Automatisme psych.^ iSS
3. A. Pick. Ueber die sogeiianiite a conscience musculaire » (Duchenne). Zeitschrift fur Psych. und Physiol. der Sinnesorgane^ IV, 1892. Cf. Stigmates mentaux de Vhystérie^ 168.
momentané et ne résulte pas d'une attention volontaire dirigée uniquement dans un sens ; c'est un état de distraction naturelle et perpétuelle qui empêche ces personnes d'apprécier aucune autre sensation en dehors de celle qui occupe actuellement leur esprits f
Nous avons essayé autrefois, non d'expliquer, mais de résumer tous ces faits très nombreux dans une formule simple. La vie psychologique n'est pas uniquement constituée par une succession de phénomènes venant à la suite les uns des autres, formant une longue chaîne qui se prolonge dans un seul sons. Chacun de ces états successifs est en réalité complexe ; il renferme une multitude de faits plus élémentaires et ne doit son unité apparente qu'à la synthèse, à la systématisation de tous ces éléments. Nous avons proposé d'appeler « champ de conscience ou étendue maximum de la conscience » le nombre le plus grand de phénomènes simples, ou relativement simples, qui peuvent être réunis à chaque moment, qui peuvent être simultanément rattachés à notre personnalité dans une même perception personnelle*. » Ce champ de conscience ainsi entendu est fort variable : Un chef d'orchestre entendant simultanément tous les instruments, et suivant par la lecture ou par la mémoire la partition de l'opéra, réunit dans chacun de ses états de conscience un nombre immense de faits. L'individu endormi qui rêve, le malade pendant une crise d'extase, n'ont au contraire dans la pensée consciente qu'un nombre de faits très restreint. Il est facile de voir, en étudiant la distraction des hystériques, que leur champ de conscience semble très petit, il est rempli tout entier par une seule sensation relativement simple, un seul souvenir, un petit groupe d'images motrices et ne peut plus en contenir d'autres en même temps. Ce rétrécissement du champ de la conscience n'est qu'une manifestation de l'épuisement cérébral général que l'on a souvent admis. Cet épuisement nous