Souques. Op. ct
enfant et sa main reste paralysée avec une aneslhésie en manchette*. Un homme, R..., assiste à Tenterreraent de son neveu qui a eu le bras coupé après un accident de machine et il rentre avec une monoplégie hystérique. Un individu qui travaillait le plomb imite la paralysie des extenseurs de son camarade, etc. Il en est de même pour les contractures : la malade dont j'ai parlé a eu la main contracturée parce qu'elle menaçait son mari du poing. Lem... a été frappé par un tonneau qui roulait sur le pont du navire, mais il n'a eu aucune blessure. Les contractures de Justine ont le plus souvent pour origine des rêves : c'est parce qu'elle a rêvé toute la nuit à son piano qu'elle a eu la main contracturée dans la position de l'octave; elle rêve qu'elle déménage son mobilier et qu'elle monte sans cesse l'escalier, au réveil elle a une contracture des jambes en flexion comme si elle montait des marches ; elle rêve qu'on la force à marcher la tête en bas et elle se réveille avec les deux mains contracturées en l'air au-dessus de sa tête, etc. Un malade, cité par M. Guinon, présente un blépharospasme parce qu'il a eu un grain de sable dans l'œil*. Ajoutons ((ue le plus souvent les accidents ne se produisent pas immédiatement après la cause provocatrice, mais qu'il s'écoule un certain laps de temps avant que l'accident ne soit nettement déterminé. On a justement donné à cette période le nom de période de méditation, car il est vraisemblable que le sujet l'emploie à méditer son accident.
La fin, laguérison de semblables accidents nous suggère encore la même pensée ; on sait qu'ils peuvent disparaître à la suite d'une émotion, d'un rêve', d'une suggestion. Lem... contracture depuis six semaines, a été guéri en quelques minutes, Justine perd ses contractures dès qu'on lui secoue un peu la main. Les étincelles électriques et même la fameuse « insufflation » faite sur la région où passe le Ironc principal du nerf et que pratiquaient les anciens