CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME DE L’ALLEMAGNE
que modifié, embelli , agrandi à chaque règne. Les travaux les plus importants sont dus au roi Frédéric I'r. La longueur de la façade est de 4I0 à 46° pieds.
N" 4o. Palais à Potsdam, bâti par Frédéric le Grand , après la paix de Huberlibourg, de 176Ï à 1769. La façade postérieure donne sur les jardins de Sans-Souci. L'intérieur de ce palais est richement orné de peintures, sculptures, marbres et tapisseries.
N" 41. Sans-Souci à Potsdam (voyez Prisse , p. 1 a). — Six terrasses en gradins conduisent au château, dont l'architecture est de la plus grande simplicité. Ce n’est u'un bâtiment d’un seul étage’ flanqué de eux pavillons ronds. Au pied des terrasses, garnies d'orangers, on aperçoit le grand bassin, que décorent des statues dePigalle, Adam et Michel. Notre vue est prise de la grande allée qui conduit à celte belle création du grand Frédéric.
N“ 4a et 43. Palais du prince Albrecht (ou Albert) à Berlin, bâti de 1737 à «73g par un Français réfugié, le baron de Vernezobre , d'après les plans d’un architecte français, et sur le modèle de l’hôtel Soubise à Paris (aujourd'hui l'imprimerie royale); habité ensuite t5 ans par la sœur de Frédéric le Grand, puis par le prince Louis de Prusse, parle dernier roi, encore prince royal , et par divers personnages princiers ; enfin agrandi et embelli en i83r par le prince Albert.
N" 44. Hôtel de ville à Potsdam. — Frédéric II fit élever cet édifice en <754 , d'après le modèle de l’hôtel de ville d’Amsterdam. On remarque à côté une petite niaisou qui peut-être a donné lieu à l'anecdote du meunier de Sans-Souci, et dont l'histoire fait en tout cas le pendant du trait que Andrieux a si bien narré. Frédéric avait fait au propriétaire (c'èlail un boulanger) les offres 1rs plus avantageuses pour qu'il lui vendit sa maison, dont le terrain était à la convenance des architectes. Mais le bourgeois résista obstinément; le roi dut céder et se contenter pour son hôtel de ville d'une façade plus étroite. — Lorsque ensuite Frédéric fit remettre à neuf les maisons de la place du marché et gratifia les propriétaires du profit de ces embellissements , la petite maison du boulanger fut seul laissée dans son état primitif; aujourd'hui encore l’opiniâtreté et la rancune se transmettent, diton , parmi les héritiers du bourgeois. Ils refusent encore, comme sous le graud Fré-
déric , de vendre leur habitation pour l’agrandissement, devenu indispensable, de l'édifice municipal.
N° 45. Théâtre royal et nouvelle église à Berlin. — Vue prise de la vaste place du marché de la gendarmerie dans le quartier appelé ville de Frédéric.
Le théâtre royal a été construit de 1819 à 18*0, sur les dessins de l’architecte Schinkel. La longueur de l'édifice est de 245 pieds ; sa hauteur de 120.
L’église qui se trouve à gauche du théâtre, et qui, avec l’église française élevée à droite de ce dernier monument, forme un imposant ensemble architectural , date des années 1701 à 1708. La tour a été bâtie seulement sous Frédéric II et achevée un an avant la mort de ce prince. Hile a 225 pieds d'élévation.
N" 4 Le Muséum à Berlin. — Cet édifice renferme la riche galerie de sculpture disposée autour d'une rotonde magnifique, éclairée par le vitrage d’une immense coupole; la galerie de tableaux ; puis, à l'étage inférieur, les collections d’antiques ; vases, monnaies, etc. La longueur de la façade est de 27G pieds, sa hauteur de 61 pieds. Un pareil moiyimenl atteste le culte intelligent que la Prusse sait rendre aux beaux-arts. Sa fondation est due au dernier roi, Frédéric-Guillaume III.
Au bas des degrés du Muséum, on remarque l'immense coupe de 22 pieds de diamètre et de près de 4 de hauteur, taillée dans un bloc de granit du Brandebourg.
La place du Muséum forme une vaste et belle promenade appelée le Lustgarden.
N' 47. Le Bpnl royal à Berlin , avec la colonnade , formant l’entrée de la rue Royale, la plus animée de la capitale. Le pont, construit en 1777, est en pierre; sa largeur est de 25 pieds sur 160 de longueur. Il établit la communication entre la ville de Berlin proprement dite et le quartier appelé la ville Royale ( Kœnigsstajt ). Le point de vue est pris du théâtre de la Kcemgsstadt , sur la place Alexandre.
N° 48. Église Saint- Martin à Cologne. * — Entre les trente-trois églises ou cha|>elles de Cologne nous avons représenté de préférence, outre sa cathédrale, l’église de Saint-Martin, moins à cause de sa beauté que parce que la position en est pittoresque. Les bâtiments qui l'entourent présentent le style général de l'architecture de la ville (voyez Allemagne, tome II, page 474).
Pi" 49 et 5o. Cathédrale de Cologne. —
EXPLICATION DES PLANCHES
Nous ne retiendrons pas iei sur la description de ce chef-d'œuvre malheureusement inachevé de l'art gothique. Nous renvoyons au i° vol. de I'Azlimaüuk , p. 4 a a et 4 ‘i 3 ; 468 et 4(19.
N° 5 1 . Hiltel de ville de IHernigerode (Saxe prussienne). — Wernigerode est située à 827 pieds d'élévation sur la pente du Rrocken , la montagne la plus haute de la cliaine du l/arz. Son hôtel de ville olfre un curieux modèle de l'ancien style d’architecture de l’Allemagne septentrionale.
Le rez-de-rhaussée seul est construit en pierre. Le reste du bâtiment est en luiis, orné de sculptures bizarres, diversifié de briquetages. Le toit et les deux flèches sont couverts d’ardoises.
Wernigerode, qui renferme plus de 4000 habitants, s’enrichit par le commerce de ses blés et de ses bois , par scs forges et ses distilleries.
N° 5i ( par erreur 48). Quedlinburg , dans ta Saxe prussienne (voyez Pa tissa, p. 18). — La ville de Quedlinburg, nue des plus peuplée» de la régence de Magdeburg, est assise dans une plaine que le Harz borne au sud et l'F.lbe au nord. Ses nombreuse» églises, ses remparts,. ses hautes tours, et surtout la vieille abbaye qui, placée sur un rocher, domine toute la contrée d'alentour, lui donnent un aspect imposant.
L’abbrsse de Qoedlinbnrg était jadis souveraine du pays, et, maigre les vœux d’humilité attachés à sa pieuse profession, jouissait de la noble prérogative de siéger parmi les prélats membres de l’Empire. Une partie du château qu'elle habitait est aujourd’hui réservée h un hospice où l'on reçoit les orphelins et les enfants des criminels. L’église Collégiale, qui est à côté de l'abbaye, renferme le tombeau de Henri l'Oiseleur et de rim|iératrice Catherine, ainsi que plusieurs reliques ou objets d antiquité plus ou moins authentiques, entre autres une des amphores des noces de Caua, don de l’empereur Olton le Grand.
N°* 53 et 54. Tombeau de Rodolphe de Habsbourg dans la cathédrale de Spire. — Cathédrale de Spire (voyez Bavière, p, 8). — Cette cathédrale , comme celles de Mayence, de Haint-Sébald à Nuremberg, etc., est, dans ses parties primitives, conforme au pur style byzantin ; elle renferme les tombeaux de trois impératrices et de huit empereurs : Henri III, Conrad II, Henri IV, Henri V, Philippe, Rodolphe
de Habsbourg, Adolphe et Albert I>r. Ces tombes furent profanées et la basilique fut livrée aux flammes et au pillage pendant l'invasion française de 1689. Le roi de Bavière actuel a lait faire dans cet édifice de nombreuses réparations.
JC 55. Abside de Saint-Laurent , à Nuremberg. Voyez la description de Cette cathédrale dans le tome II de I'Allexiqke, p. 46a.
IN° 56. Hôtel de ville de Nuremberg. — La façade de cet édifice, construite de 1616 à 1619, en pierre de taille rougeâtre, dans le style italien, a 075 pieds de longueur et 36 fenêtres de front ; trois grandes portes sculptées y donnent entrée. L’intérieur offre encore des restes intéressants de sa splendeur antique (voyez Aixkmagke . tome II, p. 46a)- Sur la gauche on aperçoit une partie de l'extrémité orientale de l’église Saiut- Séliuld (ibidem, p. 463 et 464).
N° 57. Cathédrale (TUlnt. — L'époque de l’érection de cette basilique remonte au quatorzième et au quinzième siècle. Commencé par Mathieu d’Ensingcn , l’édifice fut continué par Boblinger et par F.ngelberger d’Augsbourg, qui éleva la tour. Quoique le plan primitif des architectes n'ait pas été exécuté complètement dans toutes ses parties, leur œuvre n’en est pas moins admirable pour ses belles dimensions, sa riche architecture, son magnifique portail.
La longueur de la cathédrale est de 4*6 pieds sur r6o de largeur. 400 marches mènent au haut de la tour qui orne la façade occidentale. Comme on le voit, celle tour est enclose dans une tour extérieure, élégamment découpée à jour.
ÎN° 58. Place du marché à Vlm. — Une particularité qui frappe le voyageur dans ia plupart des villes et même des villages de l’Allemagne méridionale, c'est le nombre et la structure des fontaines publiques. L« unes offrent des modèles de style gothique; les autres attestent les efforts d’un drssin classique, et représentent des allégories: des Neptune», des Naïades, etc., etc.
La place du marché à Ulm, outre la fontaine gothique dont elle est décorée, mérite encore quelque attention par les antiques bâtiments qui l'entourent. L’aspect de leurs hauts pignons, de leurs étages surplombants, de leurs façades vénérables, donne une idée assez juste des anciennes villes allemandes.
N" 5q. Cathédrale de Mayence (voyez At-LKMAauEy tome II, p. 470).
CONTENUES DANS LE TROISIEME VOLUMB DE l’ADLEHAGNE. 143
N® 60. Château du prince de H'aldeek à Pyrmont. (C'est par erreur qu'on a inscrit au haut de cette planche le nom de Badb.) La renommée des eaux minérales de Pyrmont dont nous avons parle dans la seconde partie de ce volume, page i3o, et sa situation avantageuse au tnilieu d'un grand nombre de villes florissantes du nord de l'Allemagne , y attirent annuellement uu concours considérable de visiteurs. Le château du prince régnant de Waldeck est à peu de distance de la source principale. Il est entouré d’un large canal; l'on ne peut y pénétrer que par un pontlevis. Les petits remparts du manoir sont plantés d'arbustes et de fleurs, et l’habitation entière offre un coup d’œil pittoresque, vue des belles promenades ombragées qui bordent le canal.
N° 61. Buckrburg (Lippe). — Parmi les principaux édifices de la capitale de la principauté de Lippe-Schaumbourg , on cite l'église*, qui a été bâtie sur les dessins d'un architecte italien et présente un style et une ornementation assez bizarres.
N° 62. Eglise Saint- Martin à Brunswick.
— Cette vue, prise du 'vieux marché^ offre à gauche la grande église de Saiut-Marlin , édifice où le byzantin se mêle au gothique, et à droite, l'ancien hôtel de ville.
N° 63. Saint-André à Brunswick. — Le clocher de cette église a 3i8 pieds d’élévation, et produit surtout un bel effet quand ou le considère au point de vue de notre planche, où l'autre tour, plus basse, se trouve cachée.
N° 64. Église Sainte-Catherine à Brunswick.
N° 65. Fontaine à Brunswick. — Cette ancienne fontaine se trouve à l'extrémité du vieux marché , vis-à-vis de l’église de Saint- Martin (ii° 6a). Elle est en bronze, ornée d’un grand nombre de devises, d’armoiries, d’inscriptions et de figures en haut-relief.
1N0 66. Église Saint-George et rue Kœblinger (Hanovre). — Vue prise de la rue Kæblinger, en face du marché de l’ancienne ville. Comme la plupart des maisons de la ville , la tour de l’eglise Saint-George, ou cglise du Marché , est bâtie en briques. La toiture de la flèche est en cuivre.
N° 67. Marché et église de la Nouvelle Fille à Hanovre. — Vue prise de la rue Calenberg, l’une des plus belles du quartier Neuf (Neustadt).
N° 68. Maison de Leibnitz à Hanovre.
— Celte antique et belle habitation de l’il-
lustre philosophe se trouve dans la rue dite Schmiede Strasse. Au-dessus de la porte on lit: Posteritati.— Anno i65a (voyez aussi la 2® partie de ce volume, p. 64).
N° 69. — Vue de Hame/n (Hanovre). — * Cette jolie petite ville est situee sur la rive droite du Weser, dans une belle et fertile vallée, entourée de forêts magnifiques.
N* 70. Château de Hardcnbcrg, près de Gcettingen (Hanovre). — Le manoir de Hardenberg, belle ruine du moyen âge, est situé dans le Harz, sur le sommet d’une colline, à peu de distance de la route de Gœttingen à Osterode. Il a donné sou nom à une illustre famille.
N° 71. Fue dem.Munden (Hanovre). — Ville située dans une belle vallée au confluent de la Werra et de la Fulda qui, par leur réunion, forment le Weser.
N° 7a. Blankcnbonrg , dans le duché de Brunswick .* — (C’est par erreur que le nom de Hanovre se trouve inscrit amdessus de cette planche) (voyez seconde partie de ire volume, p. 46). Entre les villes du Harz, il en est peu qui soient plus agréablement situées que Blankeubourg. Elle est bâtie sur ia pente d’une colline , au pied du gigantesque mont Ùrocken. Le château , placé sur une éminence boisée derrière la ville, passe pour un des plus vastes de l'Allemagne. C'est dans ses murs que fut élu empereur, en 1349, Gunther de Schwarzbourg , ce souverain d’un jour (voyez Aixemaune, tome II, p. 33). Louis XVIII l'habita pendant quelque temps.
N° 73. Hohenstein en Saxe. — Le vieux château de Hohenstein est situé sur la cime d’un rocher isolé, au bord d’un ravin profond, dont les flancs sont revêtus de la plus riche végétation. Bâti par des seigneurs bohèmes, les Duba, puissante et belliqueuse famille, il a joué uo rôle important pendant les guerres des hussites, et plus tard, pendant la guerre de 3o ans, où il défia tous les efforts des Suédois et des Impériaux. Dans ia suite, il a servi de prison d’Étut. La petite ville du même nom, dont les environs romantiques fournissent à l’artiste d’inépuisables points de vue, est le chef-lieu d’urt district du cercle de Misnie. Elle se trouve à 20 milles à l'est de Dresde, dans la contrée appelée à juste titre la Suisse saxonne.
N# 74. Dresde. — (Jette vue de la capitale de la Saxe est prise de Y Elb-Schlag , au-dessous du magnifique pont de 16 arches, dans la Nouvelle Ville. A droite du pont est l’église catholique , dont ia belle tour a
EXPLICATION DBS PLANCHES, ETC
plus de 3oo pieds de hauteur. Dans le lointain, le dôme de l'église Notre-Dame ( Prauen Kirche ) s'élève au-dessus des édifiées qui l'entourent.
N* 75. L'église catholique à Brade. — La première pierre de celte basilique fut [•osée le a8 juillet 1739. Le nonce la consacra en 1741, mais la tour ne fut achevée qu’en 1756. L'architecte était un artiste italien, Gaetano Cliiaveri, La tour porte sur
la façade cette inscription : D. O. M. Sacr. liane, adem. Augustin 111 condidit, A.
M.DCCLIV.
N” 76. Château de Falkentlein , dans te duché d' Anlialt-Bernhourg. — Le chôtrau de l'alkensteiu est placé sur le plateau rétréci d'un rocher élevé qui domine la belle vallée de la Selke, à peu de distance de Ballensta-dt, capitale du duché (voyez la dernière partie de ce volume , p. 1 to).
Table générale des matières contenues dans ce volume.