‹ État mental des hysteriquesChapitre 97 sur 112 · Feré, Senaalion et mouvement · texte numérisé non relu

Feré, Senaalion et mouvement

sont les plus rares; la plupart ont reconnu avant nous qu'elles avaient perdu louLe volonté et tout sentiment, et elles sont dégoûtées de leur existence misérable. « Je me trouve folle, cela m'ahontit, » dit l'une. « Je suis bête, ce n'est pas la peine que l'on me connaisse comme cela, » dit une autre. Et toujours le même refrain : « Je n'étais pas ainsi autrefois. » Ces caractères sont peut-être moins pittoresques, mais ils sont plus vrais que ceux de la légende.

Un autre groupe d'émotions dérive de leur égoïsme; très préoccupées de leur faible personne, elles réclament tous les soins et tous les égards, elles demandent à autrui la force morale qu'elles n'ont pas en elles-mêmes, et se trouvant toujours impuissantes, elles se croient toujours négligées. Elles se représentent avec peine la force, le bonheur d'autrui, et sont extrêmement jalouses, très irritables et très colères. La jalousie, cette grande passion des petits esprits, fait le tourment continuel des hystériques, elle est un complément presque nécessaire de la passion somnambulique que nous avons déjà signalée. Il y a quelquefois chez elles une véritable souffrance à la pensée du plaisir d'autrui. Je signale seulement toutes ces perturbations morales qui sont très curieuses et probablement très régulières comme tous les phénomènes de l'hystérie. Leur étude formera plus tard le point de départ de la morale, aujourd'hui la psychologie n'est pas encore capable de les analyser.

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