‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 14 sur 133 · Ch. RiciiET. L'homme et l'intelligence · texte numérisé non relu

Ch. RiciiET. L'homme et l'intelligence

cédernment, mais ils ont grandi et peu à peu ont trpnsformé tout l'esprit.

Je ne décrirai pas ici les effets physiologiques que peuvent avoir les suggestions; quelques-uns, comme les rubéfactions de la peau, les brûlures, les vésicatoires, sont aussi certains qu'ils sont étranges*. Leur étude amènera probablement plus tard Tintelligence des phénomènes organiques et viscéraux que Ton observe si souvent chez les hystériques. Dans cet ouvrage je n'ai pas à sortir de Texamen de leur état mental.

Cette revue rapide des phénomènes de suggestion nous a montré des faits en apparence très différents les uns des autres. Ils avaient tous, cependant, le grand caractère signalé au début. Ces idées, qui s'accompagnaient d'actes, d'hallucinations, de rêves complexes, de modifications de toute la personnalité, prenaient évidemment dans l'esprit une place exagérée. Elles dépassaient, elles effaçaient les autres pensées normalement développées. Cette description a permis de constater, sinon de comprendre, la suggestibilité qui est si générale et si forte chez les hystériques.

g 2. — Caractères psychologiques de la suggestion.

Les suggestions ont-elles des caractères psychologiques qui leur soient propres? doivent-elles être distinguées des autres phénomènes qui se passent dans l'esprit humain? Certains auteurs l'ont nié complètement; ils ont dit que la suggestion était un fait moral quelconque et qu'il n'y avait aucune distinction à faire. « Je définis la suggestion, dit M. Bernheira : c'est l'acte par lequel une idée est introduite dans le cerveau et acceptée par lui ' . » Tout ce qui entre dans l'esprit par un sens quelconque^ tout co qui est pro- >îoqué par les associations d'idées, par la lecture, par l'enseignement, tout ce qui est inventé par le sujet lui-même,

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