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HISTOIRE DES ÉTATS HESS01S

HISTOIRE AHCIEHHE JDSQO’àPRÉS LA COS- VERSIOH DD PATS AD CHRISTIANISME.

Les Hessois, si on en excepte une partie des habitants du grand-duché, dont les ancêtres sont les Sedusii, placés jadis entre le Rhin et le Mein , descendent des CcUti , en germain Catzen , puis Hatzen et Hassen. Ce peuple de chasseurs, dont les Romains disaient que seul d'entre les barbares il savait faire la guerre (**), occupait les contrées renfermées entre la Hesse supérieure et la Hesse inférieure. Après le désastre d’Hermann et des Chérusques (***) , ils s’avancèrent au sudest , au delà du Grabfeld ou Champ des tombeaux (dans l’évêché de F tilde), jusqu’aux défilés du Harz. Ils furent arretés du côté de la Thuringe par les forces des Hermondures. César les compte parmi les Suèves des environs du Buchenwald ou Forêt de hêtres (****). Leurs places principales, que Germanicus atteignit avec ses légions, étaient Matticen, sur l’Edder, et Maden, près de Judensberg.

Ils s’étaient armés contre Hermann, le libérateur (*****), et avaient profité de

(*) Hombcure-sous-Mont rst surnommé ainsi parce qu’il existe un autre Hombourg en Bavière. Derrière la ville s'élève une hauteur sur laquelle est bâti le château du prince.

(**) YoVfî A I.DEM ACRE, Vol. I, p. tj. (***) T'oy. Ali.emagne, t.I, p. 10 et suis. (****) Ce canton, le mcmequele Grahfekl, lirait son nom d’une immense forêt qui s'étendait jusqu’au milieu de la Hesse supérieure.

(***'*) Yoyei Am.emaone , t. I, p. 19 et ao

Etats hessois.

sa ruine. Mais quand se forma la grande ligue dçs Marcomans (*) , ils avaient été les premiers à franchir le fossé que les Romains avaient creusé entre eux et les barbares. A eux appartenait la première place entre les nations du nord-ouest de l'Allemagne. Cependant peu à peu leur nom s'effaça jusqu'au temps de Valentinien II, ou paraît un Marcomir, duc des Celtes et des Amgrivariens , qui avait sans doute poussé sa domination vers le nord. Lui et son frère s’étaient ligués contre Rome; leurs noms furent célébrés par Venantius Fortunatus. Toutefois le succès trahit leur audace. Marcomir, fait prisonnier, fut emmené en Toscane; son frère tomba sous les coups d’un assassin. Franc de nation. F.n 417, le fils de Marcomir apparaît comme duc des Francs : c’est Pnaramond. Peu de temps après que Clodion , son fils , eut passé le Rhin , en 455 , on voit figurer les Cattes pour la dernière fois dans l’histoire ancienne. Ils formaient l'avant-garde victorieuse qui marchait contre Avitus, général romain. La Hesse était alors dépeuplée; ses habitants avaient cherché des climats plus doux; un grand nombre s’était fixé dans la Gaule romaine , et Ptolémée indique à peine quelques gau de leur pays. Au cinquième siècle , la Hesse appartenait au territoire des Francs npuaires que Clodwig (Clovis) réunit à celui des Francs saliens.

Le fils de Chlodwig, Dietrich ou Théoderick, fonda Frankenberg, sur l’Edder, en face de Saxenbourg (le château des Saxons). Cette ville, dotée ensuite de grands privilèges par Charlemagne, devint comme la clef de ce pays riche et florissant. La chute du royaume de Thuringe porta un coup fâcheux à la Hesse, qui fut pendant des siècles le théâtre de la lutte entre les Saxons et les Francs. Après maints combats acharnés, les deux peuples occupèrent chacun une part du pays.

La Hesse des Francs comprenait’ la plus grande partie de ce qu’on a appelé ensuite la Hesse inferieure (**). Au

(*) Ibidem, p. a».

(**) Casscl, Fritzlar, Wildungeo, Waldeck,

nord de ce canton , entre la Fulde , le Weser et le Diemel , s'étendait la Hesse saxonne, en partie couverte par l'immense forêt de Reinhard (*).

Ce ne fut qu’au commencement du huitième siècle, quand déjà les missions chrétiennes avaient commencé en Saxe, que les efforts des princes francs de la race de Pépin , pour convertir les païens de la Hesse , portèrent leurs fruits.

Après avoir converti la Thuringe , l’Anglo-Saxon Winfried , auquel le pape donna ensuite le nom romain de Bonifacius , pénétra dans les forêts des rives de la I.ahn , de l’Edder et de la Fulde. Le culte du feu et d’Hertha , celui de Thor et des bois ténébreux formait la croyance originelle des habitants. Mais ils avaient aussi adopte les dogmes Scandinaves , et leur dieu principal était Wodan (Odin). On lui rendait hommage sur le Kestcrberg.

Ce fut là, dit la tradition, que vint d’abord le saint apôtre. Il y bâtit la

firent iére église chrétienne, et depuis, a montagne s’appela le Christeuberg (à 4 lieues de Marbourg). On montre encore aujourd’hui , à deux cents pas de l'église, sur une pierre, l’empreinte d’un pas de l’envoyé du Christ.

Dès sou premier séjour dans le pays, Boniface acquit beaucoup d’ascendant et de renommée par la pureté de sa vie, la vigueur persévérante de sa volonté, et une douce prudence. Il baptisa en peu de temps plusieurs milliers d’idolâtres (722).

Mais ce fut surtout à son retour de Rome, et quand il put compter sur l’appui de Charles Martel et de ses successeurs, qu’il agit avec énergie, secondé par son disciple, le Pannonien Sturm. On évêque nommé Witta (Albinus) fut établi à Burabourg, près

Melsungen, Homberg , Ziegcnbayn, Ro- Ihenbotirg, Herzfeld, Münden, Witzenliauseu , Lichlenau , Reichenbacli , Spangenberg, appartenaient à cette province.

(*) Zierenberg, Arolsen dans la principauté de Waldeck, Stadlberg, l'antique Ercsbourg sur le Diemel , Warbourg e* Hofgeismar, y étaient silués.

L’UNJVERS.

de Fritzlar; une église ou un monastère fut érigé à Amœnebourg, dans la Hesse supérieure; une colonie de moines anglo-saxons peupla l'abbaye centrale de Fritzlar. Des fondations semblables s'élevèrent à Fulda , à Herzfeld. Bientôt les bois sacrés disparurent, et une foule de couvents et d'écoles consolidèrent les bienfaits de la civilisation chrétienne (*).

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