés» omme 1^ ^m^^ daiu»ie$ t(*oi^ ailîcles anglais de M^ Wade.
^'CftOT, ImpriTcrie de E. Dtrts*
SfFArX. — TYI'OGRAPnîE K. nÉpfiR.
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