Paul Richer, op. cit
LES TROUBLES DU MOUVEMENT. '•^l
-auche nous donne 25 à droite ot 10 h gauche. Camille, anesthésique à gauche, 18 h droite et 3 à gauche. Célestine, anesthésique des deux côtés marque 9 à droite et 5 à gauche. Ces chiffres expriment les moyennes de nombreuses mesures prises pendant que les malades ont les yeux ouverts et peuvent regarder leur main pendant qu'elles serrent. -i . +
Quoique ce phénomène paraisse localisé, il n en est pas moins la manifestation d'un état général de l'être tout entier ', et il se rattache évidemment à tous les faits psychologiques déjà décrits. Quelques remarques vont nous le prouver. Il est certain que les phénomènes moraux influent énormément sur cette faiblesse musculaire. L'amyosthénie augmente, par exemple, si on diminue l'attention du sujet, si on ne lui permet pas de regarder la main qui serre'-. Marguerite, les yeux fermés, n'a plus que 0 à droite et 10 à gauche; Berthe n'a plus que 13 à droite et 6 à gauche; Camille, 9 adroite etO à gauche; Célestine, 0 à droite et 0 à gauche. La faiblesse va disparaître, au contraire, si on excite vivement l'attention par tous les moyens, en faisant regarder les malades, en leur montrant le mouvement et leur faisant remuer la main plusieurs fois avant qu'elle ne serre, etc.
J'ajouterai seulement une remarque générale pour montrer l'analogie de ce fait avec ceux qui ont été étudiés dans les chapitres précédents. Ces chiffres, marqués par le dynamomètre, me paraissent tout à fait étonnants et je trouve que la plupart des auteurs les acceptent sans manifester une surprise suffisante. Si nous donnons le dynamomètre à serrer à des hémiplégiques, à des amyotrophiques, nous obtenons aussi ces chiffres de 5 à 10. Ici, ils ne nous étonnent pas, car nous savons bien que nous avons affaire à des