WuNDT, PsycA.p/iÿ.rà/., 1886, U
lenteur de la réaction amène une modification de la courbe de la contraction qui cesse d’être brusque, mais devient graduelle; elle prend chez l’hystérique le même aspect qui se produit chez l’homme normal sous l’influence de la fatigue.
J’ai présenté tous ces caractères comihe des phénomènes psychologiques en rapport avec la faiblesse de l’attention, la réduction de la perception personnelle. C’est qu’en effet on peut, sur des membres hypoesthesiques, ou même tout à fait anesthésiques, provoquer, à la suite d’une excitation tactile, des mouvements subconscients non perçus par le sujet; cette expérience nous permettra de mesurer, non plus le temps de la réaction consciente et volontaire, mais le temps de la réaction subconsciente et automatique. M. Onanoil, dont nous déplorons la mort prématurée, a fait le premier toute une série d’expériences sur ce problème et a démontré que si le temps de la réaction consciente était ralenti, il n’en était pas nécessairement de même pour le temps de la réaction subconsciente qui peut, au contraire, être très diminué h Ce fait montre bien que le retard n’est pas dû à quelque modification des appareils nerveux élémentaires, mais à cette modification des centres supérieurs qui diminue l’attention consciente.
2“ Les mouvements volontaires sont indécis et mal dirigés. Il suffit de demander à la malade de toucher un petit objet, d’enfiler une aiguille avec attention, pour constater ce manque de précision. Mais ce caractère devient curieux et important quand on opère sur des membres atteints d’anesthésie, et quand on prie le sujet de détourner la tête et d’agir sans regarder. L a- . nesthésie tactile seule n’altère que peu le mouvement et n’augmente pas beaucoup l’indécision générale, l’anesthésie musculaire profonde est beaucoup plus importante.