‹ États de la confédération germaniqueChapitre 186 sur 261 · IV. Branche de Landshut dans la · texte numérisé non relu

IV. Branche de Landshut dans la

basse et haute Bavière.

Ktibbwe Ér, surnomme a l’Agiaii.

Le partage n’empêcha pas Étienne I", souche de tous les ducs de Bavière futurs, d'être le véritable chef de la maison des Wittelsbach. Ce prince, actif et ambitieux, prit les armes avec Albert/ lorsque Frédéric, évêque de Ratishonne, en violation des traités eut livré le château de Donaustaut à l’Empereur ou plutôt à la Bohême, en 1355. Des négociations prévinrent ceprmlnnt l'effusion du sang, et empêchèrent l'Empereur d'établir sa domination sur le Danube. Deux ans après,

BAVIERE

Ortolphe, archevêque de Salzbotirg, avant pris aussi une attitude hostile vla-à-visde la Bavière, Étienne s’avança pour le combattre; mais la paix fut rétablie par la médiation de* ducs d’Autriche. Ces derniers lui disputèrent plus tard la possession du Tvrol, et il fut obligé de la leur céder après plusieurs années de revers, moyennant une somme d’argent et la réserve de quelques villes du comté. Depuis, ce pays resta à l’Autriche, qui le posséda sans interruption jusqu’à la paix de Presbourg.

ÉTI«m«C II, FtKDIMC xt Jka*.

Étienne 1er mourut en 1 375, laissant trois fils, Étienne II, Frédéric et Jean, qui, d’après le vœu paternel, gouvernèrent d'abord conjointement, de manière toutefois que Frédéric, le plus actif des trois, exerça le principal pouvoir. Un des événements remarquables de leur règne, ce sont les ligues formées par lès villes impériales, de Souabe, de Franconie et de Bavière, réunies à celles du Rhin et de la Suisse, pour mettre un terme aux brigandages des nobles et aux empiétements des princes. L’Empire germanique ainsi divisé en deux camps ennemis, le moindre incident devait allumer la guerre : Frédéric, duc de Landshut, la ut naître en retenant captif l'évêque de Salzbourg, avec lequel il était en procès, et qui était membre de la confédération des villes. Mais il usa de toute son inlluence auprès de l’Empereur pour hâter la fin de cette querelle désastreuse. Il y parvint, en faisant conclure, avec raide de Wenceslas de Bohême, la paix d'Égra, en 1389.

Le duc Jean, le plus jeune des fils d’Étienne 1", s’était jusqu’alors peu occupé du gouvernement; mais, en 1391, il exigea plus de revenu et de pouvoir. De là , des contestations qui se terminèrent par un partage, conclu à Munich, le 25 novembre 1392. Frédéric conserva la basse Bavière, excepté Straubing, et s’engagea a payer à ses frères une rente annuelle. Étienne II et Jean se partagèrent la haute Bavière :

le premier eut Ingolstadt, le second

Munich. Mais ce pacte devint la source d’une longue suite de troubles civils.

La famille de Wittelsbach comprenait alors la branche de Straubing-Hollande, représentée par Albert qui vivait encore; celle d’Ingolstadt, qui était l’aînée de la ligne Ludovicienne ou de Bavière; puis celles de Landshut et de Munich. Straubing revint à la Bavière apres la mort du fils d’Albert, eu 1-125. La branche aînée de la ligne bavaroise s’eteignit en 1447, et la seconde en 1503. La troisième fleurit encore aujourd'hui.

i.a Bavière depuis i.t troisième rartagr

jusqu'à l a renaissance du droit d’aînesse. BRANCHES D* INGOLSTADT , DE

Page 1