drWte
Il y a aussi un secrétariat civil au-dessous dès commandants, et un bureau des tttenldii^ attaché iu SM*^uHi'Cà*k.
Les gardes [shi-^vei) sont les jeunes frères. et les fils des Mantchoux ou Mongols des trois bannières supérieures; ou, s'il arrive qu'un d'eux soit pris d'entre les cinq bannières inférieures , ou d'entre les Chinois, il est affilié par le sort à l'une ou à l'autre des trois bannières supérieures. Ils fournissent également les troupes qui sont choisies dansla proportion de deux Mantchoux et deux Mbngols par chaque Uoling. Observons que le Uoling est le capitaine de 150 hommes de Bannière; ses fonctions sont civiles, militaires, ou les deux à la fois, et cette charge est quelquefois héréditaire ; le surplus d'une bannière qui ne monte pas à 1 50 hommes est sous les ordres d'un officier qu'on nomme demi-tsoting. 11 n'y a pas de Uoling dans le Corps des Gardes, et le Code des Lot> n'explique pas clairement si, par ceux à la compagnie desquels on emprunte le choix dont il est parlé plus haut, on doit entendre les capitaines de la grande division de Bannière, ou ceux de toute la population rangée sous le commandement immédiat des bannières à Pékin. Cependant il est probable qu'il s'agit des premiers.
Les Uoling sont ou shi-kwàn héréditaires, ou fçung-'Chung c'est-à-dire employés, danç le service
DES FORCES DE LA Cfillfl. hl
commun. Les tsoting héréditaires tiennent , leur office en vertu de leur descendance d'hommes auxquels le rang et le poste ont été conférés autrefois en reconnaissance de leurs bons services, et ce ne sont pas nécessairement les membres de différentes familles ; ou d'hommes d un rang plus élevé, dans la suite desquels furent trouvés des gens dignes d'être nommés tsoting^ lorsque s'établit la dynastie actuelle ; ou enfin d'hommes qui furent les premiers tsoting élus, et dont les descendants servirent au même titre pendant une longue suite de générations. Les tsoting héréditaires de création originelle, si l'on peut s'exprimer ainsi, sont hiun-^kiù, c'est-à-dire de mérite de longue date; ceux qui, étant tsoting , obtiennent rang héréditaire pour leurs actions sont appelés yù-t , c'est-à-dire de singulière distinction ; et cette désignation passe à leur successeur, qui, cependant, n'est pas nécessairement le fils ou le petit-fils du dernier titulaire, quoique ces derniers aient, en thèse générale, le pas comme candidats, à moins que le poste n'ait été déclaré vacant par suite de transgression à la loi. Une liste de noms est mise sous les yeux de Sa Majesté par le Tur-tungon général de la Bannière; sur cette liste est spécifiée la personne qui a dans la cir-^
58 ÉTAT MNÉRAL
constanee^ 1« meilleur droit. On ^ désigne un second ou aspirant ; et certain nombre d'autres moins rapprochés du derhier officier^ Laioi^ atei) la minutie ordinaire en Chine en ce qui toUcbe tout ordredepro* cédure, a dix-huit variétés dé circonstantM à cotisi'^ dérer avant qu'unnom puisse être inscrit sur la liste. Quand meurt un kàng chnngùoling qui n'a d'autre titre au râbg héréditaire que d'avoir eu dans sa famille un C^^ii^) employé dans la tribu durant cinq générations» on peut faite, pour la vacance de sa charge, une liste de candidats pris parmi ses parents^ conformément à la loi qui concerne les tsoling héréditaii^s; et semblable faveur est accor*^ dée aux membres des familles qui ont eu cette charge, à tour de rôle , lorsque le sixième tour pour servir revient à chacune de ces familles : pourtant à ces deux règles il y a des exceptions. Un tsoling héréditaire ne peut pas une fois qu'il a l'âge, être remplacé par un autre, à moins qu'il ne quitte sa bannière pour service public. Les kung-chung. Uoling sont choisis par les autorités supérieures, et non par le lihiung de leurs banùières. Dans la Famille Impériale, on les prend parmi les officiers au-dessus du i"" ou 5' rang : un candidat et un aspirant de la même bannière que
rancien sont présentés à Tapprobatioa de TEmpereur.
Le Code des Lois nous révèle qu'en i 812 il y en avait en charge 681 des bannières mantchoux^ 204 den bannières mongols, S66 des Hàn kiun, et 840 stationnés dans les garnisons en dedans et en dehors des provinces; il y en avait en outre, en MantchouriO) 97 commandant les tàrsang^ ou sorte de gens payant tribut en pelleterie, qui cependant en certains lieux ont des officiers différemment nommés, et 170 commandant les pâtres nomades de la Mantchourieet des colonies* Ils sont chargés des fonctions de Tenr^istrement, de Tadministration générale de la loi magistrale; ils ont encore le soin des troupes au corps desquelles ils sont attachés, et cela à différents degrés, si élevés ou si bas qu'aucun terme ne saurait donner une idée qui y réponde justement.
Il faut remarquer qu'à une seule exception près, dans la division légère, il n'y a de tsoling dans aucun des cinq corps stationnés à Pékin^ sauf dans le Màu-ki ying ; aucun dans la gendarmerie et aucun àTuen-ming Yuen. On n'en trouve pas non plus parmi les officiers qui font le service avec les gardes stationnés dans les différents postes métro^
politains. Dans le détail des officiers fournis par les hiàurki à la grande revue triennale , il n'y a pas de tsoling mentionnés ; aucun d eux, même dans toutes les forces de cette division, ne porte, comme certains de ses U'ànling^ la dénomination accessoire McMi shi-tvei^ qui indique une participation à l'administration actuelle du corps. Cependant deux mois avant que la grande revue ait lieu, ils dressent les listes du nombre de subal-^ ternes et d'hommes requis, et les instruisent de leur consigne ; mais, autant que nous pouvons le savoir, ils ne se chargent pas des exercices préparatoires. Ce soin semble reposer plutôt sur les ts'ànling et sur les subalternes. Lestsoling^ comme nous lavons vu, font les rôles des hommes de Bannière qui touchent paye et ration ; ils perçoivent également les rentes dues à la Maison Impériale , qui les paye elle-même en partie. Il en est de même de l'accroissement et du rapport casuel des compagnies. Les naissances leur sont annoncées dans le mois; les décès sans perdre de temps. Cet enregistrement est peut-être leur besogne la plus importante; le cens relevé par eux tous les trois ans est envoyé à leur ti^tung et au Conseil des Revenus qu'on pourrait moins improprement nommer con-
seil de la population. Dans les trois bannières supérieures, une l^ère taxe est le\ée sur tous les propriétaires de 30 acres chinois. Cette étendue de terre est représentée par une personne (ting) ; et 16 ting, par un ancien {ch'àng-fù). Us n'ont pas d'existence réelle; mais c'est sur cette computation qu'est fait le payement à raison de 2 mace 6 cand. pour chaque c/éàng-fii. Les produits de la taxe sont appliqués au factage de la Maison Impériale. En cas d'adoption , les tsoling donnent des gages, sans lesquels la demande du postulant sans enfant ne peut avoir aucune suite ; et la même formalité est nécessaire avant que le (ils adopté puisse retourner à sa propre famille, chose qu'il peut faire au cas où ses parents adoptifs ont des héritiers postérieurement à l'adoption. Les tsoling fournissent au revenu des dames que l'Empereur a le droit de donner en mariage, et des femmes liées aux Mantchoux qui peuvent servir de nourrices dans le palais. Ils doivent encore recevoir avis des parties pour tous les mariages projetés, achats d'esclaves, de maisons ou de terres, hypothèques, etc. , et tous les actes consacrant ces trois dernières transactions doivent être revêtus des sceaux; il en est de même pour les congés des hommes de Bannière qui quittent le quartier-
62 ÉTAT GÉNÉEAL
général ; s'ils résidaient dans l*enclos impérial, le capitaine-général de gendarmerie a dA être informé de leur absence par le Uoting. Les iseling avertissent tous les candidats des bannières de leurs examens, pour les armes ou pour les lettres, et ils sont responsables de leur présence sur le terrain ou à l'académie. Sous chaque tseting , il y a un Uukchànff, l'ancien d'une tribu , et quand cette charge ou toute autre au -dessous du rang de Uoling do-» vient vacante , la recommandation d'un successeur convenable incombe au tsoling daus la compagnie duquel s'est rencontrée la vacance.
Ainsi l'on peut voir que leur^ parades et leurs fonctions régimentales sont peu de chose, {nais que leurs devoirs et leur responsabilité, comme bureaucrates ou officiers civils, sont considérables. Leurs rapports avec les hommes de leurs compagnies ressemblent beaucoup, sur une moindre échelle, à ceux d^un magistrat avec les gens de son district ; mais il ressort des statuts de la Maison Impériale que le tê^ing n'a pas autorité pour proi)oncer sur les difficultés, et n'est que le canal chargé de les porter au ti'ànUng, qui prcicèdo à la dédsion.
Par occasion , dans les garnisons extérieures , ils unissent à leurs foiictions celles de kiek^inff (33);
DES FOfiOES DE U CHINE. 6S
dans les garnisons et à Pékin, ils remplissent difllé-* rents emplois mils d'un rang inférieur à celui de la vice-présidence des conseils, on des emplois militaires au-^dessous de celui de fU^-tutung ou lieutenants-général des hommes de Bannière. Certains officiers civils, tels que Ic^ secrétaires correspon-* dants des conseils (5 «), les censeurs de circuit (5 41 ), les sous-secrétaires des Conseils ou office colonial (5 ^ ), les intendants de circuit (4 « ), et les préfets (4/3) qui sont hommes de Bannière, peuvent permuter dans le service militaire comme UoHng.
Les Ueling héréditaires peuvent être faits /&- Is-àntiHffj ce qui ne leur fait gagner aucun grade. Les êsêtiHf ordinaires et héréditaires peuvent être promus au grade de ehàngski (9 «), officier principal à la suite des deux ordres les plus élevés de la noblesse impériale. Après avoir servi trois ans sans s'être compromis, un UoH$èg peut être mentionné une fois, et lorsqu41 Ta été quatre fois, promu à un grade supérieur. S11 manque à son service une fois en un mois, on ft^it une marque à son nom, et, à la troisième niarque aoousatrice, il est exposé h être poursuivi pap-devant le conseil de guerre. Il est sujet à une anende, lorsqu'un soldat de sa compagnie perd eu endommage ses armes ou son aceou-r
trement, au bannissement ou à 1 emprisonnement pour des fautes plus graves.
Le devoir delà Garde Impériale, Tsin-kiun ying, c'est de garder la personne et les appartements du souverain. Tant qu'il est à Pékin, la garde se monte aux vingt-quatre portes de l'enceinte défendue ; lorsqu'il se rend à Yuen-ming Yuen, ils forment son escorte immédiate. Leur tour de service au palais revient six fois par mois, mais toute la garde, composée d'un capitaine-général, de deux ministres extraordinaires , de quarante gardes dans l'inférieur, et de trois décurions avec cent-vingt soldats de la garde à l'extérieur, est relevée chaque jour. Cependant ceux-ci n'ont d'autre attribution que les quatre portes principales, ef, comme nous le verrons, ne se chargent pas de la veille et de la garde de toute l'enceinte . La garde ne doit permettre que personne, sans y être autorisé, entre au palais, ou en sorte ; elle veille à ce que les portes soient fermées à tout venant durant la nuit. Tout manque à cette précaution est puni dans la personne de l'officier par l'amende ou la dégradation , d'après une sentence delà cour de la Bannière, et dans la personne du soldat par la peine du fouet. La peine est la même pour le jeu et l'ivresse dans le palais, le sommeil en
faction, les heures mal observées, ou autres irrégularités semblables.
Outre ceux qui sont de service, tout le corps s'assemble en dehors de la porte Tài-ho chaque matin au point du jour, et, à moins que cq ne soit jour déjeune, ou anniversaire de décès, ils testent assis et reçoivent le thé de la bonté de la Couronné. Aux jours de naissance impériale et dans les occasions solennelles, entre autres le 1 *' et le 1 S*" jour de l'année, ils ont ce régal deux fois à cette, même porte. Ils sont armés au moins d'arcs et de flèches; mais il n est fait mention nulle part qu'ils se servent du mousquet. Lorsqu'il faut une escorte à Sa Majesté, service accompli apparemment par les shi-îvei^ ou gentilshommes de la Garde, sans «les soldats , un certain nombre d'entre eux porte une sorte de hallebarde à trois pointes, de près de douze pieds de long ; d'autres des épées ou des poignards, mais tous l'attirail de l'archer.
Les progrès dans la pratique de cet art sont évidemment une garantie d'avancement. Il y a six jours par 'mois consacrés à l'exercice de l'arc par les bordé-jaune et les blanc-uni ; six autres jours par les jaune-uni.
Aussi l'histoire des temps les plus anciens de