P. RicHEn. Op. cit
2. Rev, philos., 1887, 1,463. il i^fom., 291. Stigmates mentaux, 116.
provoquer des paralysies chez des hystériques, pendant <[u'elles sont en attaque, ou en sommeil, ou même en agissant sur leur côté anesthésique ; ces provocations ne sont pas senties, elles agissent donc physiquement et non moralement. Nous sommes convaincu, au contraire, qu*une hystérique sent, et présente des phénomènes psychologiques, pendant l'attaque, pendant le sommeil, et même quand on la frappe du côté anesthésique. En agissant ainsi, on se met au contraire dans les meilleures conditions pour faire des suggestions. On peut, dit-on encore, paralyser des hystériques en les épuisant par l'application de l'aimant ou par l'application d'un diapason vibrant sur les points hystériques. On nous dispensera de démontrer le rôle énorme de la suggestion dans de semblables expériences; nous renvoyons à ce que nous avons déjà dil à propos de l'aimant et des points hypereslhésiques. Une objection plus importante est celle de M. Grasset*; c'est que la suggestion expérimentale n'est pas toujours capable de défaire les accidents naturels de l'hystérie. Cela est malheureusement vrai, mais nous ne savons pas assez exactement l'idée délirante qui entretient la paralysie, l'état dans lequel il faut placer le sujet pour l'atteindre, les moyens de la modifier, pour la faire toujours disparaître. Il y a également des suggestions expérimentales faites dans des conditions déterminées qu'un autre opérateur ne saura pas enlever s'il ne sait pas se placer exactement dans les mêmes conditions. Cette remarque, fort juste, montre que nous avons encore beaucoup à apprendre sur le mécanisme des idées fixes, mais ne supprime pas leur existence.
Nous avons cru devoir insister sur ces accidents curieux et sur les problèmes difficiles qu'ils soulèvent, et nous sommes bien loin de les avoir résolus. Cependant il semble qu'en empruntant aux différents auteurs leurs conceptions les plus justes, en les complétant l'une par l'autre au lieu de les contredire, nous avons pu indiquer comment les paralysies et les contractures se rapprochaient des autres