‹ État général des forces militaires et maritimes de la ChineChapitre 49 sur 50 · NING-PO · texte numérisé non relu

NING-PO

Cette ville dont la latitude est 30* 12', et la lon-^ gitude 118*, est depuis le traité deNang-king, en 1842, ouverte, de fait et de droit, au commerce de toutes les nations. A ce titre surtout, il iiuporte de la faire connaître. Elle est située sur le fleuve Young-kiang, que les Anglais nomment Ta-kiah, qui se jette 15 milles plus bas dans la mer Bleue, et que les navires les plus forts peuvent remonter. Elle est fort peuplée : on y compte au moins 250,000 habitants qui se livrent presque tous au commerce d'exportation.

Les rues offrent le spectacle d'un mouvement continuel, surtout celles qui courent parallèlement au fleuve ; elles sont bordées de bouti^ ques et de vastes magasins. L'humidité, lamalpro-

mMBéeXsig^ malsain : «i maimm rila fana fmti(d%Éjimaff ht ykm sidolm ^ tante tàM^ét la fdM IwmmUa au penemm «fecté» 4a da fié^ iKàm4 Im 'dtf éients lU^ceB senriteit étra tauMk'fin ^oertakis quartierB fixes: va ae les cotons en tissus, là les tapiamâas; fte iaîa lai meubles, les soieries, puis les fourrures.

Ning*po est envalopliée tf*uiie muraille crénelée qui a environ 8 mètres de haut, et presque autant d'^^oifffar : ce «erait pour 'la Villa mm flflliiMiro (SaUe, |Hii8i|tfe «a péHpihérie est dé 9 Ic^rinMras; mais elle 0Git anjourd^ui^en un tel était da^égisiAlh fhiB qu^dlle ne pourrait faire la moindte r é^tanae.

C'est la première ville impoitatrte sur laquelle TEurope commerçante aH jeté les yeux ; ^ la pre^ mière factorerie y fut fondée par 'les Porti^fais ^i 1 522 .Mais, àpeine 20 ans s'étaieiït^ils'écou^li^, qu'ils expiaient par un massacre général leurs rapines^ leurs ciHiautés. Vers ia fin du 47* siède, lies Asighiib fondaient un comptoir dans lo'felriot de Tdxeouchan qui dépend de Ning-po. Cet établissemeoft eut quelques années d'existence. En 1-614, les Anglais frsmcbissaient les murs de grès rouge de Mng-^po, et ptenaient possession des quatre forts qui la<lé-^

ttiàÛmL 'Im frtorte oou^eai» cm wtte M «nlaMm» Européen n ont pas sensiblement diminué lesÉua»acUons^qui se font à Ning-^, «eît avec ies^urtiomwi^ «ait «avee ies^SIrangerfi ^ îl mt {Nrobable jm^b^ meiBSt, etl'-4^et«'en fwt c^fà mnik, fuejUirag^ haï, si bieft ^\mé |>oar «bseièer ^toiitfo eenmieroi 4aB6 WÊ. «imeme «ayoa, «ffiûblka les ressouroes de 8on4uioiaine ^male. Pouitra-4^-6lle ^d'aiUettr6^SMK tenir longtemps la terrible eencwrmoe desteotoM du Bengale et des tissus anglai&, avec les étoffes dites de Naràing?

Shang-*haï est une ville du district Gliinois du même nom, de la province de Kiang-su et du département de Soung*kiang. Sa latitude Nord est 3i*, et elle eA située sur la rive droite du fleuve Bang^kiang. (hl «ait déjà que ce potl a été ouvert aux étrangers en 1-84S. 'La ville isi environ âbq milles de^wtour:; bie» queloute'son^Stendue ne seit pii»<faabitée, elle renfenne au 4tiëiBB DMiOM )Md>îteiits, "St prcèaMem^ut pkis 'ehoore au W^ «mttcfùtnc» éomov»^ ESte^eA 4hiiq»ée ^ «nh

524 ÉTAT GEMOUL

railles fort élevées et fort épaisses, en pierre ei ea brique.

Ce port a, dans l'espace de trois à quatre ans, acquis une prospérité remarquable; c'est aujourd'hui un grand centre d'importation, et, après Canton, le marché où il se traite le plus d'aflFsdres. Les soies y abondent et s*y traitent h des conditions assez avantageuses. U est fâcheux que Tarant monnayé ( le Garolus) y soit si rare.

Les importations anglaises et américaines à Shang-hal consistent en cotonnades ordinaires, dra« peries, opiums, etc.

Les exportations consistent en thé, soies en bottes, nankin , aluns, etc. Les thés verts et noirs abondent sur le marché, et s'obtiennent à de meilleures conditions qu'à Canton, ils s'échangent contre marchandises.

Manille y entretient un commerce assez suivi, et y envoie des bois de sapus, de l'huile, de coco et quelques produits des détroits.

En somme, les deux grands articles d'exportation de Shang-haï sont les thés et les soies. Cette ville, voisine des grands centres de production, des ti^ cbes cités de Sou-tchou et de IHaiiking, prend une

importance si considérable, qu'elle riYalise déjà, pour ainsi dire, avec Canton.

Citons encore une fois M. Auguste Heiirtier : < Shang-haï est le seul port où les articles de Paris pourraient trouver un débouché convenable. Les glaces, les bottes à musique, les montres, un petit nombre de fusils et de pistolets, jouiraient, je crois, de quelque faveur auprès des habitants du Céleste- Empire. Mais cette ville qui, il y a peu de temps, renfermait environ 250,000 habitants , et où Ton trouvait de grands magasins de soieries et de pellette • ries, ainsi qu'une foule d'objets fabriqués, dans la provinceàSou4chou,àNanking, etc., n'est plus, au moment où j'écris ces lignes, qu'une cité déserte, occupée par quelques insurgés qui l'ont pillée et dévastée pour subvenir aux besoins de la guerre.

« Shang*haï est appelée, par sa magnifique position,.à devenir, avant peu, le port le plus considérable de la Chine. Entrepôt du commerce du Nord e{ du Sud de l'Empire, cette ville est située près de l'embouchure d'un des plus grands fleuves de l'Asie, le Yang-tse-kiang, que les jonques remontent jusqu'«\ 400 lieues de la mer, et auquel vienr :;2ent aboutir une grande quantité de canaux et de rivières par lesquels les marchandises étrangères se

5M ÉrM «ANtou

fêf9Aâ&o^ èim» toutes tes prawiMfriflh 9Vlbemes, on se rend de Shang-haï à Faneteiifi» ca|HMe de ht ebiiie, à TopHl^te eité de Mttnfthif , eè, avant HDBnrpect-iDftehmoise, let naarehandha» eiuPopfeB'nm comffiençaienti à (fevenir Fofijef ifum^ yaadh eonaomniftliott. En on je«ir, e» peut Wffïfmk io»^ tehoii, Tune de» vUles les phis vithm db^ |É tMa^. Ce» avantage» expliquent les espénttew ipMi tes Curopéefts fbmdent sur te port d» Mang^^iA ^

deHa inli9^y a&isi ^prose autre pmsft^ NVwttOHhpt «léeTing^har, a éiHé paHleuIièremsak ÉêSkfê pw h vj^ureuse r^ftmce e<f par te» aelii ëé Iw»» voure dont elle dbn^a Kexenipte pméapf )» ésrniera guerre des Angiai» eM^ Flmpftp» Chinois. tt s'agissait de résinter à te^ ieff» angilh» : aussi, malgré la jfbree de» nrawiiles, iM%fé fe lé«i' de dei£K redoutes vigoureuse» sitaées mm das lia»téurs, et qui devait tme un terribte ra^^ge paroH te» assaillants, sli était Men dirigé, nialgré tes eftbrts <tes assiégés, il a feSu peu de tsmpê m» ilfiglais pwv s'^en rend» niattreft. La vitti»^pw^to«nftnevlivaft rten #attrayaflt ; ea f wmiifuê €»•

DES F0RCK9 »E Là CHINR. tôî

pendant une immense digue en pierre <iKilkiée' à protéger la ville contre les enyahissementd^ (fe h mer.

En effet, Tchen-haï qui est une ville de la previnee du Chehlciang est située à l'emboueRm*t du fleuve Tonng-kiang,. que quelques eartes an^ûses désignent à tort sous h nom dé Ta-kiah. Ce fleuve e»t la réunion de deux rivières te Tze-kt et te Young-kiang; il n a que huil iîeue» à» jfweùWê avant d'arriver à Tehen-hal, oit il se jet^ dans la mer. Il est assez profond poui» que l»t fvoa wMma puissent remonter jusqu'à Nin^-po.

Ls ville de Tckeft-kil, quoiqM h» Iviilé» M raient pas mise au nombre des places ouverte», est librement fréquentée par les Européens, sans que les Chinois semblent s'en inquiéter.

TCBEOU-CHAN.

CW utt»l(e que, éumt plnsimirs ému^, les Anglftie, à la suite dutFMté de Naakhig, ont eeeupée êf expteilée; ils l'appelaient Teho^^^Mom, et de m nom ils avaient nommé archip^ 4» TrlioêMm^ U frttgwwjfwé'tles ifa'Mtrwve féptmAnm dan» les ( éi ni|^'*il,4éparlMfiMi àùltmi^p&^eé mm

523 ÉPAT GémÉiiM.

mfime de Tchou^tan ou Chou-san est une dériiration de TchéouChan « Montagne en forme de na^ virera , appellation qu on lui donne sur les cartes chinoises.

Quand les Anglais l'occupèrent en 1843, ce n'était pas la première fois qu'ils. lui rendaient visite ; sans doute, ils avaient déjà rêvé d'établir dans cette lie une de leurs stations les plus avantageuses. Lord Macartney, à l'époque de l'ambassade qu'il remplit à Péking, en 1793, y avait relâché, et certainement bonne note avait été transmise à l'amirauté sur le plus ou moins d'avantage que la grande nation commerçante pouvait tirer de cette possession.

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