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CURE D’ENGRAISSEMENT PAR LE CHLORHYDRATE DE CHOLINE

Un fait qui a frappé tous les expérimentateurs du chlorhydrate de choline, que ce soit pour un traitement d’ané-

aire

mie, où de tuberculose, c’est l'augmentation du poids du sujet. Nous reviendrons, d’ailleurs, à propos de la tuberculose, sur cette augmentation de poids des sujets traités.

Chez les enfants rachitiques, fatigués, anémiés, chez les anorexiques, le traitement cholinique donne toujours une augmentation de poids.

Mais à quoi est-ce dû?

Le cholestérol est un corps essentiellement hydrophile et dans les tissus, l'augmentation de la cholestérolémie doit logiquement entrainer un appel d’eau. On a longtemps pensé que le traitement par le chlorhydrate de choline ne donnait, quant à la cure d’engraissement, que des résultats faux. La balance montrait bien une augmentation de la masse du sujet, mais cette augmentation était-elle dûe à la plus grande hvdrophilie tissulaire? Sans doute. Cependant, il faut considérer que le nouveaux poids acquis n’est pas dû entièrement à l’eau, mais bien à autre chose. En effet, administration de chlorhydrate de choline par voie rectale où par voie parentérale, amène toujours une augmentation très nette de Fappétit chez le malade traité ; et il est très naturel de penser qu’à une augmentaüon d'aliments pris, corresponde bien une augmentation de poids. Cet appétit fourni par la thérapeutique est dû, vraisemblablement, à l’action de la choline sur la sécré- Uon pancréatique.

On pourrait même se demander si la choline ne serait pas une hormone capabie d’activer toute une série de secrétions de lPorganisme. À l'heure actuelle, presque tous les physiologistes sont d'accord pour déclarer qu’il existe de la choline dans le pancréas, et il faudrait essayer de lisoler comme une hormone pancréatique. Nous-même avons, pendant trois ans, essayé de la découvrir, guidé dans nos recherches par Fr. Leuret. Malheureusement, le temps nous à manqué.

De l'avis de Leuret, Auclair aurait trouvé dans le pancréas une substance qui semblerait se rapprocher de la

choline, non une choline chimique, mais une choline animale, vivante. en un mot une choline biologique. Cet auteur avait traité, comme nous le verrons plus loin, des cas de tuberculose par un procédé de lui seul connu à base d'extraits de pancréas de gallinacées.

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