‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 115 sur 133 · Féré. Sensation et mouvement, 1887, 2i · texte numérisé non relu

Féré. Sensation et mouvement, 1887, 2i

térie, dit M. Oppenheim, est la faiblesse irritable, une excitabilité anormale jointe à un épuisement; ces caractères se constatent surtout dans la sphère des phénomènes affectifs* ». M. JoUy, reprenant la conception dOppenheim, parle aussi d'une faiblesse nerveuse extrême qui permet l'exagération des phénomènes affectifs, mais il ajoute que cette formule manque de précision et ne résume pas les faits particuliers*. Nous pensons, comme cet auteur, qu'il est nécessaire de préciser ce que Ton entend par cette faiblesse cérébrale. Comme les fonctions essentielles du cer- . veau sont des fonctions psychologiques, il faut montrer par l'analyse des phénomènes moraux en quoi consiste cette insuffisance psychologique.

Nous avons proposé autrefois d'étudier un phénomène psychologique, qui était déjà signalé d'une manière plus ou moins vague parmi les troubles du caractère des hystériques, mais qui nous paraissait l'expression principale de cette insuffisance. 11 s'agit d'une faiblesse de l'attention, ou mieux d'un état de distraction perpétuelle que l'on constate facilement chez la plupart de ces malades. L'attention est lente à se fixer, pénible, s'accompagne d'accidents de toute espèce, s'épuise très rapidement, et ne donne que des résultats minimes, elle ne forme que des fdées vagues, douteuses, surprenantes et inintelligibles'. Si on considère l'attention sous son aspect moteur, quand elle s'applique aux actions, on retrouve les mêmes caractères : les actes volontaires sont pénibles, lents, de courte durée, entrecoupés d'arrêts innombrables. Souvent même cette attention si faible semble disparaître entièrement, toute attention, tout acte volontaire devient impossible, le sujet n'est plus capable de comprendre ce qu'il lit, ni même ce qu'il entend, d'effectuer le plus petit mouvement volontaire. L'aboulie, l'aprosexie, l'hésitation, le doute, nous croyons devoir y insister, sont les caractères psychologiques

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