‹ États de la confédération germaniqueChapitre 86 sur 261 · C.uerre contre Louis XIV · texte numérisé non relu

C.uerre contre Louis XIV

Tentatives de Léopold contre les libertés de la Hongrie. — Tekély . 10a

Guerre avec les Turcs. — Sobie.sk y délivre Vienne. io3

Exécutions sanglantes en Hongrie. — Diète de Presbourg . — La couronne rst déclarée héréditaire dans la maison d’Autriche. 104

Continuation de la guerre avec les Turcs. ibid.

Guerre de la succession d'Espagne. ibid.

Joseph I" . 1 07

Insurrection de la Hongrie. ibid.

Pacification de Zatmar. ibid.

Charles FI. ibid.

Guerre avec les Turcs. ibid.

Guerre avec l'Espagne. 108

Pragmatique sanction. ibid.

Guerre de la succession de Pologne, ibid. Guerre avec les Turcs. 109

Marie- Thérèse. s 1 o

Guerre de la succession d’Autriche, ibid. Guerre de sept ans." n3

Premier démembrement de la Pologne. 1 14 Guerre de la succession de la Bavière, ibid. Joseph II. xi 5

Réformes opérées par Joseph IL ibid.

Projet d'èchaugc de territoire avec la Bavière. ni

I^êopold II. 116

Léopold abolit les réformes de Joseph II. ibid. Traité de Pilnitz . ibid.

François II. 11;

Guerre contre la France. ibid.

Campagnes d’Italie. 118

Traité de Campo-Fonuio . ibid.

Reprise des hostilités. bid.

Bataille de Marengo. 119

Continuation des hostilités. — Traité de Lunéville. 13 ■

Création de l’empire d’Autriche. ibid.

Nouvelle coalition contre la France.

Bataille d'Austerlitz. ibid.

Paix de Presbourg. Dissolution de l’em- , pire d'Allemagne. Confédération du Rhin. i?i

Nouvelle coalition de l’Autriche contre In France. Bataille de Wagram. ibid.

Guerre de 1809 contre la France. Bataille de Wagram. «»7

Paix de Vienne. Napoléon épouse l’archiduchesse Marie-Louise. r3o

L'Autriche abandonne la F'rance après In campagne de Russie . ( àunpagnes de 181.3 et 1814. s 3 1

Congrès de Vieune. i3a

Arrr.isnicz. «33

Population de l’Autriche. ibid.

Tableau des sectateurs des diverses religions.' ibid.

Religion. ibid.

Du gouvernement et des institutions politiques. ibid.

Des lois fondamentales de l'empire. i34

De In forme du gouvernement. ibid.

Administration. t35

Armée. ibid.

Finances. ibid.

Instruction publique . ibid.

Industrie. i3si

Commerce . ibid.

ri» oz is, rsai.z na-t. sotrichz.

L’UNIVERS

HISTOIRE ET DESCRIPTION

DE TOUS LES PEUPLES

DE LEURS RELIGIONS, MOEURS, INDUSTRIE, COUTUMES, etc.

BOHÊME

PAR M. PH. LE RAS

MEMBRE DR 1,’lNSTITUT.

SITUATION , FORME, ÉTENDUS ET CDIMAT DE DU nilHÛME.

Le rovnume de Bohême (en latin Bojohemum, et en allemand Boehmen) est un pays montagneux , entouré de chaînes dont les versants s’inclinent vers son centre, et qui sont comme une ceinture ou une muraille naturelle, propre à la défendre contre les entreprises de ses voisins. Les sommets élevés, les riantes collines, s’y marient admirablement avec les poétiques vallées , les fertiles et vastes plaines.

Suivant les calculs de l'astronome bohémien David , la Bohème s’étend des 29" 59' 15 aux 34* 26' 45" longitude est , et des 48* 35' 53" aux 57' 2' 39" latitude nord. Sa superficie est de 951 ’/, milles carrés. Sa forme est celle d’unquadrilatère irrégulier, dont les angles regardent les quatre points cardinaux. Les montagnes qui l’entourent eu font, pour ainsi dire, un immense bassin.

Le climat de ce pays est tempéré.

Les vents qui y régnent sont ceux de sud -est et de sud-ouest. L’élévation du sol , qui domine celui de toutes les contrées environnantes, sa nature, la culture à laquelle il est soumis, les fleuves qui y prennent leur source et le par-

jr* Livraison (Bohême.)

courent, ses inégalités, les vents, dont les retours périodiques emportent les miasmes malsains, en font un des séjours (es plus salubres de l’Europe.

Toutefois la température y est sujette à de nombreuses et subites variations : elle est froide sur les hautes montagnes, couvertes, pour la plupart , d’épaisses forêts ; mais elle s’adoucit à mesure que le niveau s'abaisse et que les bois deviennent plus rares.

La diversité des gisements détermine celle des productions naturelles.

Les vallées et les plaines du centre, ainsi que les versants des Mittelgcbirge (montagnes du milieu), sont fertiles, tandis que les montagnes ne produisent pas même le blé nécessaire aux besoins des populations qui les habitent. Dans les années froides, les grains ne parviennent pas à la maturité. On trouve Aussi des régions sablonneuses, où la végétation est si pauvre qu’elles sont presque stériles.

FRONTIÈRES TOI. ITIQUES ET NATO R El. DES. — MONTAGNES, EDEUTES .RIVIERES ET ÉTANGS.

La Bohême est bornée au nord par le royaume de Saxe et la Silésie prussienne: à l'est, par le comté prussien de Glatz et la Moravie; dans une par-

L’UNIVERS

tie de l'est et au sud , par la haute et la basse Autriche et par une partie du royaume de Bavière; enfin à l'ouest par la Bavière et le Voigtland. Au nord, à partir des Fichtelgebirge {chaîne des Pins)jusqu’aux bords de l'Elbe, courent les Frsgebirge (montagnes métallisés);*), qui séparent la Bohème de la uxc;leur base granitique supporte des couches de formations differentes, sans aucune trace de débris volcaniques. En se rapprochant du centre, et a gauche de l’Elbe , on rencontre les Mittelgebirge, dont le plus haut sommet est le Donnersberg (412 toises au-dessus du niveau de la mer). Cette partie est remarquable par la forme arrondie de ses sommets et de ses flancs. « Jusqu’aux dernières pentes qui se terminent à quelques lieues au nord de Bunzlau, ces montagnes offrent des trachytes , des basaltes et d’autres roches qui paraissent avoir été modifiées par l’action des feux souterrains. Souvent ou voit un vieux château élever ses tours gothiques au milieu de ces roches prismatiqu ;s, avec lesquelles il semble se confondre, et par sa forme et par sa teinte noir itre (**). » Le grès, le porphyre, l’ardoise, le basalte, y dominent. Du côté des frontières de la Lusace s’élèvent les flinterlændUclie Cebirge ( les Monts postérieurs), et vers celles de la Silésie, les Isargebirge ( la chaîne de l’Isar) et les Riesengebirge (montagnes du Géant). La masse de basalte du Buchberg, avec son sommet arrondi, est une des curiosités des teargebirge.

Des différences notables distinguent les Sudètes et les Rieaengebirge des autres chaînes de montagnes. Les flancs et les cimes du Boehmerwald (forêt de la Bohême) et des Erzgebirge sont ombragés de bois; mais les Riesengebirge n’offrent que des amas igantesques de rochers dépouillés, es ravins escarpés et d’horribles précipices. Sur les plateaux s’étendent de vastes plaines crevassées de marais ou (*) Le Schwartiwald est la plus haute montagne de celte cliaine.

(**) Voje» Malte-Brun, vol. V , p. 57 5.

couvertes de pins; de distance en distance s’élancent de ces plaines quelttes rochers ou quelques pics, garnis ’un gazon rare et maigre.

A l’est, les montagnes deGIntz, qui partent des Kiesengebirge et vont rejoindre, en s'inclinant , celles de Moravie, sont moins élevées. Ce sont des masses de grès qui se détachent souvent en aiguilles perpendiculaires , et qui affectent, par les aulractuosités qui les sillonnent, les figures les plus singulières. Au sud, et le long des frontières d’Autriche, s’étendent plusieurs rameaux des monts Moraviens, avec leurs cimes larges, ondulées et hérissées de forêts. Une partie se lie au Manhartÿberg; le reste, coupé par de nombreuses vallées, se dirige vers le 'flanc oriental du Boehmerwald.

Les frontières du midi et du sudest sent les plus basses; mais aux frontières de la Bavière, l'immense chaîne cornue sous le nom de Boehmerwold foruiî une barrière formidabl;. ïuilt une parti» importante de la forêt Her:7n.inn-i des anciens, qui toic.ie Ji :):topoo«é au Fichtelgmirgi. Eé.e a', i : formation primitive e. compilée Je couches de ramt jï de gniis, de micaschiste et e s misée irgileux.

De :outes ces hauteurs sort une multitude de fleuves, de rivières, de torrents, de sources. L’Elbe prend naissance dans les Riesengebirge , sur la seigneurie de Starkenbach , non loin de la grande Sturmhauhe (montagne elevée de 780 toises au-dessus du niveau de la mer). Il forme quatre cataractes avant d’entrer dans les plaines. L’Aupa, le Metau, l’Adler, l'Isar, y versent le tribut de leurs eaux, et quand il a reçu celles de la Moldau à Melnik , et de l’Eger à Leitmeritz , il devient navigable.

La Moldau (en bohémien, Moldava) prend sa source aux montagnes du sud, dans le cercle de Practain. Son cours est plus rapide que celui de l’Elbe, et elle forme d'innombrables sinuosités. Elle a pour affluents te Luschnitz, la Wectava, la Sazavva et le Beraun.

BOHÈME

L’Eger sort du margraviat de Baireutb. Comme il arrose plusieurs cercles de Bohême , et qu'il a donné son nom à la ville d’Ègra, on le compte au nombre des rivières de ce royaume.

Le Beraun tire ses eaux d'un étang du Boehmerwald , dans le cercle de Pilsen. Il se réunit àla Moldaupresde Koenigssal.

L’Isar a sa source dans une tourbière, au pied de l'Isarkamm, dans les Riesengebirge; il se décharge dans l'Elbe, à Bunzlau.

La Sazawa, qui tire son nom d’un village qu’elle traverse , sort d'un étang dans le cercle de Czaslau , près des niouts Moraves. Elle se jette dans la Moldau, non loin du bourg de Üavvle.

Tous ces fleuves et les petites rivières elles-mêmes franchissent leurs bords presque tous les printemps , lorsquete soleil fait fondre les glaces et les neiges des montagnes. Il en résulte de grands désastres. Il est à remarquer cependant que l’Elbe engraisse du limon que déposent ses eaux les terres qu’il inonde, et repare ainsi, en quelque façon, les ravages qu’il a faits, tandis que* la Moldau cause des ravages irréparables, en laissant sur le sol un lit épais de sable et de pierres.

La Bohême autrefois était couverte de lacs et d’étangs. Mais les étangs ont presque tous disparu , et se sont transformes en prairies ou en champs cultivés. Quant aux lacs, les plus considérables sont ce u i de Tesclimitz, aussi appelé lac de Bohême, au sommet d'une montagne escarpee, dans le cercle de Klattau, sur les frontières de la Bavière; celui d’Okenstein. dans le cercle de Budweis, et celui de Ruminer, dans le cercle de Saatz.

FROnUCTIONS NATURELLES. INDUSTRIE,

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