Charcot. Op. cit., I
suite de cette résolution, par une sorte de contre-volonté hystérique (nous dirions à la suite d'une association par contraste), elle fait un claquement avec sa langue. Ce bruit se répète encore une fois, plus tard, dans une autre circonstance où elle veut aussi se tenir tranquille; de là un tic de claquement de la langue qui accompagne chaque émotion *. » Nous pouvons dire avec M. Pitres que ces tics dépendant de l'hystérie sont tous produits à la suite de traumatismes ou d'émotions morales*.
M. Dutil a montré qu'il en est de même pour la plupart des tremblements hystériques qui viennent à la suite d'un traumatisme, d'une frayeur, d'un choc moral quelconque*. ' Cela est incontestable dans le cas de God. que nous avons étudié, l'origine de l'accident vient encore préciser notre diagnostic. God. exerçait le métier de couvreur; il y a deux ans, il est tombé du haut d'un échafaudage qui s'est défait sous lui et par miracle il a pu se raccrocher et rester suspendu à une corniche par le bras droit. Ses camarades ont mis dix minutes à le sauver. Quand il fut retiré plus mort que vif, il .tremblait de tout le corps et claquait des denls<s Rien de plus naturel, seulement l'accident a eu lieu il y a deux ans et il tremble encore. Le tremblement a, il est vrai, diminué; il réapparaît avec violence quand le malade essaye de se servir de son bras droit, et, à ce moment, God. ressent encore une peur et une angoisse, il rêve encore qu'il tombe et a des gestes de terreur, il aime mieux se servir de son bras gauche. Un autre malade, Dal., tremble depuis un an, à la suite d'un accident de voiture où il faillit être écrasé. Dans certains cas, exceptionnels sans doute, on peut se demander si le tremblement ne dépend pas d'une action habituelle de la malade et n'est pas une chorée en petit. Desh. était caissière dans une maison de commerce, elle avait à* écrire toute la journée et gémissait continuellement de cette fatigue; aujourd'hui, à la suite