Les stigmates mentatix, 2ii. Autcm. psych
sur la connaissance de l^hystérie, mais sur ia connaissance des émotions et de leurs lois. Ce qui est important à savoir, au point de vue de Thystérie, c'est que dans Tattaque il y a une émotion et qu'elle est due à la reproduction d'un rêve ; c'est là ce qui est proprement hystérique et qui explique, sinon l'es détails, au moins l'ensemble du phénomène.
Briquet remarquait déjà que les attaques sont la manifestation d'émolions, mais « d'émotions exagérées et perverties* ». Cherchons à comprendre cette restriction. Une chose peut d'abord nous surprendre, c'est la grande similitude des différentes attaques d'hystérie, quoique les émotions initiales aient été, en réalité, fort différentes les unes des autres. Nous pourrions dire que les émotions, lorsqu'elles sont violentes, se ressemblent à peu près toutes et que la joie fait pleurer comme la douleur. Mais nous croyons qu'il vaut mieux rappeler un fait déjà souvent signalé à propos des phénomènes subconscients. (]es phénomènes sont, au début, nets et limités, mais ils sont envahissants et perdent en grandissant leur précision. Un phénomène subconscient provoque au début une paralysie, une contracture systématisée et bientôt une paralysie ou une contracture générales. 11 en est de même pour l'attaque : Célestine a, dans son enfance, des colères qui sont bien nettes : elle frappe et injurie une personne déterminée ; depuis l'âge de treize ans, elle a des colères plus vagues et l'on remarque qu'elle frappe et injurie au hasard, elle donne même des coups à un matelas croyant que « c'était du monde qui se moquait de moi ». A seize ans, l'attaque n'a plus forme distincte de colère, si ce n'est tout au début; les membres se meuvent d'une façon si désordonnée que l'on ne peut plus dans ces convulsions dislinguer les actes de la colère. Quand les émotions deviennent ainsi envahissantes, on comprend qu'elles finissent par se confondre toutes.
Un autre caractère des émotions hystériques, c'est leur isolement dans l'esprit du sujet. Le rêve qui les provoque se reproduit d'une manière subconsciente, sans que le sujet