‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 120 sur 133 · Automatisme psychologique, Z · texte numérisé non relu

Automatisme psychologique, Z

giques qui forme la perception personnelle chez tous les hommes était chez ces individus désagrégé et donnant naissance à deux ou plusieurs groupes simultanés ou successifsy le plus souvent incomplets et se ravissant les uns aux autres les sensations^ les images et par conséquent les mouvements qui doivent être réunis normalement dans une même conscience et un même pouvoir^, La suggestibililé elle-même et les maladies par représentation se rattachent à cette conception générale : le développement exagéré de certaines idées dépend de leur isolement, et cet isolement est une conséquence du rétrécissement du champ de la conscience. L'exaltation des phénomènes automatiques résulte le plus souvent d'une diminution dans la puissance de l'activité volontaire qui réunit à chaque instant de la vie les phénomènes présents. C'est Tensemble de ces conceptions que nous avions désigné sous le nom de désagrégation mentale et il semble encore, d'après les analyses précédentes, que cette idée puisse fournir le moyen de résumer un grand nombre de phénomènes hystériques.

Plusieurs auteurs ont accepté ce résumé des faits et Tout complété par de nouveaux exemples. M. Pick considère la diminution de la puissance d'attention, le rétrécissement de la perception personnelle auquel il ajoute le rétrécissement de l'impulsion motrice, comme la caractéristique de rhystérie '. M. Laurent s'exprime à peu près de même : « Nous disons hystérique, car aujourd'hui c'est le seul mot scientifique pour désigner le rétréci mental, le minus habens conscientiœ, si nous pouvons exprimer ainsi l'état mental de cet individu très intelligent peut-être, mais dont toutes les facultés mentales sont marquées d'un stigmate plus fixe certainement qu'aucun de ceux que l'on est habitué à rechercher dans l'hystérie ^. »

Sans doute ce rétrécissement du champ de la conscience doit se retrouver chez un grand nombre de malades, chez

i. Ihid., 364.

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