‹ États de la confédération germaniqueChapitre 246 sur 261 · DE HOU EN ZOLLERN EN DEUX BRANCHES · texte numérisé non relu

DE HOU EN ZOLLERN EN DEUX BRANCHES

Dans le huitième siècle, les premiers aïeux de la famille de Hohenzollern , riches propriétaires fonciers, remplissaient en Souabe l’office de comtes cantonaux. Thassilo, à partir

duquel on prétend suivre leur filiation, mourut au commencement du neuvième siècle. Il tirait, dit-on, son origine de la famille souabe des comtes d’Altnrf, qui descendaient d’Ettichon, duc d’Alsace , souche des maisons de Habsbourg, de Lorraine et de Bade. Ce qui est plus certain, c’est que Frédéric, comte de Zollern, bâtit, vers 980, le château de ce nom. Parmi ses descendants, nous remarquons Frédéric lit, le compagnon constant de l’empereur Henri V; Kodolphe If, qui remporta, en 1164, près de Tubingen, fine victoire signalée sur le comte palatin de cette ville, et fut quelque temps l’allié du duc Henri le Lion, contre l’empereur Barbçrousse. Deux des quatre (ils de Rodolphe , Frédéric IF et Conrad, fondèrent les deux lignes principales de la maison de Hohenzollern : la ligne de Souabe , qui possède encore les domaines héréditaires de la famille; et la ligne de Franconie , d'où sortit plus tard la maisou de Brandebourg, la famille royale de Prusse.

Frédéric IV, frère aîné du premier bourgrave de Nuremberg (*) , eut un fils , F itel- Frédéric, qui, suivant quelques écrivains, acquit aussi, après La mort de son oncle , le bourgraviat franconien, et le donna en fief a son fils Frédéric. Quoi qu’il en soit, à un autre de ses héritiers, Eitel- Frédéric II, échut le comté de Zollern. Cette ligne ne parvint cependant à s'illustrer qu’à la fin du quinzième siècle, par les services que rendit à la maison d'Autriche le descendant, au 8' degré, de Frédéric IV, Eitel- Frédéric IF, conseiller privé de l’empereur Maximilien Ier, chevalier de Ig Toison d’or, etjuge de la chambre impériale. Ce comte obtint en 1507 In charge héréditaire de grand chambellan de l'Empire , titre que les princes de Hohenzollern ont porté jusqu'à la dissolution du corps germanique, et acquit la seigneurie de Haigerloch en échange de celle de Razuns , dans le pays des Grisons. Il mourut en 1512.

Son fils , EUelrFrédèriç F, ami de jeunesse de Charles-Quiot a Bruxelles.

(*) Voyez Histoire de

L’UNIVERS

devint ensuite général des armées impériales, et périt empoisonné à Pavie, en 1525. Charles I'r, son lils, hérita de la bienveillance de l'Empereur pour son père. Les comtés de Sigmaringen et de Vcchrineen lui furent conférés en 1534, à l'extinction delà famille des comtes de W erdenberg.

Il mourut en 1576, et ses (feux (iis qui se partagèrent ses domaines, fondèrent les deux branches qui les possèdent encore aujourd’hui.

MO» 11C HOHEKZOU.ERM-BECIUKOEn.

Le fondateur de cette ligne, Eitel- Frédéric Fl, filsalné de Charles Ier, hérita du comté de Zollern proprement dit , bâtit le château de Hcchingen , et mourut en 1605. Jean-George , son fils, conseiller de la chambre impériale et aulique, fut élevé, en 1623, au rang de prince, et obtint que les aînés de sa descendance conserveraient ce titre , tandis que les puînés continueraient à porter celui de comte. Il mourut en 1624. Son fils, Eitel- Frédéric (deuxième du nom dans cette branche), colonel au service de l’Empire,entra,en 1653, avec droit de suffrage et de séance . dans le deuxième collège de la diète. Il eut pour successeur (1661) son frère, ancien chanoine des chapitres de Cologne et de Strasbourg, marié après dispenses du pape, et dont le fils aîné, Frédéric - Guillaume , feld - maréchal dans les armées impériales, et commandant de la place de Frilwurg, obtint, en 1691, l’extension de la dignité rincière à tous les mâles des deux ranches. Il conclut un traité de succession avec la maison de Brandebourg, et régna jusnu’en 1732. Son petit-fils, Joseph-Guillaume- François, donna à ses sujets une constitution en vertu de laquelle des députés choisis par le peuple, deux par fa capitale, et dix par les communes rurales, s’assemblent chaque année pour voter l’impôt et discuter les propositions du gouvernement. Il eut pour successeur, en 1798, son neveu Hermann-Frédéric- Otton, qui perdit ses possessions médiatisées des Pays-Bas, obtint quelques

indemnités en 1803, devint souverain par son accession à la confédération du Rhin , et mourut en 1810. Son fils, Frédéric-IIermann-Olton , fut colonel dans les armées de l’empereur Napoléon, et passa, en 1813, dans les rangs des alliés. Il a eu pour successeur, le 13 septembre 1838, son fils Frédéric- Guillaume ■ llermann - Constantin , né en 1801, marié, en 1826, à Eugénie- Hortense, fille du prince Eugène de Beauharnais, duc de Leuchtenberg.

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