‹ État mental des hystériques (volume 2)Chapitre 67 sur 102 · féré. Sensation et mouveme)3,f · texte numérisé non relu

féré. Sensation et mouveme)3,f

Tous les phénomènes que je viens d’étudier peuvent donc être ,considérés comme des phenomenes moraux. L’un d’eux, l’indécision et l’ataxie des mouvements, ueu^ se rattacher en partie à l’anesthésie, mais tous les Lires sont des manifestations immédiates du grand Touble de la volonté et de l’attention consciente, de l’aboulie.

g 2. — SYNDROME DE LASÈGUE

Le plus souvent, quand les membres d’une hystérique sont atteints d’une anesthésie bien complété tactile et musculaire, englobant toute la racine du membre, les troubles du mouvement sont plus “cusés q dans les cas précédents. Ils prennent une forme toute particulière, qui soulève les plus intéressants problème

'^LLtte^auïation du mouvement dans 1®® anesthésiaues a été depuis longtemps signalée par Ch. Bell, par Duchenne et par Briquet, mais il nous semble qL la description la plus complète et la P c ®® en a été donnée par Lasègue

posons de désigner cet ensemble de phénomènes assez complexes sous le nom de syndrome de Lasègue.

RéLmons d’abord les faits essentiels qui constituent

sujet est incapable d’effectuer aucun inouvement du côté anesthésique sans e ^ LoL’

r Dans certaines expériences, le mouvement commencé avec le secours de la vue peut se continuer sans

LeTSiaginations visuelles, ou mênie la sensation tactile, peuvent remplacer la sensation visuelle, pourvu

1. Lasègue, Anesthésie et ataxie hystériques. Études- médicales,

LES TROUBLES DU MOUVEMENT. lîS

qu’elles apprennent au sujet .la position de son membre au débnt du mouvement. ■

4.° Ce caractère ne semble pas gêner le sujet qui pepdant la vie normale effectue tous les mouvements sans se plaindre de rien. ;

5“ Si on lève le bras du sujet sans qu’il ,1e voie, ce bras reste immobile dans des postures cataleptiques.

6“ Des mouvements peuvent être obtenus sans le, seconrs de la vue, mais ils sont subconscients et le sujet ne s’en rend pas compte.

Nous allons étudier dans ce paragraphe les trois premiers caractères qui forment la partie essentielle du syndrome, en réservant pour le paragraphe suivant l’étude des trois autres.

Le fait principal est la perte du mouvement sans le secours de la vue : « Une mère nourrissant son enfant, racontait autrefois Ch. Bell, est atteinte de paralysie; elle perd la puissance musculaire d’un côté du corps et, en même temps, la sensibilité de l’autre ; circonstance étrange et vraiment alarmante, cette femme ne pouvait tenir son enfant au sein avec le bras qui avait conservé la puissance musculaire (mais qui était anesthésique) qu’à la condition de regarder son nourrisson. Si les objets environnants venaient à la distraire de la position de son bras, ses muscles fléchisseurs se relâchaient peu à peu et l’enfant était en danger de tomber. » On observe plus souvent un autre fait du même genre, c’est que les malades anesthésiques ne peuvent pas remuer pendant la nuit*. Lucie,par exemple, pendant ses périodes d’anesthésie complète, ne pouvait plus faire le plus petit mouvement dan s son lit, une fois la lu mière éteinte : elle était le matin exactement dans la même position où elle s’était placée le soir. Quelques médecins, à ce que raconte Briquet % avaient même pris cette singulière

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