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PRINCIPALES VILLES DE LA BAVIEBE

Munich (München), la capitale du royaume, est située au milieu d'une plaine vaste et peu fertile , enfermée entre les collines de l’Isar et du Galgen. Peuplee de 100,000 habitants, elle égale presque Vienne eu eteudue,

(*) Pour la constitution de ta Bavière, voyez le règne de Maximilien- Joseph, l'avant-dernier souverain.

L’UNIVERS

et bientôt l’art'en aura fait la plus belle ville de l’Allemagne, si les ressources du pays permettent au roi .actuel, splendide protecteur des peintres et des architectes, de poursuivre les travaux auxquels il a déjà , ainsi que son prédécesseur, dépensé des sommes énormes.

Un voyageur français disait, il y a quelques années : « A Munich tout est nou- « veau , frais et blanc. On est au milieu « de monuments élevés à demi ; on se « croirait transporté dans ces villes « naissantes de l'antiquité que se bâ- « tissaient les sociétés dans leur en- « fance vigoureuse. » Aujourd'hui ces monuments s’achèvent , cette ville n’est plus une ville naissante. Tous les admirateurs des œuvres de coût, les sculpteurs et les peintres y accourent en foule, et y prolongent leur séjour dans l’intérêt de leurs études, bien que. le climat soit bien loin de rappeler celui de l’Italie. En lfi32, Gustave-Adolphe disait de Munich : « C'est une selle do- < rée sur le dos d'un mauvais cheval. » Mais aujourd'hui, ce sol ingrat, qui, à l'époque de la guerre deTrente ans, n'ofirait qu'une surface stérile, s’est transformé en un vaste jardin. La ville est entouree d'une enceinte murée, jjercée de sept |>ortes. Scs faubourgs s’étendent sur les deux rives de l'Isar. Ses rues sont généralement larges, bien alignées et bordées de maisons élégantes et de magnifiques hôtels. Ce qui contribue beaucoup a son ornement, ce sont ses belles places publiques. La principale est décorée de belles fresques, et entourée d’allees d'arbres, ou d'arcades. Sur une autre, on voit la statue éifuestre érigee eu l'honneur du premier roi de Bavière; au milieu de la place de l'Odéon , s'élève un obélisque en bronze, consacré à la mémoire des Bavarois qui ont péri dans la guerre de Russie.

Parmi les édifices dont s’enorgueillit Munich, nous citerons le palais de Leuchtenberg , ceux de Fugger, de Guillaume, etc. , de Max; I hôtel de ville, les douanes, les deux théâtres, dont l'un, le nouvel opéra, peut être comparé aux plus beaux de I Europe; ta Pinacothèque, vaste et beau bati-

ment destiné à renfermer la riche galerie de peinture ; la Glyptothèque ou musée de sculpture, et surtout le palais royal, dont l’architecture est irrégulière, mais dont l’interieur est magnifique et contient d’immenses collections d'objets d’art. le roi actuel a entrepris, du reste, sur de nouveaux plans, des constructions qui paraissent devoir éclipser les merveilles de l'ancienne résidence royale, Les vingt églises de Munich ajoutent à l’impression imposante que cette ville produit sur les voyageurs; celledeNotre-Dame, remarquable par son étendue et ses deux tours élevées , renferme le mausolée de l’empereur Louis de Bavière.

Celle des Theatins est bâtie sur le modèle du Vatican ; dans celle de Saint- Louis on admire les fresques de Cornélius et notamment son jugement dernier; celle de Saint-Michel, une des plus belles de l'Allemagne, possède un monument dd au ciseau du célébré Thorwnldsen, et consacré à la mémoire du prince Eugène Beauharnais. Enfin, dans le palais royal, on admire la nouvelle chapelle avec son architecture byzantine, ses coupoles et ses dorures.

Plusieurs établissements scientifiques et littéraires, d'une grande importance, ont été fondés sous le règne actuel Ainsi l’université, bien que toute récente, est une des premières del’Europe, et l’affluence des etudiants y est considérable. N'oublions pas de (lire que la bibliothèque nationale est fort riche, et que depuis quelques années Munich est devenu un des plus grands foyers de lumières de l’Allemagne, p.ir le grand nombre de livres et de journaux qu’on y publie.

Les environs de Munich sont embellis par d’agréables promenades et par les superbes châteaux royaux de Nymphetibourg et de Schleishetm.

Au nord-ouest de la capitale, et près des bords de l'Isar, sont assis sur la pente d’une montagne, l’antique château de Landxhut et la ville du même nom. Celle-ci a beaucoup perdu depuis que son université lui a été enlevée pour être transférée à Munich. Aujourd’hui , sa population est d’environ

BAVIÈRE

9,000 âmes. Freisinq, petite Tille également bâtie sur l'Isar, a une belle cathédrale et un château. C’était le siège d’un évêché qui , depuis 1817, a été érigé en archevêché et transféré à Munich. Ijxndsberg, entourée de murs et dominée par un château, s'étend sur la rive droite du Lech. On y compte dix églises, quoiqu’elle n’ait que 4,000 habitants.

« Vers l’extrémité du royaume , le village appelé Tegernsée, parce qu’il est situé sur le lac de Tegern , mérite de nous arrêter quelques instants.

C’est le chef-lieu d’une seigneurie de ce nom. Sa position au pied des Alpes Tyroliennes, la beauté du lac qui a deux lieues de longueur, et qui.

est entouré de montagnes boisées , en rendent l'aspect tout à l'ait pittoresque. Ce village n'a que quatrevingts maisons, mais de vastes bâtiments y attirent les regards; ce sont ceux d’une riche abbaye, qui a été sécularisée en 1802, et "convertie depuis en maison de plaisance. Chaque année, le roi y passe une partie de l’été. C’est la résidence la plus agréable pendant la saison de la chasse; toutes les forêts et les montagnes de? environs sont remplies de sangliers et de chamois (*). »

Nous venons de parcourir au vol , pour ainsi dire, les bords de l'Isar; portons maintenant nos regards sur le Danube, ce fleuve puissant, que l'industrie commence à couvrir de bateaux à vapeur, destinés à transporter ses

Produits jusqu'aux rivages de l’Asie.

fous rencontrons d’abord une formidable citadelle, le boulevard du royaume, Passau, chef-lieu du cerclé du bas Danube et l’une des plus anciennes villes du pays, puisqu’elle a été un fort romain. Sa position, au confluent de l’Ilz, de l’inn et du Danube, lui donne une grande importance, en même temps qu’elle en fait un séjour trèsagreable. La ville proprement dite est jolie : une cathédrale, trois églises et le palais épiscopal sont ses édifices les plus remarquables. Les femmes ont la

(*) Malte-brun, t. V, p. 535.

réputation d’être les plus belles de l’ancienne Bavière. On y compte 1 1 ,000 habitants. Les châteaux de plaisance de Rabengut, de Lowenhaf et de Freu denheim , sont situés dans ses environs. Près du faubourg appelé llzsladt, sur le penchant du Mariahilfberg,est bâtie une chapelle célèbre, qui est visitée tous les ans par de nombreux pèlerins.

Sur une éminence, au pied de laquelle coule le Danube, on aperçoit l’ancienne Castra- tugustina des Romains, aujourd'hui Straubing, ville de 8.000 habitants. Jadis elle ne résonnait que du bruit des armes . que l’on y forgeait pour asservir les Germains; aujourd’hui ses paisibles habitants ne. sont occupés que de la fabrication de la poterie. Toutefois, comine pour rappeler sa destination primitive, elle a une fonderie de canons et un arsenal.

Ingolstadt, dans le cercle de. la Régen , sur la rive droite du Danube, passait pour imprenable jusqu’en 1800, où elle fut prise et dem-ntelée par les Français. Les vastes fortifications dont on vient de l’entourer lui ont rendu une partie de son importance. On remarque, dans une de ses églises , le tombeau du fameux comte de Tilly , qui périt dans la guerre de Trente ans, et celui du docteur Kckius, l'antagoniste de Luther. La population de cette ville est de 7,000 habitants.

Ratisbonne ( Regensburg } , jadis Castra Regina, plus tard, Àugusta Tiberii , fut longtemps une des villes les plus importantes de l'Allemagne.

C'est la que se réunirent les diètes de l’empire germanique jusqu'à sa dissolution en 1806. El ea soutenu plusieurs sièges mémorables; aujourd’hui elle ne pourrait opposer de résistance sérieuse a l’ennemi. Chef-lieu du cercle de la Regen, elle ne possédé plus que 26,000 habitants. En 1809, elle eut beaucoup à souffrir de la bataille que se livrèrent pendant cinq jours sous ses murs les Français et les Autrichiens. La plus belle de ses vingt-huit églises est la cathédrale avec le beau monument de Dalberg. Les musées et les bibliothè-

qiies sont dignes d’une ville plus considérable, et le pont sur le Danube est remarquable par ses quinze arehes et ses 1091 pieds de longueur. L’ancienne abbaye impériale ue Saint-Einmeran sert maintenant de résidence à la maison prinrière de la Tour- Taxis, ui a fonde et dirige pneore les postes e l'Empire. On y voit aussi le monument érigé en 1808 à la mémoire du célèbre Kepler, mort dans cette ville.

Non loin de Ratisbonne, le roi Louis achève la construction du Panthéon germanique, de son lï’alhalla, qu'on aperçoit a l’extrémité du cap de Ùauf, avec son marbre de Salzhourg et son architecture dorique. Le fronton, tourné vers la capitale de la Bavière, représente l’Allemagne délivrée des armées de .Napoléon. 1-es'statues colossales des victoires se dresseront aux avenues du temple, les bustes des grands hommes en peupleront l'intérieur.

A douze lieues au nord de la ville est située Ainberg , sur la Vils. C'est une jolie petite ville, dont la population de 8,000 habitants s'adonne a l'industr.e ; elle est favorisée par son cours d’eau , navigable pour les petits bâtiments qui descendent vers le Danube, Aiuberg est entourée de murailles flanquées de soixante-dix tours.

Dans une vallée étroite et riante se trouve la petite ville A'Eichxtxdt , baignée par l'Allmuhl, et où réside la famille du prince Eugène Beaiibarnais.

On y remarque le château et la cathédrale, avec le tombeau du saint martyr VViîibald.

lia y reut h , chef-lieu du cercle du Jlaut-Mein, est située au milieu d'une vallee formée par les ramifications du Fichlelgebirge , sur la rive du Mein- Rouge (*). Ses rues larges, régulières, bien bâties , son vieux château de Sophienhourg, annoncent une ancienne résidence princicre. Ray reut h était, en effet , le séjour des margraves de Brandebourg. Elle a 15,000 habitants.

llamberg , sur la Rednitz, est une ville industrieuse, commerçante et bien

(*) Le Mein est forme par la réunion du Mcin-Blanc et du Mcin-Rouge.

bâtie. Son ci-devant palais épiscopal du Petersberg est de la plus grande beau»

té; sa cathédrale renferme le tombeau de l’empereur Henri II et de son épouse Cunégonde, et une image colossale en bronze du dernier prince évêque. Sur la belle place de Maximilien s’eleve la statue de ce roi. Enfin le voyageur français visitera avec intérêt la croix qui’ marque l'endroit où expira, le l*r juin 1815, notre maréchal Berthier.

Anspach , chef- lieu du cercle du Rezat, peuplée de 18,000 habitants, est agréablement bâlie au confluent du Holzbach et du Rezat; l'industrie y occupe un grand nombre de bras.

Furt/i est une jolie ville de 18,000 habitants, bâlie au confluent de ia Rednitz et de la Pegnitz, et à laquelle peu de villes en Allemagne peuvent être comparées sous le rapport de l'industrie et du commerce.

Erlangen, sur la Kegnitz, n’est pas moins célébré par son université protestante que par l’activité de ses nombreuses fabriques. Elle possédé environ 12,000 âmes.

Un chemin de fer a rapproché Erlangen de Nuremberg, cet ornement de la Frauconie. « Dès que vous étesenlré dans les murs de Nuremberg , l’histoire du passé vous euveloppe : cette ville a résisté au temps, qui u'a pu parvenir à lui déchirer encore sa robe des jours antiques.

Nous reconnaissons bien Nuremberg, qui, au treizième siècle, de compagnie avec Augsbourg et Uhn, commerçait avec Venise, que Rodolphe de. Habsbourg déclarait ville impériale, oùCharles l\’ promulgait la Bulle d’or ; cité du moyen âge, qui s'épanouit radieuse sous in’ bénédiction de la réforme, qui rajeunit le christianisme avec des enseignements nouveaux , qui l’exprime par le pinceau d'Albiecht Durer, le ciseau ue Kraft et le génie de Fischer élevant en bronze le tombeau de saint Srbald. A NiKTmberg seulement, l'esprit germanique apparait tout entier.

Ici rien de grec ou d'italien , tout est allemand : vous êtes face à face avec les rivaux et les contemporains de Ra-

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BAVIERE

pliaë! et de Michel-Ange, et il devient sensible qu'au seizième siècle, l’art, l'art moderne , frappait, à sa gloire , dans la même époque, deux types différents, en Italie et en Allemagne, à Rome et à Nuremberg (*). »

Divisée, par la Pegnitz en deux parties, la ville est enfermée dans un mur ceint d'un fossé et flanqué de tours.

L’ancien château ( Reiclis Feste), qui la commande, servait de résidence aux empereurs (**}. Son hôtel de ville mérite d'être cité comme un des plus beaux de l'Allemagne. L'églisede Saint- Laurent est un superbe monument gothique ; celle de Saint-Sebald présente , entre autres ornements admirables, de magnifiques vitraux. Enfin Je moyen âge revit non-seulement dans ces édifices antiques, dans ces rues étroites et tortueuses , mais encore dans les mœurs des -habitants et dans l’ameublf inent de leurs maisons. Quoique la population, qui s'élevait à 90,000 âmes, soit réduites 40,000, Nuremberg conserve encore un rang éminent par son active industrie et son commerce étendu- Elle a vu naître le célèbre peiutre Albreclit Durer, Pierre Hall, inventeur de I borlogerie, JeanLobsinger , inventeur des fusils à vent , etc.

B/orcUiiigen , entourer de fossés, de remparts et de tours, rappelle le souvenir de plusieurs victoires signalées, et surtout le nom de notre Turenne.

Sa population est de 6,000 âmes.

Sur les deux rives du Mein , s'étend la ville de H'urtzbourg, ci-devant capitale d'un évêché souverain , puis d'un grand-duché sous l'empire français , et maintenant chef-lieu du cercle élu Bas-Mein. Sans prétendre au renom d’une belle ville, elle possède ceendant quelques édifices remarquales. Au milieu de son château fort, le Marieuberg, bâti sur un rociier élevé , on voit une. construction antiue, qu’on Suppose avoir fait partie ’un temple de la déesse Freya, ia Vénus du Nord. Son château royal , sa cathédrale, son église de ilaug, bâtie

(*) Àu delà du Rhin, 1. 1 , p. 58.

(*’) On en a fait un magasin.

sur le modèle de Saint-Pierre de Rome , méritent d'être cités. Son université est une des plus anciennes de l’Allemagne; et la faculté de médecine jouit d’une très -grande renommée, ainsi que plusieurs autres de ses établissements scientifiques et littéraires. Les montagnes qui l’entourent produisent les vins fameux de Stein et de Leiste, et ses campagnes sont admirables.

tVurtzbourg renferme 24,000 habitants.

Ki/ztngen, dans les environs de Wurtzbourg, a des bains minéraux qui commencent à être assez fréquentes.

L’industrieuse Â^.-h affenbourg , avec un château et un port franc, est l’entrepôt de toutes les marchandises qui descendent le Mein; et des bois de construction qu’on tire de la forêt de Spessart.

Netmladt , sur la Saale, est une très-petite ville que recommandent sa position délicieuse et le voisinage des ruines du Saizbourg , palais bâti et habité par Charlemagne.

Après Munich et Nuremberg, dugsbourg , chef- lieu du cercle du Haut- Danube , pst ia plus importante cité du royaume. Bâtie au confluent du Lech et de la Wertach, dans une plaine vaste et fertile, elle compte une population de 34,000 âmes. Ses rues sont généralement étroites ; mais de nombreux édifices la décorent. Les plus remarquables sont : l'hôtel de ville, réputé le plus beau (le l’AHemagne, avec sa fameuse salle d’or; le Pfalz, ou palais de l’évêché, célèbre par sa salle où la confession d’Augsbourg fut présentée à Cliarles-Quint en 1530; enfin, la cathédrale, bâtiment imposant, malgré son irrégularité. Auasbourg est renommé pour son industrie. Les affaires de banque et le coinmetre de transit, de commission et de librairie, y sont tres-étendus èt très-actifs. Enfin son arsenal est le plus important dépôt d’armes de tout le royaume.

Sur la rive droite du Danube, est bâti Neubourg, ville de 7,000 habitants , qui ne se recommande que par ses souvenirs historiques. Elle possède

L'UNIVERS

le tombeau de la Tour d’Auvergne, premier grenadier de France , tué en 1800 , sur la route de Neubourg à Donauwerth. C’est dans ses murs que Louis le Sévère fit décapiter Marie de Brabant , son épouse. C’est dans ses environs, à Hochstacdt, que les Impériaux furent défaits, en 1703, par les Bavarois et les Français; c’est sur le même champ de bataille que les vaincus prirent leur revanche l’année suivante.

Memmingen, sur l’Ach, était anciennement une ville impériale.

Sur les bords du lac de Constance s’élève unepetitevillefortifiée, Liudau, jadis aussi libre et impériale ; ses constructions faites en partie sur pilotis, et couvrant trois îles et leurs intervalles; l’importance de son commerce d’expédition , .et son port , Maximilien , qui peut contenir trois cents bateaux , lui ont valu le surnom de petite f eni.se.

Ou haut de son château , ancien couvent de femmes, dont l’abbesse était princesse de l’Empire , on jouit d'une vue ravissante.

Dans le cercle du Rhin, nous rencontrons KaUerslavtem , ancienne résidence de Frédéric Barberousse , dont le château a été transformé en prison ; Landau, place fédérale sur le

Îueich , avec ses fortifications , chefsœuvre de Vauban.

Non loin d 'Anweiler sont les ruines de plusieurs châteaux, et, entre autres , de relui de Trifels , dans lequel fut renfermé Richard Cœur de Lion ; dans le voisinaged’OWertergr, fièredesa belle église, on voit le Donner.sberg ou Mont-Tonnerre, aussi intéressant pour l’archéologue que pour le minéralogiste, et sur le plateau duquel on reconnaît les restes d’uncamp romain, de 1 12,315 pieds de circuit. Deux Ponts (Zweibrucken) , cité de 7,000 âmes , était autrefois la résidence des ducs palatins de ce nom .Pirmasenz est u ne v i I le éga lement déchue, et dont la population s'élève encore, à 5,000 habitants. Le cheflieu du cercle est Spire ( Jugusta Nemetum , Speier) , qui n'a plus d’autre importance que celle de ses souvenirs historiques et de ses antiquités. C’é-

tait le quartier d’hiver de César, la résidence des Mérovingiens , des Carlovingiens et des empereurs saxons. Elle offre encore, comme témoignage de son ancienne splendeur, une salie des antiques , un hôtel de ville d’une noble architecture , une cathédrale nouvellement restaurée par le roi de Bavière, et où reposent les cendres de huit empereurs et de trois impératrices; quinze églises catholiques et deux temples protestants. Sa population est réduite à 8,000 habitants. La Bavière rhénane n’est pas soumise à la même organisation que les autres provinces du royaume. On y a conservé , sauf quelques modifications, celle que le gouvernement français y avait établie.

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