‹ Etat mental des hystériques: les stigmates mentauxChapitre 49 sur 133 · Souques. Op. cit · texte numérisé non relu

Souques. Op. cit

magnétiseurs n'agissaient pas autrement; « le massage, M. Charcot l'avait remarqué, autrefois*, produit une sorte d'hypnotisme local », ou, tout simplement, il attire Tattention du sujet, il lui impose de nouvelles sensations musculaires qui lui rendent la disposition de son membre.

Pendant que ces phénomènes existent, nous remarquerons qu'ils peuvent durer fort longtemps sans s'accompagner de ces modifications des réflexes*, de la réaction électrique, de ces troubles trophiques qui ne tardent pas à se manifester après les lésions de la moelle ou de l'encéphale. Nous observerons que la localisation de ces accidents à l'épaule sans participation du bras, aux deux membres d'un côté sans participation de la face ne semble pas en rapport avec la structure du système nerveux, que la limitation singulière des paralysies et des anesthésies se rattache à des idées populaires bien plus qu'à des locaUsations anatomiques. Dans bien des cas, la systématisation est plus surprenante encore et tout à fait inconnue dans la clinique des lésions organiques. Nous serons étonnés de voir des paralysies aussi complètes, des insensibilités aussi absolues rester cependant aussi limitées. Enfin, l'indifférence des malades, l'absence presque constante des douleurs, la disparition des accidents pendant le sommeil chloroformique^ nous feront aussi penser à un trouble mental. Après des remarques semblables, M. Babinski concluait que la contracture hystérique peut être comparée à un état de contraction volontaire prolongée, elle dépendrait, comme la paralysie, d'un état psychologique des sujets qui sont incapables de faire passer volontairement certains muscles de l'un à l'autre de ces deux états d'équilibre, le relâchement et la contraction*. Ce sont donc des troubles psychologiques qui jouent dans ces phénomènes le plus grand rôle.

. 1. CHàBCOT.O/?. cit., m, 598.

2. Badinski. Paralysies, contractures organiques et hystériques. 5ociétéméd. deshôp., 5 mai 1895.

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