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ROYAUME DE SAXE

STATISTIQUE ET GÉOGEAFHIE.

La Saxe proprement dite est comprise entre les 50° tO1 et 51° 28' de lat. nord, et les 29* 32' et 32e 43' long à l’est du méridien de Plie de Fer; elle est bornée à l’est et au sud-est par la Bohême; à l’est, au nord-est et au nord, par le duché de la Saxe prussienne; à l’ouest, par la principautéd’Altenbourg; enfin, au sud-ouest, par le territoire de Weimar, le pays de Reuss et la partie de la Bavière qui forme le cercle du

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Mein. Elle n’a plus de frontières naturelles que vers la Bohème, dont elle est séparée par la chaîne du Riesengebirge, à laquelle viennent se joindre les pentes de l’Erzgebirge. La Saxe est un pays moutueux, sans canaux ni lacs importants, et' dont la vallée principale est celle de l'Elbe. Ce fleuve est aussi le seul cours navigable du royaume, qu’il traverse du sud-est au nordouest. Il coule d’abord entre des rives très-escarpées, dans une profonde vallée que forment les deux chaînes du Riesengebirge et de l’F.rzgebirge. Il y reçoit, entre autres affluents, le Muslitz et la Weistritz, sorties de l'Erzgebirge, qui donnent également naissance à la plupart des autres rivières de ce pays, telles que l’Elster, la Pleisse et la Mulda de Zwickau qui en arrosent la partie occidentale, la Mulda de Freiberg et son affluent la Zchopa, qui en baignent le centre, ainsi que le Floche. Des montagnes de Lusace descendent la Neisse et la Sprée.

La Saxe est sujette à de brusques variations atmosphériques; l’air y est doux dans les plaines, vifet sou vent trèsfroid dans la région des montagnes.

Toutefois le climat de ce pays est sain, et les hommes y parviennent souvent à un âge avancé. La principale richesse du royaume consiste dans les productions minérales, dont on estime le revenu brut à plus de 8,500,000 francs.

On trouve assez souvent de l’or dans les rivières. Les mines fournissent en abondance de l’argent, du fer, du cuivre, du plomb, de l’étain, de l’arsenic, du mercure, etc. Dans la chaîne de l’Erzgebirge (monts Métalliques), une population nombreuse d'ouvriers est occupée à recueillir, outre ces divers produits, le soufre, l’alun, le nitrate de potasse, le kaolin, le quartz et plusieurs espèces de pierres précieuses.

Les houillères , situées dans le voisinage de Dresde, ne sont pas moins productives. Quant aux importantes salines que possédait autrefois le pays, elles ont été cédées à la Prusse, qui doit lui livrer annuellement deux cent cinquante mille quintaux de sel à un taux modique.

Parmi les productions du règne véétal, les plus importantes sont les ois qui couvrent près du quart de la surface totale. Particulièrement favorisée par le gouvernement et encouragée par plusieurs sociétés spéciales, l’agriculture est portée à un grand point île perfection et sait, à force d’intelligence et d’efforts, arracher à la terre tout ce qu'elle peut produire. Les récoltes des céréales ne suffisent point à la consommation ; mais beaucoup d'habitants, surtout dans les montagnes, y suppléent par la pomme de terre qui "réussit parfaitement. Les fruits et les légumes sont abondants.

Dans quelques cantons on cultive avec succès le lin, le tabac, le chanvre et le houblon. L’éducation des chevaux , des moutons et des bâtes à cornes , est aussi une source de revenu considérable. Enfin l'industrie et le commerce, dont le gouvernement favorise l'essor de tous ses moyens, font de rapides progrès et répandent l'aisance et le bonheur dans un pays qu’avaient affaibli tant de guerres et de calamités.

Du reste, cette prospérité ne fera que s’accroître après l’achèvement des lignes de chemins de fer, qui sont en projet ou en voie d'exécution. Les établissements industriels de la Saxe comptent plus de huit cent mille ouvriers occupés à fabriquer des toiles , des étoffes de soie, de laine ou de coton, des blondes, du papier, etc.; enfin des porcelaines et des faïences qui ont été longtemps supérieures à toutes celles de l’Europe. On sait combien sont florissantes les trois grandes foires de Leipzig, où toutes les nations envoient des représentants, et où la science aussi a son bazar, puisque dans la branche de la librairie seule il s’y fait annuellement des affaires pour dix millions de francs. On compte en Saxe plus de trois cents imprimeries.

Le peuple saxon , qui est d'origine teutonique et wende, est laborieux, industrieux , bon et loyal. Quoiqu’il n'ait rien perdu de. la bravoure qui distinguait ses ancêtres, il a fait plus de conquêtes dans le domaine intellectuel

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que sur le territoire de ses voisins. En effet, depuis l’invasion de Charlemagne, la destinée de son pays a presaue toujours été de devenir le' thédtre aes urrres désastreuses qui ont ravagé Allemagne, et d’en souffrir cruellement sans jamais en recueillir aucun avantage. « Aujourd’hui , dit un voyageur (*) , la Saxe est un des pays les plus civilisés et les plus dénués de l'énergie politique. Une instruction saine circule partout : ce pays en a le goût et la longue habitude. Ce n’est pas en vain que , depfiis le seizième siècle, la réforme a remué les esprits : la civilisation morale a fleuri sous l’influence dg l’esprit évangélique. Le peuple saxon n'a pas tant l'ambition ue la prépondérance politique que l’amour de sa foi et de ses mœurs religieuses. Il a donné la réforme à l’Allemagne, et veut en garder dans ses foyers l’autorité souveraine. »

Depuis 1697, la Saxe tolère dans ses princes l’exercice du culte catholique; toutefois cette dissidence, sans ébranler la fidélité envers la famille royale, a jeté entre les sujets et le prince une froideur qui pourra bien , plus tard , n’être pas sans danger.

Depuis que le congrès de Vienne a enlevé à la Saxe un territoire de 359 milles carrés et 700.000 habitants, sa superficie n’est plus que d’environ 273 milles carrés; sa population que de 1,600.000 âmes. On y parle l’allemand le pius pur, s’il faut en croire l’opinion, generale qui n’est peut-être pas entièrement juste.

Les principautés qui, par le partage du quinzième siècle et par les démembrements postérieurs , forment des États indépendants gouvernés par des

firinces issus d’une même souche, sont e grand-duché de Saxe-Weimar, et les duchés de Saxe-Meinungen-Hildbourghatisen, de Saxe-Altenbourg et de Saxe-Cobourg-Gotha. — Quant au royaume de Saxe, il se divise en cinq cercles : ce sont ceux de. Misnie(Meissen), de Leipzig, de l’Erzgebirge, du

(*) Voyage au delà du Rhin, Paris, i835, t, L

Voigtlang et de Lusacé (Lausitz).

Constitution et administration. — La Saxe est une monarchie constitutionnelle et héréditaire. Le peuple y est représenté par deux chambres, tonnées des trois ordres de la noblesse, du clergé et des députés des villes. Mais ce système représentatif repose encore sur "des hases assez peu libérales, quoiqu'il soit le résidât du mouvement populaire qui éclata dans la capitale, au mois de septembre 1830, contre la cour et l’armee.

Les revenus du rovaume sont évalués à environ 29 millions de francs.

L’armée compte 13.300 hommes, ce qui fait à peu près l’effectif du contingent dû à la confédération germanique. Les villes ont des gardes nationales , formées de tous les citoyens qui peuvent s’équiper à leurs frais.

TOPOCRArBU. ROT ACM K DK SAXR.

Cercle de Misnle. — « Lorsqu’on arrive dans la capitale par la rive droite de l’Elbe, la richesse de ses énvirons, la variété des sites que l’on y remarque, la beauté de la route que l’on suit , la largeur et la propreté des rues des faubourgs qui precedent la ville, la longueur du magnifique pont qui traverse le fleuve, donnent une haute idée de Dresde (*). » Pendant la campagne de 1813, Dresde était une forte position, protégée par de hauts remparts.

Sous ses murs fut livrée la sanglante bataille où Moreau perdit la vie, et où, pour la dernière fois, la victoire resta fidèle aux drapeaux de Napoléon en Allemagne. Ces remparts ont été rasés. La ville se divise en nouvelle et vieille. Elle a trois faubourgs, dont les plus importants sont ceu.x^ de Neustadt et de Fredrichstadt. Parmi ses 18 églises, dont 12 sont consacrées au culte protestant, on doit distinguer celle de Notre-Dame, construite sur le modèle de Saint-Pierre de Rome, avec une coupole très-élevée ; puis la nouvelle église des catholiques, également surmontée d’une haute tour, comme celle de Sainte-Croix. Les autres édi-

(*) Voyez M»lte-Brun.

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fices de Dresde sont l’hôtel des états , le palais japonais, aujourd’hui i'Au gusteum, les palais du roi, du prince Maximilien , et celui du comte Brühl avec sa fameuse terrasse. Cette capitale, qu’on a surnommée avec raison la Florence de l' Allemagne , possède en outre des collections et des musées précieux et de riches bibliothèques. La population de Dresde est estimée à plus de 70,000 dînes. Ses environs oflrent plusieurs localités remarquables. Au confluent de l’Elbe et de la Meissa s'élève la petite ville de Meissen, la plus ancienne du royaume. Elle est dominée par les ruines' d’uu château fort, où est établie une célébré fabrique de porcelaine. Soii église renferme les tombeaux de la famille des ducs de Saxe.

Elle a vu naître les deux Schlegel. Non loin de Dresde on remarque encore, de l’autre côté du fleuve, le château de Pilnitz ou Poelnitz , résidence d’eté de la famille royale, devenue célèbre par le congrès où les souverains étrangers se liguèrent contre la France en 1792; puis l’industrieuse Pima , au

Fied de rochers escarpés que couronne ancieunecitadelledeSonnenstein.Sur la rive gauche de l’Elbe on rencontre Kœnigstein, dont l'imprenable forteresse couronne un rocher de 1,500 pieds de haut. Enfin nous nommerons encore la petite ville de Schandau , située, comme la précédente, au milieu •d'un pays pittoresque surnommé la Suisse saxonne.

Cercle de Leipzig. — Après Dresde, la ville la plus importante du royaume est Leipzig, si justement célèbre par son université fondée depuis plus de quatre siècles , par ses établissements littéraires et scientifiques, par ses foires qui en font une des places les plus commercantes de l'Europe. Sa population s’ eleve à 45,000 habitants. Reunie par deux voies de fer aux villes de Dresde et de Magdebourg, entourée de jardins délicieux, elle a réparé tous les maux que lui avait causés le fléau de la guerre, car, dans les plaines qui l'entourent, se sont souvent vidées de sanglantes querelles. Pendant la guerre de trente aus, les Suédois y rempor-

tèrent de mémorables victoires ; et, de notre temps, elles furent le théâtre de cette mémorable bataille des nations , qui changea la face de l’Europe. Au village de Probstcida , où était le centre de l’action, on voit la croix colossale destinée à perpétuer ce terrible souvenir, qui, pour la Saxe, n’est qu'un souvenir de trahison.Non loin de Leipzig est la petite ville de Lutzen, champ de victoire de Gustave-Adolphe et de Napoléon.

Cercle de l’Erzgebirge. — Dans les montagnes , on rencontre Freyberg, sur la Mulde. Cette ville, peuplée de

12.000 habitants, est surtout célèbre par l’académie des mines qu’y a fondée vVerner. Elle est environnée de plus de deux cents mines d’argent, d’étain, de cobalt , etc. , au milieu desquelles vit un peuple dont les mœurs diffèrent entièrement de celles du reste de la Saxe. Viennent ensuite Chemnitz , sur le Chemnitz, enrichie par ses nombreuses fabriques et peuplée de 20,000 habitants ; Schneeberg , siège d'une intendance des mines; Zwickau , .ville de 7 à 8,000 âmes, avec une bibliothèque assez considérable et une école scientifique.

Plauen, ville principale du cercle du Fogtland, s’enrichit du produit de ses fabriques considérables de mousselines, de toiles et d’étoffes de coton. Elle est située sur YEtster , daus une belle vallée.

.Dans l’industrieux cercle de Lusace, dont les villes et les villages florissants sont le centre de la fabrication des plus belles toiles de Saxe , on peut nommer Zittau, qui, située au milieu d’un charmant vallon, sur les bords de la Neiss et du Mandau, compteenviron

9.000 habitants; puis dans ses environs le bourg de Herenhut , berceau de la secte des Frères moraves; enfin Bautzen, cité importante par son commerce, peuplée de 12,000 habitants, et située sur un rocher qui domine la rivière de la Sprée ; son nom est devenu célèbre par la bataille qui y fut livrée les 20 et 21 mai 1813, entre l'armee française et les troupes austroprussiennes.

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SAXE DCCAI.E.

Grand-duché de Saxe-Weimar. — La superficie de ce duclié , le plus considérable des petits États saxons, est de 185 lieues, et sa population de près de 240,000 habitants, dont la majorité est protestante. Il comprend trois parties détachées, ayant chacune quelques enclaves : le cercle de Weimar-J ena , celui de A 'eustadi , et la principauté d'Eisenarh.

Le sol est montagneux et n'offre point de vastes plaines, mais seulement

«nés larges vallées, comme celles Werra , de la Saale et de l’Ilm, dont le terrain est d'une qualité médiocre. Les montagnes, peu abondantes d'ailleurs en substances minérales, sont d’une élévation moyenne, et appartiennent la plupart au Thuringer-wald , à ses ramifications ou à celles du Rhonegebirge. Elles sont couvertes d’immenses forêts, qui, avec les produits d’une industrie active, forment la principale richesse, du pays.

. D'après la loi fondamentale promulguée le 5 mai 1816, le gouvernement est monarchique constitutionnel, et les états se composent de Députés choisis parmi les nobles, les bourgeois et les paysans.

Le grand-duc actuel est Charles- Frédéric, né en 1783, chef de la branche Eruestine depuis 1828.

Sa résidence est Weimar , situéedans une jolie vallée arrosée par Film. B;en qu’elle ne renferme que 10,000 habitants, cette ville, siégé de plusieurs établissements scientifiques et littéraires , séjour favori des plus grands génies dont l'Allemagne s'honore, des Schiller, de Goethe, des Herder, des Wieland, a su mériter le surnom d'.4thenes de f Allemagne.

C’était encore une illustration presque exclusivement littéraire que celle d 'léna, sur la Saale, avec ses presses si actives et sa célèbre université, avant qu'elle eût acquis une renommée nouvelle par la bataille livrée dans les environs le 14 octobre 1806, et qui décida du sort de la monarchie prussienne.

Euenach est une cité industrieuse,

élégamment bâtie sur une hauteur qui domine la Neslc. Fondée en 1070, elle fut au moyen âge le rendez-vous des Minnesænger, et offrit un asile à Luther poursuivi par ses ennemis

Duché de Saxe-Cobourg-Gotha. — Le duché de Saxe-Cobourg, qui acquit une partie des possessions du duché de Gotha par l'extinction de la famille du duc Frédéric, en 1824, et par le traité d'héritage de 1826, a 37 milles carrés de superficie et 130,000 habitants. Des deux principautés séparées qui le com|)o.sent , celle d e Cobourg , la plus méridionale, appartient à la vallée du Rhin , par le Mein. Celle de Gotha, qui est la plus considérable, appartient au bassin du Wescr par la Werra. Quant à la petite principauté de Lichtenberg , située dans le cercle du Haut-Rhin, elle a été cédée à la * Prusse en 1834, moyennant une rente perpétuelle.

Le sol est en grande partie couvert par les rameaux du Thuringer-wald et par les montagnes qui rattachent le Frankenwald au Roehne-Gebirge. Il offre la grande vallée de l’Itz, nommée Itzgriinde, et plusieurs autres vallées fertiles.

L’industrie de ce petit pays est fort active. Son gouvernement", pour la principauté de Cobourg, est monarchique constitutionnel avec une seule chambre, en vertu d’une loi promulguée le 8 août 1822. La principauté de Gotha est encore soumise au régime des anciens états provinciaux. Le duc Ernest, né en 1784, règnedepuis 1806.

Il est membre de la branche Esnestine de Saxe, et chef de cette famille qui, depuis quelques années, a fourni des rois à plusieurs royaumes, des maris et des épouses à plusieurs familles princières.

Disons un mot de ses principales villes. — Gotha, la plus jolie cite de la Saxe ducale, est bâtie sur le penchant d’une colline, près de la Leine. Elle a 12,500 habitants, et possède les institutions littéraires et scientifiques les plus remarquables. L’ancien château de Friedenstein , qui commande la ville, a une terrasse comparable à celle de

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Windsor en Angleterre. Tout près de la ville s’élève son observatoire, construit sur le Seeberg, et qui rappelle les noms célèbres de Zach et de Lindenau.

La deuxième résidence ducale est Cobourg, sur l’Itz, jolie ville commerçante, peuplee de 9000 habitants. la citadelle qui la défendait a été démolie.

Duché de Saxe- Meiningen - llildburghausen. — Le traité de partage des possessions de Gotha, en 1826, a régularisé la forme et reculé les limites du territoire de Saxe-Meiningen , dont la surface est de 11G lieues, en y comprenant quelques enclaves. La poulation s'élève à plus de 140.000 haitants, et professe presque toutentière le culte protestant. Une grande partie du sol est montagneuse et boisée , couverte vers le nord par les rameaux du Thuringer-Wald, a l'ouest par ceux du RoehnjGebirge , et par les hautes cimes du Gebaberg et du Gerberstein, et à l’est par les prolongements du Frankenwald. Ces montagnes sont séparées par d’étroites vallées qu’arrosent de petites rivières peu considérables. Les principaux courants qui traversent le pays sont la Verra et la Saale.

La culture du sol n’offrant pas aux habitants des ressources suffisantes , ils subviennent à leurs besoins par l’activité de leur industrie. Les mines de fer, les salines, les ardoises, sont d’ailleurs pour le pays une source de richesses Bssez abondantes.

Le gouvernement est monarchique constitutionnel , depuis la loi fondamentale promulguée le 4 septembre 1824 et modifiée en 1826. Le duc Bernard, né en 1800, règne depuis 1821.

Il est de la branche Ernestiue. Sa résidence ordinaire esl Meiningen , jolie petite ville bâtie sur les bords de la Verra et environnée de montagnes. Le nombre de ses habitants n’excède pas 5000. L’ancienne capitale du duché, Hildburghausen , est une cité agréable de 4000 habitants , aussi arrusee par la y erra. Nous ne passerons pas sous

silence le petit pays de Sonnenberg , si intéressant par son industrie. C’est de la que sortent tous ces jouets d’enfants et tous ces objets de menue quincaillerie, qui, sous le nom d’ouvrages de Nuremberg, se répandent par toute l’Europe et jusque dans l’autre hémisphère. Saal/eld, ville de 4000 âmes sur la Saale , a un château , un gymnase, un hôtel des monnaies , et plusieurs manufactures. Dans ses environs , un monument s’élève sur le champ de bataille où est tombé, le 10 septembre 1806, le prince I>ouis de Prusse.

Duché de Saxe-siltenbourg. — Par suite des conventions de 1826, ce duché se compose de toute la principauté d’Altenbourg, moins le bailliage et la ville de Cambourg. Il est divisé en deux parties presque égales par les possessions du grand-duché de Saxe-tVeimar et des princes de Reuss. Sa superficie totale est de 66 lieues carrées, sur lesquelles sont répartis environ 116,000 habitants, presque tous protestants.

Une partie d’entre eux dénotent leur origine slave-wende par leurs moeurs, leurs habitudes et leurs costumes particuliers. La partie orientale, presque enclavée dans le royaume de Saxe, offre des plaines fertdes arrosées par la Pleiss. La partie occidentale, au contraire, est entrecoupée de collines, qui sont des ramifications de l’Erzgebirge. Les forêts y produisent de beaux bois de construction qui se flottent sur la Saale, et dont on fait un grand commerce. Le pays est arrosé par la Saale, l’Orla et la Pleiss, qui a pour affluents la Sprotte et la Roda, et des routes bien entretenues facilitent partout les communications. Le gouvernement de ce duché est monarchique, limité par des états provinciaux depuis la loi constitutionnelle du 29 avril 1831. Le duc Joseph, né en 1789, est de la branche Ernestine, et gouverne depuis 1834. Sa résidence est Altonbourg, sur la Pleiss, la seule ville qm ait quelque importance; elle compte 12,000 habitauts.

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