L ARMÉE ET LA MARINE
Tarmée permanenteXmzeim et ichtiât), et 108,000 pour le redif.
Ces forces se décomposent ainsi :
INFAMTERIE (piàdèh).
41 régimenta (o^) à 4 bataillons (to^ur), doQt 1 de chasseurs {chechhkanèh), de 800 hommes chacun , le bataillon à 8 compagnies (beuluk) : total> 164 bataillons. ... ; 131,200h.
% régiments bosniaques (6 bataillons). . . . 4,800 4 bataillons frontières {koudoud tàbimri), 3.900 4 ^ eordon (cordon» tàbowri). ^ . . a,9Q0
Total de rinfante^ie, 178 bataillons ltô,400h.
CAYALEBIB (tOUcAri).
â3 régiments à 6 eieadrcMU de 130 hommeau 17,940
2 ««• de Cosaques à 4 escadrons. . . 1>040 1 •«» de Tcherkesse9*à 6 escadrons. 780
Total de la cavalerie, 148 escadron». .... 19,760
ABxnjJEBiB (iopehi).
7 régiments d*artillerie de campagne de,
4 bataillons à 3 batteries, plus 1 batterie de montagne et 1 de mitrailleuses, en tout, 14 batteries à 6 pièces. Chaque
régiment de 9,340 hommes 1^,380
1 régiment d'artillerie de réserve 2,340
8 régiments d'artillerie de place, de 4 ba-
taillons de 510 hommes 16,320
Total de rartillerie, 16 régiments 35,010
GÉNIE {itiihkiàm), 00 GOftM DBS wovtmwttûm.
3 régiments à 2 bataillons de 564 hommes 3,384
OUTRIEES {ianaiyèh).
% divinons à 9 bataiUoQs, en tont 3,000
Total de Tarmée permanente 20 3,58
i80 PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE VI.
JnfanUerie. 4i régiments de ligne à 3 bataillons 98,400
— 2 — bosniaques 4,800
ArtiUerie, 3 ^ dits < de la mer
Noire > (1).. . . 4,800
Total des redifs 108,000
« du Danube »
a de Roumélie »
« d'Anatolie »
« de Syrie»
« d*Arabie o
mm.
« du Yémen »
Total de reffectif. .... 311,584
Cet effectif est réparti en sept corps d'année (ardou), ayant chacun son quartier général (merkez), et ses lieux de cantonnement {mevâzi), fixes.
1" ordou, dit « de la Garde » (khasiâ) quart.-gén. à Gonstantinople.
— - Ghoumla.
— Monastir.
— Erzeroum.
— Damas.
— Bagdad.
— Yémen.
Chaque ordou» composé réglementairement de six régiments d'infanterie, 4 de cavalerie, 1 régiment d'artillerie de campagne et 1 régiment d'artillerie de place, pour le service des forteresses comprises dans la circonscription de l'ordou, forme 2 divisions et 6 brigades : 3 d'infanterie, 2 de cavalerie, 1 d'artillerie, et présente un effectif normal de 26,700 hommes.
(1) Employés au service des forteresses. L*artillerie de campagne des redifs est fournie par le régiment d'artillerie de réserve, la cavalerie par les troupes irrégulières de cavalerie.
l'armée et la marine. 181
Par exception, Tordou de Constantinople compte 7 régiments d'infanterie> 7 de cavalerie (y compris les Cosaques et les Tcherkesses), 5 régiments d'artillerie, dont 3 d'artillerie de place répartis dans les forteresses de la mer Noire, du Bosphore et des Dardanelles, 2 régiments du génie (1), les 2 divisions d'ouvriers (2).
Le troisième ordou, d'autre part, ajoute à son effectif réglementaire 2 régiments bosniaques (3) d'infanterie, 2 régiments dits l'un, « des frontières » (houdoud) ; Tautre, « cordon » (cordoun), échelonnés : le premier, le long de la frontière hellénique, depuis le golfe de Volo jusqu'au golfe d'Arta; le second, le long de la frontière serbe et monténégrine. Il y a de plus un bataillon-frontière cantonné à Sculari d'Albanie et un bataillon-cordon àNiksikh. La création de ces corps remonte à l'année 1870.
Par contre, le sixième ordou n'a que 5 régiments
(1) Le 3* régiment du génie est réparti entre les 4^ 5^ et 7* ordous.
(2) Employés dans les divers établissements pour la fabrication du matériel de guerre dépendant de la direction d'artillerie de Top- Rhanèh {T(yp'Kh(mèh4^mirèh) , tels que : la fonderie de canons et Tarsenal de Constantinople avec ses succursales de Zcitoun-Bournou et de Rirk-Agatch, la fabrique de cartouches dlmla, les poudreries (barout-khanèh) deSan-Stefanoetd*Assalty, etc. La fabrique d'habiUements militaires (elbicèk-dikim-khanèhci) à Djindi-Meîdàn, de chaussures {kalevri-khanèh) à Akkir-Capou, de selles (saradj'khanèh) à Suleîmaniyèh, la fabrique de draps d'Ismid relèvent directement du séraskérat.
(3) Les Bosniaques, qui.n'ont été assujettis que depuis peu d'années à la loi du recrutement, ont obtenu le privilège de ne point servir hors du pays.
d'infatiterie et 2 de cavalerie. Le septième {Yémen), n*a également (Jue 5 régiments d'infanterie, et pas de cavalerie.
Chaque brigade est commandée par un général de brigade (Kvâ) ^ chaque division par un général de division (ferik). L'ordou entier est sous les ordres d'ûtt (mwhir), maréchal.
Les redifs ont leurs cadres spéciaux sous le commandement supérieur du muchir. Un général de brigade, président de la sous-commission des redifs, est attaché à Tétat-major de Tordou.
Cet état-fmjor dirige la partie tactique dû commandement du corps d'armée.
Le Conseil de Vordou (ordoucinun medjlisS'i) est <rfiargé de la partie administrative.
L'armée tout entière est sous les ordres du ministre de la guerre, qui la dirige et l'administre, avec l'aide du « Grand Conseil militaire > (Dâr^-Choura), composé d'un muchir, de six feriks et d'un livâ, et du € Conseil de l'intendance de l'artillerie » (med/feis-itopkhanèh4-âmirèh), qui a dansses attributions la fourniture et le contrôle du matériel de la guerre,