Pitres. Op. cit., I
2. F. JoLLY. Ueber hystérie bel kindern. Sonder abdnick aus der Berliner klin. Wochenschr., 1892, n*> 34, p. 3.
3. Ddtil. Contribution à l'étude clinique des tremblements hysté" Tiques, 489i.
derniers, des modifications diverses concernant la fréquence et l'amplitude de leurs oscillations*. » M. Dutil insiste sur un caractère très important au point de vue clinique, la ressemblance de tel ou tel de ces tremblements avec d'autres tremblements appartenant à des maladies organiques ou à des névroses différentes ; le premier imite la paralysie agitante et le tremblement sénile ; le second, la maladie de Basedow, le tremblement alcoolique et celui de la paralysie générale; le troisième rappelle soit l'épilepsie spinale des paraplégiques spasmodiques, soit, quand il existe seulement dans les mouvements intentionnels, l'un des symptômes caractéristiques de la sclérose en plaques. Tel était précisément l'aspect d'un malade que nous avons pu étudier chez M. Hanot. God. depuis des années est agité par un • tremblement général et à peu près continuel. Mais les secousses, quoique ne disparaissant pas complètement, sont très légères, à peine perceptibles pendant le repos complet. Au contraire, elles s'exagèrent pendant les mouvements et surtout pendant les mouvements volontaires du bras droit, à un tel point que le malade ne peut porter un verre à sa bouche. Si l'on ajoute que les membres, surtout du côté droit, présentent une certaine raideur, que le malade a des sortes de vertiges et que le tremblement de la tête rend la parole saccadée, on comprendra que le diagnostic de sclérose en plaques semble vraisemblable, et même ait été souvent porté dans les différents services où ce malade a passé. Cependant si l'on remarque que les réflexes sont normaux, que les mouvements des yeux ne s'accompagnent pas de nystagmus, que le côté droit du corps est anesthésique, que le champ visuel des deux yeux est réduit à lO^», enfin que le malade présente un état mental tout à fait caractéristique (amnésie continue, suggestibiUté, hallucinations provoquées, etc.), on pourra conclure, croyons-nous, qu'il s'agit uniquement d'un hystérique. M. Souques nous a appris à faire le diagnostic de ces hystéries simulatrices des scléroses en 4. Dutil. Op, cit.^ 9.
plaques*. M. Dutil insiste encore sur Timportance de ces tremblements hystériques en montrant que certains symptômes considérés quelquefois comme des maladies distinctes doivent en dépendre. Il se rattache par une argumentation convaincante à l'opinion qui assimile le tremblement mercuriel à un tremblement hystérique". M. Pitres est aussi d*avis que le paramyoclonus multiplex doit se rattacher à un phénomène du même genre ', M. Mœbius soutenait également cette opinion*.
Les chorées hystériques ont joué un grand rôle dans l'histoire, les variétés tournantes, grimpantes, sautantes se rencontraient dans toutes les grandes épidémies de possession*. Elles ont ordinairement un caractère bien décrit par Germain Sée, Trousseau, Briquet*, Cha^cot^ c'est le rythme ; les mouvements si variés, si extraordinaires qu'ils soient, sont réguliers. Ce sont des salutations, par exenàple, qui se répètent régulièrement trente ou quarante fois par minute. On a pu désigner ces chorées sous le nom de spasmes oscillatoires ou pendulaires. Cependant M. Charcot a fait une observation très importante : si toute chorée rythmée peut être à coup sûr diagnostiquée de nature hystérique, la réciproque n'est pas vraie. Il ne faudrait pas nier le caractère hystérique d'une chorée simplement parce qu'elle n'est pas rythmée*. Voici en effet un exemple qui m'a semblé curieux : Barb. , âgée de quatorze ans, semble présenter le type de la chorée d^Sydenham, mouvements
1. A. Souques. Études des syndromes hystériques simulateurs^ 1891, 16.
2. DcTiL. Op. cit., 96. — Cf. Pitres. Op. cit., I, 306. — Gilles de la TooRETTE. Op. cit., 473.