Cf. Pitres, op. cit., I
oublier que ces réflexes peuvent être diminués môme chez l'homme normal. Je crois aussi, avec M. Parinaud, que les réflexes papillaires restent presque toujours intacts, même quand il y a une amaurose complète, de nature hystérique bien entendu. Si je mets une restriction, c'est que Briquet parle de pupilles larges et dilatées * et que M. Kœnig m'a dit récemment avoir vu une amaurose, qui semble bien hystérique, avec dilatation permanente de la pupille. Il se peut qu'ici l'amaurose se superpose à un autre trouble moteur, mais cela est certainement très rare. M. Pitres a signalé un autre réflexe pupillaire bien intéressant, qui se conserve très bien malgré l'anesthésie, « la pupille se dilate lorsque l'on vient à piquer ou à pincer fortement des parties anesthésiées du tégument, bien que les malades ne ressentent aucune impression douloureuse - ». J'ai répété l'expérience de M. Pitres sur beaucoup de malades et j'ai constaté le même résultat.
D'autre réflexes au contraire soulèvent une question plus difficile : ce sont des réflexes très souvent altérés ou supprimés dans l'anesthésie hystérique, la secousse et la grimace que l'on fait d'ordinaire quand on nous pince ou qu'on nous brûle subitement, le réflexe consécutif au chatouillement soit de la plante des pieds, soit des flancs, le réflexe nauséeux après titillation du pharynx, le réflexe palpébral après attouchement de la conjonctive, etc. Ces réflexes, il faut le constater, sont très souvent absents. Je crois que ce sont des réflexes particuliers que l'on pourrait appeler sensitifs, parce qu'ils dépendent non d'une sensation précise, mais d'une émotion générale, la douleur. Nous y reviendrons à la fm de ce chapitre quand nous parlerons plus spécialement du sentiment de la douleur.
Une anesthésie peut aussi être la cause de troubles