Breuer et Frbdd. Op. cit.t S
î«8 ACaDENTS MENTAUX DES HYSTÉRIQUES.
Nous ne pouvons étudier ici cette nouvelle forme de la désagrégation mentale qui caractérise le psychasthénique, ni montrer son degré de gravité et ses conséquences. Il nous suffit de faire remarquer qu'elle est différente de celle qui a été constatée chez les hystériques. Nous pouvons donc conclure, comme H. Colin S que a Thystérie asa place marquée au soleil et qu*elle a des signes qui lui sont propres». 11 n'est pas nécessaire de nier le caractère moral de l'hystérie pour lui conserver sa place, il suffit de distinguer les maladies mentales les imes des autres.
Il est inutile de reprendre une discussion que noua ayûns déjà souvent faite sur les rapports de l'hystérie avec l'état normal. Nous avons montré que l'on retrouvait dans les distractions, les habitudes, les passions, dans l'automatisme psychologique de l'honune novinal le germe de tous les phénomènes hystériques. Quelques auteurs en ont été surpris et se servent de .remarques du même genre pour présenter comme personnes normales des hystériques avérées ou réciproquement. Ce rapprochement ne doit pas étonner a il faut admettre pour lé moral ce. grand principe universellement admis pour le physique depuis Claude Bernard, c'est que les lois de la maladie sont les mêmes que celles de la santé et qu'il n'y a dans celle-là que l'exagération ou la diminution des phénomènes qui se trouvaient déjà dans celle-ci » *. Ce sont ces degrés des phénomènes qu'il faut bien vouloir reconnaître pour distinguer une distraction d'une anesthésie, une émotion d'une attaque, un rêve d'un somnambulisme. La distinction sera toujours difficile si l'on se borne à étudier les cas frustes et. peu nets, elle sera facile si Ton veut bien conamencér l'étude par les « cas types » et comparer les autres avec ceux-ci.
Nous avons élargi sur un point le concept de l'hysténe en lui rattachant les somnambulismes et les actes subconscients. Mais nous avons limité l'étendue de cette maladie en la distinguant des délires et des aliénations qui parais-
i. Colin. Op. cit.