‹ États de la confédération germaniqueChapitre 26 sur 261 · MORT D’ALBERT · texte numérisé non relu

MORT D’ALBERT

Cependant Albert , à la fin de sa vie,

L’UNIVERS

oublia les douceurs de sa retraite pour se mêler aux guerres civiles de la Bohême , où Wenceslas, qui mérita les surnoms d’ivrogne et de fainéant , avait soulevé tous les seigneurs contre lui par sa conduite tyrannique. La révolte éclata en t3!)4; les magistrats de Prague, suivis de tout le peuple, vinrent saisir le roi dans son palais, et le jetèrent dans une prison d’où il parvint à s'échapper apres quatre mois de captivité. La guerre civile éclata, et les grands appelèrent Albert d’Autriche, qui , réunissant une armée, se prépara à entrer en Bohême; mais il fut arrêté par une maladie mortelle qui l’emporta le 2!) août 1395, à l’âge de quarante-six ans. Qu’on ne s’étonne pas de voir le pacifique Albert troubler ses dernières années par une guerre : l’Autriche jette déjà les yeux sur la Bohême, dont elle est si proche, et dont la possession couvrirait Vienne et le Danube. Nous verrons bientôt Albert V joindre à sa couronne archiducale celle de Bohême et de Uongrie.

ALltEHT IV.

ALBERT PARTAGE LE rotfVOIR AVEC GUIL- LAUME FILS DE LÉOPOLD IC.

Albert ne laissait qu’un fils du même nom que lui, et âge de seize ans; ce

f «rince devait avoir l’administration de 'Autriche proprement dite; mais Guillaume, le fils aîné de Léopold II , non moins ambitieux que son père, et qui avait eu en partage la Styrie, la Carinthie, la Carniole et leurs dépendances, réclama, à titre d’aîné de toute la maison, l’administration de J’archiduché. A près quelque résistance, Albert consentit à signer un compromis. par lequel il fut convenu que les deux princes régneraient conjointement sur l’Autriche.

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