‹ États de la confédération germaniqueChapitre 250 sur 261 · PAYS DE REUSS · texte numérisé non relu

PAYS DE REUSS

Henri , qui est commun à tous les princes de cette maison , ils le portent depuis le douzième siècle , en l’honneur de l’empereur Henri VI, dont une parente avait épousé un avoué de Plauen(*). La branche aînée de Plauen obtint, en 1426, de l'empereur Sigismond, la dignité de prince d’empire avec le bourgraviat de Misnie (**), que les margraves de Misnie ou électeurs de Saxe ne lui laissèrent pas longtemps. Elle s’éteignit en 1572.

La branche cadette s’est subdivisée en un grand nombre de rameaux et de rejetons qui ont disparu successivement. Aujourd’hui encore , la ligne de Schleiz forme les rameaux de Schieiz et de Lobenstein-Ebersdorf.

(*) Ou distingua d’abord celte foule de Henri par leur âge, ensuite par des surnoms , plus tard par des chiffres , et l'on convint, en 1668, que chaque ligne aurait une série |>articulière, mais que les nombres passeraient d'une branche à l'autre , à mesure qu’il y naîtrait uti prince. EliGn , en 1700, 011 convint de n’aller que jusqu’i

cent , pu £• recommencer.

(**) Ce bourgraviat est différent du margraviat de Misnie. Les margraves avaient été, dans l'origine des commandants militaires, les bourgraves des juges. Les fiefs attachés au bourgraviat de Misuie étaient le bailliage de Frauensteiu , situé dans l’Erzgebirge, le comté de Hartcnstein et la seigneurie de Wildcufels.

En 1824, avait disparu, dans la même ligne, le rameau de Lobenstein, et en 1802 celui de Géra.

La succession par ordre de primogéniture a été introduite dans la famille par un recez du 13 novembre 1668, confirmé en 1681, et en 1690.

Quoique la maison de Reuss ait toujours été immédiate, et qu’en 1427 une de ses lignes ait obtenu la dignité princière , la ligne dont descendent les Reuss d’aujourd’hui , ne portait pas même le titre de comte avant l’année 1671 , où l'empereur Léopold le lui conféra ou le lut renouvela. Ce fui seulement en 1778 qlte toutes les lignes et branches, à l'exception des branches collatérales de Koestriz, furent élevées à la dignité princière. Par suite des événements de 1806 , les Keuss sont entrés dans la catégorie des souverains européens. Les charges de guerre qui ont pesé sur eux depuis cette époque jusqu'en 1814 ont produit dans leurs finances un dérangement qu’ils ont eu de la peineà réparer. Depuis unedizaine d’années ils ont adhéré au système de douanes prussien. Le prince actuellement régnant de Reuss-Greiz est Henri XX, qui est né en 1794 et a succédé , en 1 836 , à son frère. La branche cadette est représentée par Henri XLII, né en 1785, prince de Reuss - Schleiz depuis 1818, et par Henri LXXII, né en 1797, prince de Lobenstein-Ebersdorf depuis 1822.

9* Livraison. (Bade, États hessois, etc.).

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PRUVCIPAUTÉ DE WALDECK..

OÉOGHÜPHl», STATISTIQUE*

Les territoires qui constituent la principauté de Waldeck comprennent f ancien comté de Waldeck proprement dit et celui de Pyrmont , et forment une superficie totale de 66 lieues carrées.

La* population du pays s’eleve a plus de 57.000 habitants, dont 56,000 professent le culte évangélique , et le reste la religion catholique et le judaïsme.

Elle est répandue dans 14 villes et 10o

V'lLe comté de Waldeck, qui forme la

plus grande partie de la principauté, présenté une superliciedeââ lieues carrées.

Il est borné, d'un côté, par la province prussienne de Westpbalie, de I autre, par la Hesse électorale et une enclave du grand-duché de Hesse-Darmstadt.

C'est un des pays les plusélevés de l Allemagne. Les ramifications des monts Rothaar et des monts Egge avec les hautes cimes du Pcen ou leutoburgerwald et du Dommel le traversent du sud-ouest au nord-est ; on remarque même, dans la contrée orientale, plusieurs volcans éteints, dont le plus considérable est le Lammsberg. On y exploite des mines de fer , de cuivre et de plomb , des carrières de marbre et des ardoisières. Un grand nombre de rivières y prennent leur source, telles que l’Aar, l’Urbe, la 1 "'sîrl’ le Diernel, le Walter, IKrpe, I Edder, la Werbe, la Nette et I Itter.

- Le sol est, en général, pierreux et médiocrement fertile. L’éducation des bestiaux , la fabrication de divers tissus, la filature des laines et I exploitation des mines sont les principaux genres d’industrie qui occupent la population. , ...

Cohbach , ville de 2,200 habitants, bâtie sur lltter, a le titre de capitale de la principauté. La résidence ordinaire du prince est drolsen, sur 1 \ar, petite cite de 2,000 âmes, avec un beau château. Viennent ensuite tValdec.K, bâtie sur une montagne au bord de 4’Edder et peuplée de 2,000 habitants;

Bernheim, résidence d’une branche paragee de la famille régnante ( population 1,200 habitants) ; Schacken, avec un chapitre luthérien de femmes, dont l’abbesse est toujours une princesse de la maison de Waldeck; Siederwildunqen, dont le château sert de resider.ee d’été (population, 1 ,700 habitants) ; etc.

L'ancien comté, aujourd’hui bailliage de Pyrmont , situé plus au nord que le pays de Waldeck, entre Lippe- IMmold’et le Hanovre, n'a qu une superficie de 5 lieues carrées et une population de 6,000 habitants. Ce petit territoire, où vient se terminer la chaîne d’Egge, est montueux, couvert de forêts et riche en eaux minérales.

Son prineipal cours d'eau est I Emmer, affluent du Weser.

Le chef-lieu, la seule ville du bailliage, est Pyrmont, cité de 2,000 habitants, bâtie 3 l’extrémite septentrionale «le la charmante vallee de l’Emmer, et célèbre surtout depuis le quinzième siècle par ses sources minérales. Plusieurs milliers d’étrangers viennent annuellement V chercher la santé ou le plaisir (*)• P™ d>aux ont joui d’une vogue aussi "ramie. Apres la guerre de Trente ans, l’affluence «tes vovageurs niDlados ou curieux y fut prodigieuse. On attribuait alors à ces sources des vertus universelles : les aveugles en espéraient la lumière, les paralytiques le mouvement; d autres croyaient y rajeunir. Il arriva, dit-on, que’ dix mille personnes s y trouvèrent rassemblées simultanément, et qu elles furent contraintes de camper en plein air , comme une armée , faute de logements. Rien n’était plus desire qu un voyage à Pvrmont. Une riche héritière imposait presque toujours à son mari, par une clause expresse insérée au contrat de mariage, l’obligation de la conduire au moins une tois à ces eaux si célébrés par l’affluence quelles

(*) Pvrmont exporte tous les ans près dt 35o ,ooô bouteilles de scs eau», dont les droits de sortie produisent au trésor environ 5»,5oo francs (i5 centimes par bouteille).

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