‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 22 sur 133 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L*étude de la suggestion nous a montré <ïue lès pensées des hystériques ne sont pas équilibrées, que, sous diverses influences, Tune d'entre elles peut se développer d'une manière exagérée et vivre pour ainsi dire isolément de sa vie propre au grand détriment de l'organisme mental. Cette disposition ne se manifeste pas seulement dans des expériences artificielles, elle donne lieu continuellement à des phénomènes naturels qui sont tout à fait analogues à des suggestions. Les idées fixes sont pour, nous des phénomènes de ce genre, c'est-à-dire des phénomènes psychologiques qui se développent dans l'esprit d'une manière automatique, en dehors de la volonté et de la perception personnelle du malade, mais qui, au lieu d'être comme les suggestions provoquées expérimentalement, se forment naturellement sous l'influence de causes accidentelles. Cette différence dans la provocation artificielle ou naturelle des phénomènes automatiques a des conséquences assez graves au point de vue clinique et surtout thérapeutique pour justifier cette distinction.

Des idées de ce genre ont été longuement décHtes chez certains malades, que l'on considérait comme des aliénés, sous le noni d'obsessions, d'impulsions, de phobies; elles caractérisent le délire qui se développe chez certains neurasthéniques ou, comme on les appelle souvent en France, certains dégénérés. Nous répéterons ici ce que nous avons déjà dit à propos des aboulies ^ Sans aucun doute, ce caractère appartient à ces malades, nous ne le nions aucunement; mais nous disons seulement qu'il appartient

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