‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 122 sur 133 · JOLLY. Op. cit.j · texte numérisé non relu

JOLLY. Op. cit.j

Ihésie également; l'état mental, syndrome important chez les hystériques, relève directement d'un trouble du fonctionnement du cerveau. Il faut donc admettre que l'hystérie est une névrose particulièrement cérébrale* ». « L'hystérie n'est* qu'une manière de fonctionner du cerveau, écrit M. Sollier,... il n'y a pas une maladie hystérique,... c'est le mécanisme cérébral qui est hystérique, ce n'est pas l'affection*. » Dans le récent Dictionnaire de médecine mentale de M. Hack Tuke, les deux articles consacrés à l'hystérie aboutissent à cette même conclusion, o L'hystérie, d'après M. Donkin, est un désordre ou un développement défectueux des centres fonctionnels les plus élevés de l'écorce cérébrale.... On court moins de risque de se tromper en considérant l'hystérie comme une espèce de folie, qu'en cherchant à grouper les phénomènes autour d'un symptôme physique de cette maladie ^. Dans le même ouvrage, MM. Charcot et Marie rattachent également l'hystérie à un trouble dans le fonctionnement des régions cérébrales les plus élevées. L'hystérie est moins, d'après eux, une maladie dans le sens ordinaire du mot a qu'un mode particulier de sentir et de réagir*. » Toutes les études que nous avons faites jusqu'à présent nous amènent aussi à faire rentrer l'hyslérie dans le groupe des maladies mentales. Il faut cependant examiner les difficultés que présente une semblable assimilation, non pour les résoudre complètement, mais pour nous rendre compte de la valeur pratique de notre définition toute provisoire de l'hystérie.

Pour critiquer notre définition, qui tend à faire de Thystérie une maladie mentale, on nous permettra de suivre une vieille méthode qui remonte à la scholastique, mais qui est assez précise. Conveniat ioti et conveniat soli defi^

1. Georges Guinon. Les agents provocateurs de l'hystérie, 1889, 354.

Page 1