HISTOIRE DE LA SAXE
Averti» HABITANTS DO FAT*. KOTACM1
DB THLRIRG». POFULATIOHS SLAVE*. —
niumiu tORABB.
Il paraît que dans des temps Reculés, avant que les peuples d’origine slave eussent paru en Allemagne, la Saxe était oeeupée par des Chérusques, le long du llarz, par des tribus de chasseurs nattes , depuis le Thuringer- Wald jusqu'aux bords de la Saale, et enûu par des Hermondures, à partir de l’Erzgebirge, le long des bords de l'Elbe et de la Mulda. Dans la grande migration des peuples qui eut lieu au quatrième siècle, il est fait mention des Thoringes ou Thuringes, et lorsque Attila eut disparu avec ses hordes, on voit figurer des chefs de cette aeuplade de Visigoths, comme dominant sur les pays où nous rencontrons aujourd'hui les villes de Gotha , Jéna , Weimar, Saalfeld, etc. Du reste, l’histoire de ce peuple est remplie d’obscurités et de faits dénaturés sans doute à dessein par les chroniqueurs, francs. Ce qu’il y a de plus probable, c’est qu’une partie des peuplades des Cattes, des Chérusques, des Hermondures, desTurons, des Angles et des Lombards, vint se réunir aux Thuringes, dont le territoire s'étendait alors sur la rive gauche de la Saale jusqu’à l'Elbe et au llarz. Ainsi se formait pour la première fois, dans la Germanie centrale, un puissant empire, autour duquel venaient se grouper les diverses races teutoniques; mais bientôt le voisinage des Francs devait amener des guerres sanglantes, et, avec les Thuringes, devait tomber le seul rempart qui s'opposât aux invasions des Slaves et a l’établissement de ce peuple sur les bords de l’Elbe.
Ce tut vers 531 que les deux fils de Chlodwig (Clovis), Theuderik et Chloter (Thierry et Clotaire), mirent fin à ce royaume après un affreux massacre de sa population sur les bords de l’Unstrut. Quant au roi Hermann- Fried, un jour qu’il se promenait avec Theuderik sur les remparts de Zulpich ( Tolbiac ), il fut, par ordye
de son perfide ennemi , précfpité du haut du mur (*). Suivant Prooope, les Francs conquirent seuls la Thuringe. Mais, selon Wittekind, moine de Corvei et contemporain des Ottons, ils n’y parvinrent qu’avec l’aide des Saxons, auxquels ils donnèrent en récompense la Thuringe du nord comprise entre ie Wipper, l’Unstrut, le Harz et l’Elbe.
Tous les districts au sud du Wipper • et de l’Unstrut devinrent la possession des Francs. A partir de ce moment, les Thuringes perdirent leur nationalité.
En butte aux incursions continuelles des Avares et des Slaves, opprimés par les comtes francs qui les gouvernaient, ils se liguèrent en vain avec les Savons contre les Francs, en 554. Leurs tentatives plusieurs fois repétées n’eurent aucun succès. Cependant les races slaves formaient des masses toujours de plus en plus fortes et plus redoutables. Réunies en grand nombre sous la domination de Samo, marchand banni du pays des Francs; établies ensuite, sous Derwan, prince des Serbes , sur le territoire qui devint plus tard le cercle de Misnie, elies forcèrent plus d’une fois les Francs, les Thuringes et les Saxons à Réunir ieyrs forces pour les repousser. Mais on reconnut bientôt que les rois de Soissons,de Reims ou de Metz, étaient trop éloignés pour protéger efficacement le pays contre de tels ennemis. Dagobert l*r donna donc le jeune Sigebert pour roi aux Thuringes et à ses Francs orientaux (622-038).
Un duc nommé Rodolphe, placé sous les ordres de Sigebert, était spéciale-* ment chargé de défendre la Thuringe.
Mais à pe ne ce chef ambitieux eut-il repousse les Slaves, que, s'alliant avec les Serbes, il tourna se* armes contre Sigebert et le battit complètement sur les bords de l’Unstrut. Dans le traité de paix qui suivit cet événement, Rodolphe reconnut la suzeraineté de Sigebert , et resta toutefois duc héréditaire de Thuringe (6-10).
Après Rodolphe, l’histoire fait men-
(*) Voy. I'Allbm aoh» , t. I,p. ixSet n6.
tion d'on duc Flalhan, qui probablement était Thuringe d origine , puisqu'il était païen, et auquel son épouse Bilikild, qui était chrétienne, avait apporté en aotdes possessions considérables sur le Mein (651). Ce fut Gozbert, un de sessuecesseurs.qui, le premier, reçut le baptême des mains de Kyllène ou'Kitian, missionnaire irlandais. Mais l’apôtre ayant exigé aue le prince se séparât de Geïlana, la veuve de son frere, celle-ci le fit tuer avec ses onze compagnons. Un nuage épais couvre l’histoire des successeurs de Gozbert, flathan II et Grimoald. Seulement il est probable que la Thuringe centrale, séparée de la Franconie , se rattacha de plus en plus à la Thuringe septentrionale occupée par les Saxons.
Bientôt même il n’est |)lus question de ducs de Thuringe; mais les Francs, adoptant une politique plus sage, emploienttousleurseffortsàconvertirune seconde Ibis le pays au christianisme.
Ce fut à l’Anglo-Saxon IVilfried, dont le nom se transforma plus tard en celui de Boniface, que cette œuvre fut réservée. Muni de pleins pouvoirs etdesaufs-conduitsdti papeetdu maire du palais, il apparut en Thuringe, à quatre reprises différentes, pn 719, en 721, en 726 et en 736, et accomplit courageusement sa tâche, moins en baptisant le peuple en masse dans le fleuve, qu’en fondant des couvents et des évêchés (*).
Cependant les Saxons s’inquiétèrent de voir se rapprocher chaque jour par l'Ouest et par le Midi , les Francs et le christianisme , et iis entraînèrent „ lesThuriuges dans les guerres meurtrières qu'ils firent à Charles Martel , a Carloman,àPepin et à Charlemagne.
Le vainqueur ayant fait peser trop lourdement son joug sur la Thuringe, elle se souleva en 786 et en 787, sous la conduite d’un noble nommé llaztrad ; mais cette révolte fut étouffée
(*) On montre dans les environs du village de Liebenstein, dans le duché deSaxe- Mciuiugen , le rocher sur lequel on prétend ■pic le saiul apôtre de la Germanie fit ses première» prédications.
dans le sang, et le nom de la Thuringe septentrionale se perdit dans celui d'Ostphalie, ou plutôt d'Ost-Saxe (Saxe orientale).
Des voisins plus redoutables pour les Saxons furent les Sorbes ou Serbes, qui , dans le cinquième et le sixième siecle, avaient quitté la Pologne et pris possession des anciennes terres des Lygiens, des Vandales et des Hermondures. Ce n’etait qu’une fraction de la grande nation des Slaves- IVendes ou f 'Anëdes , qui dominaient depuis la Baltique jusqu’à l’Adriatique. Favorisés par la chute du royaume de Thuringe, ils parvinrent jusqu'à l’Elbe et à la Mulde. Bientôt même, dan§ leur marche menaçante, ils atteignirent la Saale ; mais, arrivés sur les bords de ce fleuve, ils se virent bientôt foreésdese tenir sur la défensive, et leur histoire n’est plus dès lors qu’une longue suite deguerres, dans lesquelles les Germains furent le plus souvent les agresseurs.
Ils provoquèrent aussi l’inimitié de Charlemagne, contre lequel ils s'allièrent plusieurs fois aux Saxons ; néanmoins, en 806, accablés par plusieurs défaites, ils se soumirent pour quelque temps. Leurs hostilités recommencèrent sous Louis le Débonnaire (816).
C’était pour cou vrirles frontières contre ces redoutables ennemis qu’avaient été établis les premiers margraviats, ou gouvernements des marches. On appelait de ce nom des provinces conquises dans les pays ennemis, et défendues par des ducs ou des comtes nommés par l'empereur des Francs. Il est à présumer que l’institution des marches saxonnes est postérieure à la paix de Seltz , et celle des marches de Thuringe à la chute du duché et à la conquête de la Thuringe septentrionale par les derniers maires du palais. Du reste , sous Charlemagne, cette organisation militaire embrassait presque toute l’Allemagne orientale.
Quelques années après le partage de l’empire des Francs entre les fils de Louis le Débonnaire (843), Thaculj \ Franc de l’Est, est désigne par l’histoire comme duc de la Thuringe et de la frontière serbe ou sorabe. Il eut à
SAXE
combattre principalement les Bohèmes et les Sorbes.
Après la mort de Louis le Germanique, en 876, la Franconie, la Thuringe avec ses marches , la Saxe et la Frise échurent en partage à Ixmis le Jeune; et, dès l'an 880. on voit le comte Poppo gouverner la frontière sorabe , avec le titre de duc de Thuringe, et continuer la lutte contre les Sorbes, qui mettaient à profit toutes les dissensions des Francs, tous les chungenients de princes pourse jeter sur l’Allemagne. Après Poppo, qui appartenait à la puissante famille de Babenberg (Bamberg), le margraviat de Thuringe fut possédé pendant quelque temps par Cjnrad , le père de celui qui fut roi de Germanie, puis par Burkhard , comte du Nidgau , qu’on regarde comme la tige des margraves de Misnie. Ce dernier ayant marché contre les Hongrois, ui , accourus au secours des Slaves e la Misnie, avaient envahi la Saxe et la Thuringe, fut massacré avec son armée en 908. Deux ans plus tard, s’éteignit , avec Louis l'Enfant, la branche allemande des Carlovingiens , et un nouvel ordre de choses commença pour la Thuringe, lorsque la couronne de Germanie passa aux mains des ducs de Saxe.
saxons (•).
{ jusqu'aux PRClUEItS ducs).
Des le troisième siècle , on voit apparaître dans le nord de la Germanie la confédération des Saxons, originaires de la presqu'île Cimbrique (**) et des îles voisines. De là ces barbares, avides de pillage, se répandirent jusqu'aux frontières des Francs; mais là ils durent s'arrêter et renoncer à prendre leur part du butin de la Gaule. Ils s'en dédommagèrent en croisant avec leurs frêles embarcations sur les côtes de la Belgique, de la Normandie, de l’Armorique et de la Bretagne , et en
(*) On a fait venir ce nom de sax ( poignard , épée courte) , ou encore de sassen , e'mgtsictsencn (hommes assis, établis sur un sol.)
(**) Le Holstein actuel.
y exerçant leurs redoutables pirateries. Vers 449 , des hordes considérables de Saxons s’établirent dans l'île de Bretagne, sous la conduite d'Hengist et de Horsa, et y fondèrent une domination qui se maintint jusqu’en 1066 (*). Ceux qui étaient restés en Germanie, affaiblis sans doute par des migrations continuelles dans le nouveau royaume, furent obligés de se fédérer a vec les Francs et de leur payer tribut.
Comme, nous l’avons vu plus haut , ils gagnèrent à la ruine des Thuringes toute la contrée septentrionale jusqu'à l’Unstrut (531), et bientôt ils refusèrent de payer aux Francs le tribut annuel de cinq cents vaches qui leur avait été impose. Une défaite, sous Chloter II, ne les découragea pas : s’étant soulevés de nouveau , ils firent cette fois un grand carnage de leurs ennemis(**).
Dagobert , le bon roi , se contenta de la promesse qu’ils firent de s’opposer aux tentatives des Vénèdes, et à cette condition les exempta du tribut. Néanmoins Charles Martel, Carloman et Pépin furent souvent forcés de pénétrer dans les forêts des Saxons à la tête de leurs armées. Des missionnaires s’y hasardèrent à leur suite ; mais, fidèles à l'ancien culte, les Saxons massacrèrent ces moines imprudents, émissaires tout à la fois politiques et religieux. Cette horreur
fiour la religion des Francs fut aussi e premier prétexte de la guerre acharnée qui, pendant trente-trois ans, occupa les armes de Charlemagne.
Les Saxons étaient alors divisés en quatre peuplades principales, occupant le vaste pays compris entre l’Elbe, la Baltique, la Frise, l’Yssel, la Ruhr, l'F.ider, le Hartz, l’Helme et la Saale : c’étaient les Westphaliens et les Ostphaliens à l'ouest et à l’est , les Angrariens au midi et sur les bords du AVeser, et les Nord-Albingiens sur la rive droite de l’Elbe. Ils formaient trois classes distinctes : celle des ethelinyes
(*) Voyex AiLtMAGirt , t. I, p. «oo et suiv.
(**) Voyci Aliuuoki , 1. 1, p. no.
L’UNIVERS
(nobles), des frilingi (hommes libres) et des lazzi (serfs). Les chroniqueurs nous parlent d'une célèbre idole des Saxons, connue sous le nom d’/rmfnsvl , sam nous faire connaître leur religion, qui, sans doute, ressemblait à celle des peuples Scandinaves , et qui leur était aussi chère que la vie et la liberté. Menacés un jour du courroux de Charlemagne par un de ces prêtres envoyés au milieu d’eux pour préparer la conquête politiqup par la conquête religieuse . ils brillèrent l’église de Deventer et faillirent massacrer les missionnaires. A cette nouvelle, le roi des Francs, qui présidait un champ de mars à Worms , résolut de porter la guerre en Saxe ( 772 ). « Il y entra sans retard, dévasta tout par le fer et le feu , prit le château fort d'F.hresbourg (*) , et renversa l’idole , appelée Irminsul par les Saxons, puis il s'avança jusqu’au Weser, et là reçut d’eux douze otages {**). »
Deux ans après, les vaincus voyant Charles occupé en Italie, reprirent les armes, et la Hesse fut ravagée jusqu’à Voitzlar,où les barbares vengèrent l’insulte faite à leurs dieux, en profanant une église construite par saint Boniface. Charles revint, à la tête de toutes les forces du royaume; Siegbourg fut emporté d’assaut, Khresbourg repris et fortifié, et le Weser franchi à Brunnesberg après une lutte acharnée. Arrivé sur les bords de l'Ocker, le roi fit venir auprès de lui Hesso, qui, suivi de tous les Ostphaliens, lui fit sa soumission. Les Angrarieus et lesWestphaliens ne tardèrent pas à imiter cet exemple, et cette fois le baptême fut imposé aux vaincus comme une condition de paix.
Mais à peine les Francs s’étaient-ils éloignés qu’un nouveau soulèvement éclata. Charles revint et battit les Saxons près des sources de la Lippe, où il construisit le fort de Lippspring; alors ils se résignèrent à courtier Ta tête et se rendirent en grand nombre à la diète de Paderborn. Toutefois le
(*) Château de l’honneur ; c’est aujourd’hui Stadtberg.
(**) Égmhard , Annales.
plus distingué de leurs chefs, l’héroïque Witikind, n’y parut point. Il était allé chercher en Danemark des secours contre les ennemis de son pays.
Charlemagne combattait au delà des Pyrénées, quand il apprit que la nation entière dps Saxons s’était levée à la voix de Witikind, et que l’Ostrasie était envahie et dévastée jusqu’à Coblentz. La défaite de Witikind à Buckholz (779) entraîna la soumission des peuplades cisalbines. Alors le. vainqueur, pour les affaiblir et les comprimer, transplanta dans les cantons déserts de la Belgique et de l’Helvétie dix mille familles, et partagea tout le pays entre les évêques t les abbés et les préires, à condition d’y prêcher et a'y baptiser (*). C’est à cette époue que furent fondés les puissants véchés de Minden, Halberstadt, Verden, Brêinc, Munster, Hddesheim, Osnabrück et Paderborn. Cependant Witikind reparaît en 782, et ranimant l’enthousiasme de ses compatriotes, défait les lieutenants de Charlemagne près de Sonnethal; forcé ensuite à la retraite, il laisse dans le pays quatre mille cinq cents guerriers, qui bientôt sont amenés' captifs au camp royal, et les panégyristes de Charlemagne nous racontent que tous jusqu’au dernier sont décapités, en un jour, à Verden.
Cette atroce exécution est le signal d’un vaste soulèvement. L’infatigable Witikind livre aux Francs trois batailles rangées, et, sans se lasser de ses défaites, il continue pendant l’hiver dans ses montagnes et dans ses forêts une guerre d’embuscades et d’attaques subites, jusqu’à ce qu’enlln, en 785, épuisé et désespérant de la liberté de sa patrie, ii se rendit en France sous la arde d’un sauf-conduit; il reçut le aptême à Attigny. Alors la Saxe fut subjuguée. Plus d’une fois, il est vrai, elle essaya d’expulser les étrangers de son sein ; mais scs efforts furent mutiles, et il lui fallut subir les lois sanguinaires du roi franc, et l’administration de ses évêques et de ses comtes (**).
(*) Frag. annal., année 780.
(**) Voy. I’Au-xhaciix, t- 1, p. 170-175.
SAXE
lt
DUCS DK SAXE.
LL’DOt.rtiA (843 - 864 ),
Lorsque l'Allemagne eut été séparée pour toujours île l’empire des Francs, en vertu (lu partage de Verdun (848) , Louis le Germanique , voyant la Saxe menacée par les YVendes et les Northmans, envoya dans le pays, avec le titre de àw, Ludotphe, un des descendants de Witikino, et possesseur de grands biens héréditaires en Ostphalie.
erunon (864-880).
Brunon , son fils aîné et son successeur, bâtit Brunsvlck, et périt (880) dans une bataille contre les Northmans.
La dignité ducale, devenue alors héred i ta i re , passa à son frère puîné, OUon l", surnommé l 'Illustre.
OTTO!* Ier (880-9!*).
Otton rendit degrandsservices à l’empereur Arnulf dans les guerres d’Italie, se constitua le tuteur du jeune Louis, et repoussa les invasions des Hongrois et des Wendes de la Misnie. Grâce à lui, la Saxe était avec la Franconie à la tête des nations germaniques, lorsque la branche allemande des Carlovingiens s’éteignit par la mort de Louis J’Enfant (910). Alors Otton, refusant pour lui la couronne de Germanie qu’on lui offrait, la fit décerner à Conrad , comte de Franconie , et mourut en 912.
UMi l’oueliur, plus tard roi de Germanie (91x936).
Conrad prétendit bientôt enlever à Henri, fils et successeur d’Otton, son duché de Thuringe; mais Henri, soutenu par les Saxons, chassa de cette province le duc Burckhard établi par Conrad , et lit essuyer aux troupes de son ennemi une si sanglante défaite, que les vaingueurs se demandaient en riant si l’enfer était assez grand pour contenir la multitude qu’ils y avaient précipitée en un jour. D’ailleurs Conrad sentit si bien que Henri était le seul homme capable de gouverner l’Al-
lemagne après lui , qu’au moment de mourir il fit porter les ornements royaux à son ancien ennemi (*).
Henri roiselevr, qui commence la série des souverains saxons (**), conserva son domaine de Saxe. Il v fonda et fortifia plusieurs villes, telles que Gozlar dans la basse Saxe, Meissen, Gotha, Ehrfurt, etc., affermit l’organisation militaire du pays en fondant les margraviats de Nord-Saxe (926), de Misnie (929) et de Sleswig (931 ), et vainquit les Slaves, les Northmans et les Hongrois (***). Après sa mort, les Saxons, joints aux Francs orientaux, proclamèrent Otton I", son fils (****), qui , par ses victoires , mérita le surnem de Grand, et qui le premier
firit le titre d'empereur. Otton donna e gouvernement , et plus tard le duché héréditaire de Saxe , à Hermann Biliung, un de ses parents.