Charcot. Op; cit., III
vation des réflexes tendineux, et surtout sur la répartition de Tanesthésie. Ces anesthésies en segments géométriques ne correspondent pas à des régions analomiques innervées par un tronc nerveux, mais à des organes entiers tels qu'ils sont conçus et limités par la pensée populaire*. Elles ont la forme d'une manche de veste, d'un gigot, d'une manchette. Ce n'est pas seulement le bras innervé par le plexus brachial qui est insensible et paralysé, c'est aussi la région de l'épaule qui dépend cependant du plexus cervical. La cuisse et la fesse sont alteintes, mais la région sacrée et la région génitale sont respectées, ce qui n'a pas lieu dans les paralysies spinales*. Ces caractères présentent bien quelques exceptions et quelques irrégularités, on a signalé des atrophies et môme des troubles dans les réactions élecr triques'. On a constaté aussi, mais très rarement, des monoplégies hystériques dans lesquelles la sensibilité était conservée. M. Miura* en signalait un cas sur 31, celui de Roug, qui a été cette année l'objet d'une leçon de M. Charcoti Ces exceptions sont rares; en général, une monoplégie hystérique a un aspect bien spécial : on est surtout frappé de voir cette insensibilité complète, cette perte du sens tactile et musculaire, cette indifférence du sujet qui n'ai plus conscience de l'existence de son bras, « qui l'a oublié, qui l'a perdu » ; cette attitude du sujet ne s'observe guère en dehors de l'hystérie.
Il est inutile d'insister siu» les contractures localisées à tel ou tel organe ; les contractures des jambes, des bras, les coxalgies, les contractures du thorax avec troubles respiratoires, le torticolis, la contracture des masséters, le spasme glosso-labié, le blépharospasme, les troubles de l'accommodation oculaire, les spasmes des viscères dont le principal est le spasme pharyngo-œsophagien, sont des phénomènes bien connus. Je regrette seulement de ne
i. Stigmates mentaux de thystéiict 12.