Briquet. Hystérie
LES ATTAQUES. ihb
de Toppression, son cœur bat, quelque chose lui monte à la gorge et Tétrangle, enfin elle ressent dans tous les membres un malaise qui les fait en quelque sorte tomber, ou bien elle éprouve une. agitation, un besoin de mouvement qui lui fait contracter les muscles. C*est bien là le modèle exact de l'accident hystérique le plus commun, du spasme hystérique le plus ordinaire*. » M. Pitres adopte à peu près les opinions précédentes quand il dit que les symptômes de la crise sont les mêmes que ceux de l'émotion*; mais il se hâte un peu trop, à mon avis, de traduire ces faits psychologiques, encore vagues, en langage anatomique, quand il parle d'un centre encéphalique des passions affectives. Plus récemment, MM. Breuer et Freud disent de même, avec plusieurs auteurs allemands, que les phénomènes de l'attaque d'hystérie se laissent en partie ramener à des réactions émotionnelles accompagnant un souvenir*. Peut-être pourrions-nous préciser cette notion en rappelant le peu que nous savons sur la nature de l'émotion : « l'émotion n'est pas un phénomène simple, une manifestation de la facuhé de la sensibilité, comme on disait autrefois, c'est un ensemble d'une grande quantité de phénomènes élémentaires, un état de conscience complexe*. » Quelques-uns des éléments qui entrent dans cet état sont connus : des sensations périphériques ou internes, des images, des souvenirs, etc. ; mais combien sont encore ignorés ! Nous ne pouvons pas expliquer précisément pourquoi telle attaque a la forme convulsive, telle autre la forme syncopale, pourquoi une malade rougit et une autre pâlit ; nous supposons, sans pouvoir le bien démontrer, que la tension de tous les muscles produit l'arc de cercle par prédominance des muscles de la région dorsale, mais nous ne pouvons dire pourquoi a lieu tel ou tel mouvement, telle ou telle attitude. Cette ignorance ne porte pas précisément