‹ États de la confédération germaniqueChapitre 247 sur 261 · DE BOBEMOM.ERlf-SlGMARlNQER · texte numérisé non relu

DE BOBEMOM.ERlf-SlGMARlNQER

La branche cadette eut pour fondateur Charles II, mort en 1606. Celui-ci laissa le comté de Sigmaringen et Vœhringen à son fils Jean , qui lut élevé au rang de prince de l'Empire en 1623, sur la demande de l'électeur de Bavière dont il présidait le conseil privé. Toutefois les princes de Hohenzollern-Sigmaringen n’obtinrent voix et séance à la dicte qu’en 1703. Aloys- Meinhard- François , mort en 1831 , perdit par la paix’de Lunéville ses droits féodaux dans les seigneuries néerlandaises deBoxmeer, Berg, Dixmuide, Gendringen, Elten, Wisch, Pannerden et Muhlingen, ainsi que ses domaines en Belgique; mais il reçut en dédommagement la seigneurie de Glatt avec trois couvents. En entrant dans la confédération du Rhin , il devint maître d’un État souverain , vit passer sous sa domination plusieurs seigneuries et couvents , et obtint la souveraineté de toutes les terres nobles de ses Étals , un vaste territoire sur la rive septentrionale du Danube, et la suzeraineté des domaines enclavés , appartenant aux barons de Spæth, aux princes de Furstenberg et a la famille de la Tour et Taxis. En 1813, il se déclara pour les alliés. L’année suivante, le congrès de Vienne le reconnut comme membre souverain de la confédération germanique; enfin il obtint aussi la restitution de ses anciennes possessions des Pays-Bas , sauf les changements amenés par les événements politiques (*).

(') Nous avons dit qu’un tiers des revenus

PRINCIPAUTES DE HOHENZOLLERN.

Son fils aujourd’hui régnant, Charles-Antoine-Frédéric, né en 1785, marié en 1808 à Antoinette Murat, nièce du roi de Naples, est arrivé au gouvernement le 17 octobre 1831. Ce prince avait déclaré , dès les premiers mois de son règne, sa ferme intention d’exécuter définitivement l'article 13

de l'État provenait des biens médiatisé! en Bavière et des huit seigneuries des Pays- bai.

de l’acte fédéral , par la voie d’un accord avec les dépotés du pays. Cette promesse ne s’exécuta rju’en 1833. Le 1 1 juillet de cette annee fut promulguée la constitution. Les états se composent des nobles de famille princière ou de leurs délégués, d’un député du clergé et de quatorze députes des communes. Ils participent à la confection des lois et à l’administration des finances ; ils votent l’impôt et discutent les propositions du gouvernement

PAYS DE LIPPE

Le pays de Lippe, dont la possession est partagée entre les deux branches princières de Lippe- fietmold et de Uppe-Sc/iaueiibotirg, est situé dans l’ancien cercle de Westplialie, et se trouve enclave dans le gouvernement prussien de Minden et dans les territoires de la maison de Brunswick ; il touche en outre en partie aux enclaves de la liesse électorale et de Waldeek.

rnincirACTÉ de ufpe-detmold.

Le territoire de cette principauté, situé entre le comté de Pyrmont (principauté de Waldeek), le pays de Rintein (Hesse électorale), une partie du Hanovre et la province prussienne de Westphalie, est formé des comtés de Lippe et de Sternberg, et dps bailliages d'Oldenbourg, Schwalenberg et Stoppelberg. Sa superficie est évaluée à 57 lieues carrées, et sa population à près de 82,000 habitants, professant la plupart le culte réformé , et répartis dans 6 villes 1/2, 6 bourgs et Ma villages.

En général , le sol est montagneux et

fieu fertile. Les montagnes, qui dans a partie méridionale appartiennent à la chaîne du Teutoburgerwald et constituent ailleurs le Sennerwald , sont couvertes de forêts de chênes; plusieurs cantons n’offrent que du sable et des bruyères ; ceux qui jouissent de quelque fertilité produisent du lin, du chanvre, du grain, etc. Les habitants élèvent beaucoup de bestiaux et d’abeilles (*).

Les principaux courants qui arrosent le pays sont : le Weser, la Lippe, la Werra, l’Emmer, l’Exter, la Kalle, l’Ems et l’Aach.

La température est douce, mais humide et fréquemment nébuleuse.

L’industrie la plus importante de la principauté consiste dans la fabrication

(*) Les chevaux , élevés à I’élat sauvage dans le Sennerwald , sont les plus estimés de toute l'Allemagne , comme chevaux de selle.

des toiles. Un grand nombre d'habitants trouvent aussi des ressources annuelles dans des émigrations en Ostlrise et en Oldenbourg, où ils sont employés aux travaux des tuileries et des briqueteries (*).

Les revenus de l’État s’élèvent à 1,250,000 francs, et sa dette publique à 1,500,000. Lippe-Detmold envoie un représentant à l’assemblée générale de la confédération , et se joint aux princes de Lippe-Schauenbourg , Waldeek, Reuss, Hohenzollern et Lichtenstein, pour en envoyer un à l’assemblée ordinaire. Il occupe, avec ces principautés, le seizième rang à la diète, et fournit un contingent fédéral de 090 hommes.

Le prince exerce un pouvoir limité par une chambre des représentants, nommés par les propriétaires, les bourgeois et les paysans. II professe le culte réformé.

La capitale est Detmold, petite ville de 3,500 âmes, sur la Werra, au pied du mont Teutberg. Le vieux quartier, ue Cluvier croit être l’ancien Teutourgium, est mal bâti ; mais le nouveau est propre et régulier.

Il est une autre cité plus importante et plus peuplée que la capitale, c’est Lemgo ou Lemgow, arrosée par la Béga. On y compte près de 4,600 habitants, eu général très-industrieux.

Uffeln possède dans ses environs des sources salées, et renferme 1,400 habitants.

Horn, située près de la forêt de Teutobourg. possédé la même population. IN'on loin de la s’élève cette setie *

(*) Prés de mille jeunes gens cmigrent chaque élé, conduits par deux individus assermentés , qui passent les rouirais pour la lixalion des salaires. Cenl cinquante tuileries environ s’exploilcnt dans les deux pays que nous venons d'indiquer, avec le seul concours des ouvriers de Lippe. Il rentre ainsi aunuellemenl dans la principauté une somme de 45,ooo rixthalers.

PAYS DE LIPEE.

de rochers connus sous le nom à'Extersteine ou Eggestersteine {'). On a beaucoup disserté sur l’origine de ces pierres qui sont au nombre de 13, creusées en partie, et dont quelquesunes ont jusqu'à 130 pieds de hauteur.

Quelques enthousiastes des antiquités germaines y ont vu des pierres druidiques, les autels même sur lesquels coula le sang des tribuns et des centurions de Y'arus. Ce qui est certain, c’est qu’elles étaient déjà consacrées au culte chrétien au onzième siècle, que les grottes étaient devenues des chapelles que visitaient de nombreux pèlerins, et que ces masses de grès appartinrent depuis l’an 1003 jusqu'au temps de la reforme à l’abbaye d'Abdinghof.

Lippstadt, cité fortifiée de 3,400 habitants, bâtie sur la Lippe, possède un petit territoire enclavé dans la proviuee prussienne de Westphalie. Autrefois libre et impériale , elle se trouve aujourd'hui soumise à deux maîtres :

le prince de Lippe-Detmold en a la souveraineté conjointement avec le roi de Prusse.

PBincirAUTÊ de i.irpc-scujt uenboiiko..

Au nord de l'État de Lippe-Detmold s’étend la partie principale de celui de Lippe-Schauenbourg. qui en est séparée par le pays hessois de Rintelu formant sa limite à l’est. Au nord, elle est bornee par le Hanovre; à l'ouest et au sud , par la province prussienne de YVestpualie. L’autre partie est située au sud de la precedente, entre l’État de Lippe-Detmold , le territoire de Pyrmout et le Hanovre. Le territoire enlier, formé de 4 bailliages du comté de Scliauenbourg et de 3 bailliages de celui de Lippe > a une superficie d’envi ron 27 lieues carrées et une population de plus de 26,000 habitants, repartis dans 2 villes, 3 bourgs et 09 villages. La plupart d'entre eux sont protestants , quoique la maison régnante suive le culte réformé.

Le sol de cette principauté, entre-

O De la chaîne de montagnes appelée Bgge , près de laquelle ils se trouvent.

coupé par les monts Deister et Suntel et par la chaîne du fE’esergebirge , est à peu près de la même nature que celui de Lippe-Detmold : cependant il est généralement plus fertile. Ses cours d’eau sont l’Etnmer et d’autres petits affluents du YVeser.

Les revenus de l’État s’élèvent à 530.000 francs environ, la dette publique à 1,030,000; le contingent fédéral est de 240 hommes. La position de la principauté à l’égard de la diète est la même que celle de Lippe-Detmold. Le gouvernement est représentatif.

La capitale est Biickf.bourg sur l’Aue, petite ville de 3,000 habitants.

Vient ensuite Stadihagen, entouree de murailles et située dans une vallée agréable où coulent des sources d’eaux minérales. Elle n’a qu’une population de 1,600 âmes. Sur la frontière du territoire de Pvrmont, on rencontre les ruines de Y Hermannsbourg , ancien séjour, dit-on, d'Hermann ou Arminius.

HISTOIRE

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