‹ État mental des hystériques (volume 2)Chapitre 12 sur 102 · Gilles DE LA Tourkttb, op. cit · texte numérisé non relu

Gilles DE LA Tourkttb, op. cit

2 Ch. Richet, Recherches sur la sensibilité, 1877, ilb.

3. PÉRÉ, L'énergie et la vitesse des mouvements volontaires. Re-

s«r la grande hystérie, 188S, 23.

Gilles delà ïourette, op. cit., 2Ü6.

visuel 10“ des deux côtés, retrouve quelquefois pendant une sorte d’excitation qui dure une demi-heure avant l’attaque, la sensibilité complète.

Pendant l’attaque elle-même, quand on peut obtenir quelques signes intelligents (nous verrons que c’est en. général possible), la sensibilité se modifie; souvent, comme cela arrive chez Berthe, elle se rétablit complètement. Après l’attaque, beaucoup de malades, comme Marguerite, reviennent à leur état habituel ; d’autres ont pendant quelque temps des anesthésies plus étendues qu’à l’ordinaire. Berthe, d’ordinaire hémianesthésique gauche, champ visuel 5» des deux côtés, reste, après l’attaque, anesthésique totale etquelquefois complètement aveugle pendant plusieui’s heures.

2“ Pendant le sommeil naturel de la nuit, l’anesthésie tactile disparaît souvent. On comprend que le fait soit assez difficile à vérifier : il faut surprendre les malades la nuit et avec toutes sortes de précautions pour ne pas les réveiller, il faut les pincer du côté anesthésique ; elles gémissent, se retournent, se plaignent en rêvant, ou se réveillent brusquement, absolument comme ferait une personne normale. Jules Janet, quand il était interne chez M. Dumontpallier, a vérifié ce fait à plusieurs reprises chez deux malades dont il m’a communiqué l’observation. J’ai fait constater le fait sur plusieurs personnes, en particulier sur Berthe et sur Isabelle. Mon ami M. Dutil a bien voulu faire pour moi une vérification de ce fait sur une hystérique. G., hémianesthésique gauche. Pincée à gauche pendant son sommeil naturel, elle gémit et rêve tout haut : « Tu mè pinces... c’est bête... etc. »

3“ Pendant certaines intoxications qui provoquent une excitation passagère ou qui amènent des états analogues au sommeil, l’insensibilité s’efface plus ou moins complètement. Vel., anesthésique totale, devient entièrement sensible quand elle estivre. L’ivresse d’ailleurs produit chez elle bien d’autres phénomsnes dont nous par-

LÉS ANESTHÉSIES.

leroM plus loin. !.. sommeil

période d'eicHolion, Ml dispaiailre ““'“Vfp.îSl mates; le fait a été bien décrit par Jules Janet . «Paim

les couséquenees les plus ?»»'*»“'“ il fàTolM îé (tpriniriiie de la morphine, dit M. Bail, u laui cuei ic Îétabliisement de la sensibilité «^^tanée chez les sujds nui l’ont perdue... Une hystérique morphinée ala dose de 8 centisrammes

et sa sensibilité normale se reveiller. ^ ^inence ra mena les symptômes hystériques . » ™eme fait a été décrit par M. Jules Voisin Je "ai pa vu a parition complète, mais la diminution de J a«esthesm

et l’élargissement du champ visuel chez l^es hysto

ques qui se morphinaient, quelque temps après ^ inje tion. Bien d’autres excitations doivent avoir des effets

‘“ir'qii a tait surtout l'objol d. mes anciens «vaux ce sont les nombreuses modidcalions de la sensibilil nendant les états de somnambulisme provoque. J exa

Tnerai plus tard les modifications délicates je ne si

rt-nale ici nufi les plus grossières. Certains sujets, ce sont les plus rares, recouvrent subitement et complftemen^ toutes leurs sensibilités dès qu’ils sont dans 1 état se cond. Le fait a été déjà quelquefois signalé dans les anciennes descriptions des magnétiseurs ; ^ bien net dans l’observation si remarquable d Estelle qui fait le fond de l’ouvrage du docteur Despine (d A ). Estelle avait les jambes paralysées mesthésiées en outre; elle présentait bien des points hyperesthésiques sur le tronc. « Dites à notre ami M. e dSeur de Gastella, écrivait Despine S ^ ^

est en crise (en somnambulisme) partout comme elle

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