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TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE

Dés l'administration du chlorhydrate de choline, on observe une diminution très nette des sueurs nocturnes si pénibles et si fatigantes pour le malade.

Le docteur Angelo Benincori a constaté une diminution notable des sueurs chez les sujets traités.

Sueur.

MALADES | AVANT CURE |ApRès 20 JOURS|APRÈS 40 JOURS DE STÉNOCOLINA No : Hs + = No 2 +++ +++ ++++ No 3 ee ==: in, No y + + ++ 2È<E == No 5 Vers DE # N° 6 ++ a. at No 7 Sn LE 3 No 8 + == No 9 ne #e er No ro ES == ie LÉGENDE + : sueur ++ : sueur plus accentuée

+++ : sueur abondante +++ : hyperhydrose

— : anvydrose

Nous reproduisons ci-dessus le tableau que nous lui empruntons.

Nous pouvons constater, dans tous les cas, sauf un, une diminution de la sudation par ce traitement.

En même temps que diminue ou disparaît cette hypersécrétion des glandes sudorales, on constate, par l’administration de cette thérapeutique, un mieux-être de l’état

SPDO ,

général et une reprise du poids, augmentation de l’appétit, diminution ou chûte complète de la température. On constate surtout une augmentation du taux de la cholestérine dans le sang. Cette hypercholestérinémie indique bien le processus de défense de lorganisme. Cette augmentation est bien dûe, comme nous lavons montré au début de ce travail, à l'apport de choline dans lPorganisme. Par cette médication, le sujet est plus apte à se défendre, car si on ne peut pas dire que le chlorhydrate de choline guérit la tuberculose, il aide tout au moins à la guérir. Il laide par un processus d’eutrophicité, et le moins qu’on puisse dire de ce corps, c’est que ©’est un médicament eutrophique.

Auclair, dont nous parlions un peu plus haut, prétendait guérir la tuberculose par une vaccination qui, en même temps que curative, était préventive. Cette vaccina- Uon était à base d’extrait pancréatique. Elle semble, d’après cet auteur, avoir donné d’excellents résultats, mais, hélas! le docteur Auclair a disparu, et, avec lui, le secret de la préparation de ce vaccin. Les bons résultats obtenus semblent dûs à un extrait pancréatique que nous n’avons pas pu isoler.

De nombreux auteurs comme Benincori, Gentili, Kessler, Mehler, Ascher, Barbara, Azevedo Camara (de Rio-de- Janeiro), Fr. Leuret et J. Carles, etc., sont d’avis que la chlorhydrate de choline est réellement une thérapeutique antituberculeuse. Cette thérapeutique agit sur le terrain. peut-être bien aussi sur le bacille : sur le terrain, par augmentation où par déplacement de la cholestérine; sur le bacille, par lyse.

En effet, nous avons vu que la cholestérine se rapprochait énormément de Ja lécithine, et MM. Deycke et À. Much, dans le n° 39 du 28 septembre 1909 de « Münchener Medizinische Wochenschrift », ont montré qu'ils obtenaient une Iyse parfaite des bacilles tuberculeux par bactériolyse à partir de solution de lécithine à 10 ©.

Ils ont obtenu de meilleurs résultats de lyse bactérienne

avec des émulsions de neurine et encore mieux avec des émulsions de choline. Ils disent : « Dans la choline (en solution à 25 %),la dissolution des bacilles survient en quelques minutes, mais quantitativement, d’une façon moins complète que dans la neurine. Qualitativement, par contre, cette [yse paraît cependant aller encore plus loin. Les préparations colorées au Ziehl ne montrent plus que quelques restes d’une substance colorable en bleu. Dans les préparations lysées avec la neurine, cette substance colorable est beaucoup plus abondante et prend la couleur bleue d’une façon beaucoup plus intense.

Il s’agit, ici, manifestement, de substances albuminoïdes qui sont désintégrées beaucoup plus profondément par la choline que par la neurine et un peu plus loin, ils ajoutent : « Nous n'avons pas trouvé jusqu'ici de souche de bacille de la tuberculose qui ne se dissolve pas dans la neurine où dans la choline. »

Pour ces auteurs, cette lyse se ferait aussi bien in vivo que in vitro.

Il semble donc que le chlorhydrate de choline doit agir autant sur le terrain que sur le germe.

Il semble même qu’il agit aussi sur la toxine tuberculeuse.

Nous nous bornerons à montrer maintenant quelques observations de guérisons ou tout au moins de grosses améliorations de tuberculoses pulmonaires par le chlorhydrate de choline.

Avant de passer aux observations, nous tenons à fournir une statistique déjà ancienne du Professeur Carles, portant sur 74 cas.

Il a obtenu :

21 améliorations; 17 guérisons; 1 stabilisation; 15 échecs; 20 malades étant encore en traitement ;

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