‹ États de la confédération germaniqueChapitre 183 sur 261 · PAVIE JUSQU’AU SECOND PARTAGE · texte numérisé non relu

PAVIE JUSQU’AU SECOND PARTAGE

Louis, accablé de soucis sur le trône impérial , trouva quelques consolations dans les acquisitions importantes qu’il put faire pour sa maison. La seconde ligne des Wittelshach, celle de la basse Bavière, s’éteignit, comme nous l’avons vu, à la fin de l’année 1340, et il s’empara aussitôt de toute la sueression , malgré l’opposition des ducs d’Autriche, Frédéric et Léopold, malgré les prétentions plus légitimes encore de In ligue palatine. Louis gouverna avec beaucoup de gloire. La Bavière lui dut une foule d’institutions utiles. Il lit publier un code de procedure civile, régla l’administration intérieure, et accorda à Munich une loi municipale. Mais en étendant ses domaines au préjudice de lu ligne palatine , il ouvrit la porte aux divisions intestines. Il laissa en mourant (1347) un riche héritage à ses six fils , car il avait fait entrer successivement dans sa maison l’électorat de Brandebourg, le Tyrol , les comtés de Zéelande , de Hollande et de Hainaut.

Louis et Étienne étaient issus de son premier mariage avec Béatrix de Pologne. Louis le Romain, Guillaume, Albert et Otton , étaient nés de Maruerite de Hollande , princesse douée 'éminentes qualités, qui employa tous ses efforts à maintenir l’ordre et la paix dans ses États héréditaires. Un traité fut signé, en 1348 , avec la ligne aînée , qui renonça à tous ses droits, moyennant une somme de 70,000 florins, de sorte que le pacte de Pavie s’étendit aussi à la basse Bavière.

En 1349 , Marguerite fit , entre ses enfants , le partage de la succession , quoique Louis, voulant assurer l’unité de la Bavière, leur eût recommandé de régner en commun, au moins pendant les vingt premières années qui suivraient sa mort. L’atné, Louis, surnommé l’Ancien ou le Brandebourgeois, parce que son père l’avait investi du Brandebourg, en 1323, eut.

L’UNI V K RS

avec ses frères du second lit, Louis le Romain et Otton . la haute Bavière et le Brandebourg ; Étienne, surnommé à t Agrafe, l’autre fils du premier lit , reçut , avec Guillaume et Alhert , la basse Bavière, ainsi que les provinces néerlandaises de Hollande , de Zélande, de Frise et de Hainaut , que l'imperatrice Marguerite avait apportées en dot. Le Tyrol étant une possession personnelle de Louis de Brandebourg , n’entra pas dans le partage.

LA Il A VIF, R Ç DEPUIS LC SECOND JU&Qo'aIT TROISIÈME PARTAGE.

Le pays fut encore fractionné, plusieurs fois dans les années qui suivirent : Louis l’Ancien donna à son frere , Louis le Romain , en 1 3ôl , l’électorat de Brandebourg , et garda pour lui la haute Ba'ière; Étienne céda à ses frères, Guillaume et Albert, les provinces néerlandaises et Straubing, avec ses dépendances, se réservant Landsluit avec les autres districts de la Bavière.

La bulle d’or, promulguée en 1556, fit perdre aux dues de Bavière leur voix électorale , qui fut transférée aux comtes palatins . issus de la branche aînée de Wittelsbach, et il en résulta dans la suite des querelles et des contestai ions nombreuses.

D’après le partage que nous venons de mentionner, le gouvernement des différentes parties du duché de Ravière fut attribue à quatre branches de la maison de Wittelsbach.

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