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ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

Le haut enseignement comprend l'Université impériale et les Ëcoles spéciales supérieures.

(1) Turquie du 23 juin 1873.

162 PREMIÉBE PARTIE. — CHAPITRE V.

Université impériale.

L'Université, placée sous la surveillance d'un recteur nommé par iradèh impérial, sur la présentation du ministre de l'instruction publique, et composée réglementairement des trois Facultés des lettres, des sciences et du droit, n'existe qu'à l'état embryonnaire.

Une école, dite des « hautes humanités » {edebiyâti-aliyèh-mektebi), fondée en 1875, représente la Faculté des lettres.

L'École des ponts et chaussées {tourmk-tHneâbir mektebï), qui figurerait mieux à sa place parmi les écoles spéciales supérieures, tient lieu provisoirement delà Faculté des sciences. Cette école, établie en juin 1874 àGuI-Khanèh, sous le nom d'Ecole des ingénieurs civils {milkiyèh muhendizmektebi), était annexée primitivement au Lycée impérial. Elle en a été détachée au bout d'une année et est devenue l'Ecole actuelle des ponts et chaussées (1).

La Faculté de droit {hukouk mektéi) a été formée tout nouvellement par la suppression des cours de droit élémentaire et d'économie politique du Lycée impérial et par leur transformation en chaires publiques de droit (août 1874) (2).

Ecoles spéciales supérienres.

On doit distinguer, parmi ces écoles, celles qui, placées dans les attributions du ministre de l'instruction publique, constituent, avec l'Université, l'ensei-

(1) Turqu,ie du 7 août 1875.

(2) Ibid.

L INSTRUCTION PUBUCUfi.*— 'lA PRESSE IPERIOI^IQUE. 163

gneinent supérieur de TEtat^ et les écoles spéciales proprement dites ressortissant aux divers ministères* Les premières sont au nombre de deux, savoir : 1 ^ L'École impériale de médecine (mektelh i4hibbiyèfirP' ehâhdnèh). Gréée à l'état rudimentaire en 1242(1826) par sultan Mahmoud, dans Tancienne caserne des adjemi«oglans à Galata-Seraï^ transférée plus tard, après le grand incendie de 1848, dans le local de r£cole du génie^ à Goumbar*Khanèh, puis (décembre 1865) àGul-Khanèh, d'où elle revint^'en juilletl873, à son ancien local de Galata-^Seraï (1)^ cette école est considérée à juste titre comme le meilleur établissement d'instruction publique que possède la Turquie, et celui qui a produit jusqu'ici les meilleurs résultats. Elle forme deux sections : la section préparatoire (idâdiyèh), qui peut être assimilée à un établissement secondaire de premier ordre, et la section médicale (2)« Les deux sections réunies comptaient 1189 élèves en 1874, savoir : pour la première, 887, et pour la seconde, 302 ;

2^* L'École normale supérieure (Dâr-d-mouailir' min) (3), destinée à former un personnel enseignant pour les diverses catégories d'écoles publiques. Le cours des études est de trois années. Les élèves étaient au nombre de 175 à la fin de Tannée scolaire 1874-75 (4)i La plupart sont salariés par l'État.

(1) Turquie du 15 juillet 1873.

(2) Lettres sur la Turquie, I, 213. — Belin, 19.

(3) Expression appartenant à la langue arabe et signifiant littë^ ralement : demeure de ceux qui enseignent

(4) Turquie du 23 juin 1875.

i64 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE V.

Il existe également une école normale pour les éco* les de filles (Ddr^^mouallimât) (i). La durée des études y est de deuK ans (2).

Les écoles dépendant des. divers ministères autres que le ministère de Tinstruetion publique sont les écoles militaires de Gonstantinople et des vilàïets qui relèvent du ministère de la guerre : TËcole navale de Khalki, dépendant du ministère de la marine; TËcole des arts et métiers, placée dans les attributions du ministère des travaux publics; TËcole télégraphique etrËcolede mines, qui ressortissent (aux Finances.

Écoles militaires. En tète de ces écoles figure TËcole d'artillerie et du génie de Goumbar-Khanèh, aux Eaux- Douces d'Europe, divisée en quatre sections de vingtcinq élèves chacune. Durée des études : quatre ans. Les élèves ont le grade de sous-lieutenants et reçoivent une solde de 180 piastres par mois.

Vient ensuite TËcoIe impériale militaire (mektèbH" harUyèh-i-châhânèh), à Pancaldi, fondée par sultan Mahmoud, commandée par un général de brigade. Les études durent cinq ans. Les élèves sortants (103 en 1873) entrent comme capitaines daùs l'armée.

L'école se recrute au moyeu des « écoles militaires préparatoires » {mekteb'i4dàdyèhrharbiyèh) établies dans les divers ordous. Elles sont au nombre de huit, à Stamboul (Der-i-Sâdet), Andrinople (3), Monastir, Bosna-Seraï, Brousse, Erzeroum, Damas, Bagdad. La première est commandée par un général de brigade.

(1) En arabe * demeure de ceUes qui enseignent,

(î) Loi organique, art. 69 et 70.

(3) Détails sur rÉcole d'Andrinopîe, dans A. Dumont, p. 103.

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