CONTENUES DANS LE TROISIEME VOLUME DE L’ ALLEMAGNE
brun, incrusté d’or, d’ivoire et de nacre de perle, est du dix-septième siècle. Dans le pied se trouve ajusté un orgue. — Le buffet ou dressoir est remarquable par la quantité de vases précieux qu’il renferme.
La chambre à coucher est ornée du lit que Hodolpbe II faisait porter avec lui dans ses voyages.
TV o l'empereur Maximilien 1er en cos-
tume de chasse et tel qu’il était vêtu lorsqu'il parcourait les montagnes du Tyrol et de la hante Autriche pour tirer des chamois. Ce portrait est conservé à Laxcnibourg.
TV ° 1 5 . Église de Saint-Charles à tienne.
— F.n tytî, l’empereur Charles VI fit vœu de bâtir une basilique a son saint patron pour faire cesser la peste qui exerçait d'horribles ravages dans la capitale. Les fondements en furent jetés en «7 «6, et elle fut achevée au bout de vingt ans. De chaque coté du portique de cette belle église, la plus régulière de toutes celles que possède Vienne, s'élève une colonne dorique de 45 pieds, ornée de bas-reliefs représentant les événements les plus remarquables de la vie de saint Charles Borromée.
La rangée de Ivâtiments contigus à l'église est l’école polytechnique, construite en i8i5.
La petite rivière de la Vienne sépare de la cité l'église Saint-Charles, bâtie dans le fauliourg de Wieden.
TV ° i f ) . Cour du palais impérial à Vienne.
— Le palais impérial est un assemblage de bâtiments appartenant à des époques différentes et ne présentant aucun ordre uniforme d’architecture. Continuellement agrandi et embelli depuis Albert I*r jusqu’à Marie-Thérèse, il doit à cette souveraine toutes les améliorations dont il était susceptible.
N04 ty et 1 8. Palais du Belvédère. — L’illustre Eugène de Savoie avait bâti ce palais et en faisait sa résidence d’été pendant les derniers temps de sa vie. La famille impériale l’acheta ensuite, et y plaça , en 1776, une grande galerie de tableaux. Le Belvédère est situé dams Un faubourg, au sud-est de Vienne, sur une éminence d’où l’on découvre entièrement la capitale et une grande étendue dn pays environnant.
N’ 19. le manège impérial à Vienne.
— Ce monument, bâti en 1729 par ordre de Charles VI , sur les dessins de fischer d’Erlach , célèbre architecte, est regardé
comme un des plus beaux de l'Europe dans son genre. Il sert pour les fêtes et bals de la mur. Sa façade est contiguë au palais impérial.
N° »o. Place Joseph à Vienne. — De toutes 1rs places de la capitale autrichienne la plus belle est la place Joseph. Au milieu d’un carré régulier s’élève la statue équestre en bronze de Joseph II, en costume romain.
Ce monument, dû à la piété de l'empereur François II, est l’ouvrage de Zauner, qui y a déployé un grand talent, sans réussira lui donner celte beauté idéale, ce grandiose que le génie seul connaît.
Les bâtiments dont la place est entourée sont la bibliothèque , le musée d'histoire naturelle , le palais du comte Fries , et la salle des redoutes.
La hauteur du monument, y compris le piédestal, est d’environ 34 pieds.
N° ai. La Schlaghrüche à Vienne. — Ce pont, établi sur le bras du Danulte qui arrose Vienne, forme la principale communication entre le faubourg de Léopoldstadt et la ville. t
N" 22 , 23 et 24. Palais de Scharnhrnnn près de Vienne. — A la place où est aujourd'hui ce palais l’empereur Mathias avait fait construire une maison de chasse que les Turcs détruisirent en :683. Léopold I*r y bâtit ensuite un château assez modiste.
Mais Sohirnbrunn ( Belle-Fontaine ) était complètement abandonné quand Marie- Thérèse l’agrandit et l’embellit pour en faire son séjour d'été.
La façade du côté du jardin a 100 toises de longueur ; elle présente de bi lles lignes et un noble ensemble; mais les détails en sont de mauvais goût. L’intérieur n'offre rien de remarquable.
La Gloriette , imitation d'une Sala ierena romaine , termine d’un côté la perspective des jardins ; d'un autre coté, ce sont des ruines, un obélisque, la fontaine, la ménagerie , etc.
Plusieurs décrets de Napoléon sont datés du château de Sehoenbrunn où le fils de r homme termina ses jours, le aa juillet i83a.
N° a5. Fontaine de Sehanhrunn. — A en croire la tradition, c’est de cette source pare et limpide ( das Brunnchen ) que le château de Sebcenbrunn lire son nom. Elle fournit d’eau le [valais , et l’on en porte tous les jours à Vienne pour l'usage de la famille impériale.
EXPLICATION DES PLANCHES
N° 216. Serres chaudes de Schaenbrunn (voyez Autriche, p. îfi, note).
N° 27. Chemin de fer entre Budgets et Lin z (voyez Autriche, p. 1a).
N° a8 (par erreur, a 3). Eglise appelée Domkirche (dôme, cathédrale) à Prague,
— La cathédrale, dont l'architecture gothique est d’un très-beau style, s’élève dans la ville haute ou Hradschin , près du c fuite au royal. Elle communique par une longue galerie avec l’aile de ce vaste édifice , occupée en i83$ par Charles X et sa petite cour. Elle contient les tombeaux de plusieurs souverains de la Bohème et celui de saint Jean de Népomuck ou Népomucène. L’église de Saint- Veit est aussi située dans le Hradschin. Son clocher est plus élevé encore que celui du Dôme.
N° aq. Tour du pont de la vieille ville à PrtLgue. — Celte tour, sons laquelle on passe pour arriver de la vieille ville au pont de la Moldau (voyez u* 3i) est un de ces antiques édifices qui donnent au panorama de Prague un caractère si étrange et si poétique.
N° 3o. Tour des poudres à Prague. — Située dans la ville haute , à côté du palais archiépiscopal , la Tour des poudres est un des débris de l’ancien château.
Le multiple édifice qu’on appelle le château royal du Hradschin eut à subir de nombreuses vicissitudes. Wenceslas lPr le bâtit; un incendie le consuma en 1 3 1 (> ; on le reconstruisit en i333 sur le modèle du Louvre. En 1378, après la mort de l’empereur Charles, il resta inhabité , abandonné durant un siècle entier , jusqu’au jour où Rodolphe II vint préserver ce beau monument d’une ruine inévitable, le peupler de statues et l’embellir par de nombreux travaux, 5ti ans après (i(»5a), l’électeur de Saxe assiégea Prague et dépouilla le château du Hradschin de ses richesses; bientôt après, le Suédois Kœnigsmark n’y laissa que des ruines. Enfin Marie-Thérèse releva le Hradsebin, et les travaux de reconstruction ne furent guère terminés qu’en 1774» Aujourd’hui il ne reste plus de l’édifice que quatre tours. L’une d’elles, appelée Daliborka (tour blanche), servit, en 140a, de prison à 'Wenceslas ; une autre , la Mihulka (tour noire), servait de prison aux coupables condamnés à mourir de faim.
N° 3i. Pont Saint- Népomuck à Prague .
— Nous avons déjà donné ailleurs (Bohème, p. 9) quelques détails sur ce beau pont, qui établit la communication entre
la petite et la vieille ville. Il doit sou nom à jean de Népomuck, le martyr, qui fut de là précipité dans la Moldau (voyez Bohème , p. 76), et dont la statue est la plus vénérée parmi les a8 images de saints qui ornent les rampes du pont.
N° 3t. Portrait de Mathias Continus (voyez Hongrie, p. 5a et suiv.).
N° 33. Château de Huniade. — Suivant certaines versions, ce château, situé sur les frontières delà Transylvanie, entre Warasdin et Klauseuboiirg, et dont le nom passa dans la suite à l'un des 3 comitats de cette province, avait été bâli par les ancêtres d’Élisabeth Morsinaï, mère de Jean Huniade (voyez HorfCRie, p. 5o). D’autre part, 011 assure que le jeune Jean ne reçut le nom d’Hunyadi, avec le château qui le portail et plus de soixante villages placés sous la dépendance de ce manoir, que lorsqu’il se présenta devant Sigismond avec l’écrit et l’anneau d’or laissés par l’Empereur à sa mère. Enfin, d’après d’autres écrivains, ce fut le héros lui-méinc qui donna au château le uom de Vaïda-Hunyad (Waiwode Huniade), qu’il porte encore, et qui se transmit au comitat.
N° 3/| . Théâtre à Pcsth (voyez Hongrie,
N** 35, 36 et 37. Costumes hongrois "(voyez Hononii, p. 5-17).
N" 38. Église FriedencUswerdrr a Hcr- Un. — Ce temple a été bâli de 1811 à 1 8 >0 eu style gothique moderne, sur remplacement d’un vieux manège converti en église depuis 1669. Elle est tout ornière en brique, et offre beaucoup de ressemblance avec quelques églises anglicanes construites dans ees dernières années. Sa longueur est de 189 pieds, sa largeur de 5i ; la hauteur de ses deux tours de 1 34 ; celle de sou vaisseau intérieur de 77.
IS° 39. Palais du roi à Berlin. — la demeure du dernier chef de la monarrhie prussienne ne se distinguait point des bâtiments qui l'avoisinaient par le grandiose et la pompe de l'architecture. L'apparence de l'ancien palais du roi était fort simule; ce n'était guère que la maison d'un riche particulier. Frédéric-Guillaume lit s'accommodait parfaitement de cette modeste demeure oit la comtesse de Leigniz. avait un appartement. Mais son successeur est revenu habiter fe château royal (celui que notre planche représente). Cet édifice, qui primitive ment était un manoir construit en i45i par l’électeur Frédéric II , fut depuis cette épo-