I.ADISLAS EST RENDU A l’aUTRICDE
Dorant le cours de ces événements, Ladislas avançait en âge. La Bohême, comme la Ho’ngrie et l'Autriche, le redemandèrent à Frédéric III. Celuici refusa obstinément; mais quand il vit Ulric Eitzinger, seigneur autrichien, assiéger Neustadt avec seize mille hommes, il fut obligé de céder, et Ladisla's fut remis à son oncle maternel, le comte de Cilley. Les principaux seigneurs des États de I jdislas se réunirent à Vienne en 14-52. Huniade y tint le preinie.r rang après le roi; il abdiqua ses pouvoirs; mais Ladislas les lui rendit sur-le-champ, le créa comte de Bistriez, et lui donna pour armes un lion couronné. Les Etats de Ladislas se trouvèrent encore placés sous trois régents, Huniade, l’odiebrack, et le comte de Cilley.
Celui-ci, voulant attirer à lui toute l’autorité, chercha à inspirer de la défiance à son neveu contre les deux régents de Hongrie et de Bohême.
Chassé de la cour par les seigneurs autrichiens, il rentra bientôt en faveur; et, après s’être débarrassé en Autriche de tous ceux qui gênaient son autorité, il résolut aussi de faire périr Huniade. Le régent, mandé à Vienne, répondit que son devoir le retenait en Hongrie. Il eut cependant près de Vienne une entrevue avec le comte, qui l’engageait à venir recevoir un sauf-condurt des mains du roi ; mais Huniade prit si bien ses mesures, qu’il ne put être enlevé. Alors Ladislas en personne alla à Bude voir Huniade, l’assura de son amitié, et garda auprès de lui le jeune Mathias Corvin, en qualité de page.