OBSERVATION
K... A, 52 ans, sculpteur.
À la suite d’une entorse de la main, survenue il y a six mois, il est resté une tuméfaction persistante. La radiographie montre un foyer de carie au niveau des troisième et quatrième métacarpiens. Radiothérapie le 4 octobre, le 29 décembre 1913 et le 28 janvier 1914, cinq H des deux côtés, chaque fois avec filtration sur deux mm, d'aluminium. L’opération faite le 18 décembre 1913 avait montré de la tuberculose. Le 19 janvier 1914, on commence les injections de borate de choline, d'abord 2 centimètres cubes, puis on monte peu à peu jusqu'à 10 centimètres cubes. Après la septième injection, la dose totale injectée était de 54 centimètres cubes.
Dix jours après la dernière séance de radiothérapie, il se produit un gros gonflement et une rougeur inflammatoire de toute la main, mais ce n’est pas de la radiodermite, c’est plu- (ÔE une inflammation phlegmoneuse qui nécessite plusieurs incisions. Ainsi, dans ce cas, l’auteur a pu faire une radiothérapie à espaces rapprochés, sans craindre des radiodermites. C’est grâce à l'emploi du borate de choline qui permel une augmentation de la sensibilité des téguments à la
radiothérapie (la dose de rayons déterminante de l’érythème
élant abaissée de près de la moitié) que Baisch a pu obtenir ce résultat.
Beaucoup plus tard, on a essayé le traitement par le
chlorhydrate de choline dans la tuberculose osseuse.
Nous citerons l’observation de M. A. domicilié à Bordeaux, atteint d’un spina ventosa,
Agé de 68 ans et atteint, en outre, d’une tumeur blanche de larticulalion bbio-larsienne droile, ce malade est traité par Fr. Leurel par une cure cholinique.
Le malade a suivi ce traitement pendant six mois, à la dose de 2 centimètres cubes tous les deux jours.
Ce malade avail une tension artérielle basse, une cholestérolémie de 1 gr. 17, par conséquent basse, et une glycémie HeMPSr 62
Au bout de six mois de traitement, cet homme est complelement guéri. Revu deux ans après (âgé de 70 ans). M. A. marche sur ses deux pieds et se sert de ses deux mains, avec guérison complète de sa tumeur blanche et des deux spina
ventosa.
Avant le trairement Après le lraitement
Nous citerons maintenant un cas de pleuro-péritonite tuberculeuse guéri par un traitement au chlorhydrate de choline.
OBSERVATION (déjà publiée)
M"° François B.., 32 ans, ménagère, salle V, lit 3.
La malade est entrée d'abord dans le service de chirurgie pour péritonite bacillaire ; on lui fait subir une laparotomie exploratrice au cours de laquelle on sectionna quelques brides péritonéales.
La malade, guérie du traumatisme opératoire, est transéatée en médecine où elle est examinée en mai 1929, dans le service du Professeur J. Carles, auquel nous devons cette observalion.
Avant sa maladie, dont le début remontait à environ deux mois, elle pesait 62 kilos. Elle en pèse alors 50 kilos. L’abdomen est très douloureux, ballonné. On y trouve à la palpaion des zones d’empaätement el, à la percussion, des régions météorisées, d’autres mâles, en damier. Un peu d’ascite dans les points déclives. Température : 39° (voir courbe). On inslilue, à partir du 13 mai, le traitement cholinique qui amène aussitôt une très grosse amélioration. Dès la cinquième injec- Uon, la température se régularise aux environs de 37° et ne remontera jamais à 37° 5, lant que durera le traitement. Les symptômes locaux s’amendent parallèlement, et la malade suit une marche régulière vers la guérison.
Au mois de juillet, le traitement est interrompu. Trois semaines environ après la cessation du traitement par la choline, la température de la malade remonte, et la malade refail une nouvelle poussée évolutive péritonéale.
On institue alors l’héliothérapie naturelle et une médicalion générale.
Malgré ce traitement, l’état de la malade va continuellement en empirant.
A la fin septembre, la malade fait une pleurésie double, et
la température est très élevée, Son état est inquiétant et on
Juillet
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Courbes de la tem
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lui fait quotidiennement de l'huile camphrée et parfois de l’ouabaïne.
À la fin d’octobre 1929, l’état de la malade est désespéré; elle ne pèse plus que 32 kilos (au lieu de 62); il lui est impossible de s’alimenter, impossible d'aller à selle spontanément. Son abdomen est très méléorisé, très tendu, très douloureux ; il présente à nouveau des zones d’hyper-sonorité el des zones de mâtilé liquidienne. Au niveau de ses plèvres, matlé absolue, sur tout le tiers inférieur de ses deux poumons. Souffle pleurétique, œgophonie, pectoriloquie aphone. La ponction montre qu'il s'agit d’un double épanchement pleural séro-fibrineux à lymphocytes. Tension artérielle
maximum : 7,5 ; minimum : ». La malade urine peu : urine légèrement albumineuse, mais amicrobienne. La température présente des grandes oscillations : 36° 8 ou 36° 9 le matin;
38° 2 ou 38° 4 le soir. L'état de la malade est cachectique:
Glycémie 1 gr. 20. — Cholestérolémie : 1 gr. 40.
Le Professeur Carles reprend le traitement cholinique le 12 octobre 1929.
Ampartir de ce moment, l’état général.et local de M°° B:. s'améliore de façon régulière; son ventre (13 janvier 1930) est devenu souple et ne présente plus de zônes ascitiques. $es poumons sont redevenus en partie perméables à Pair, et Île murmure vésiculaire est réapparu dans toute létendue des deux poumons, surtout à gauche. La malade présente encore des alternatives de constipation et de diarrhée avec des crises de coliques. L'état général s’améliore ; la température tend à baisser ; la tension artérielle a un peu remonté, et, surtout, l’appétit est revenu.
En mars 1930, après quatre mois de traitement, le ventre est absolument souple, indolore, sans liquide ; il n'y a plus de mâtité en damier. Les plèvres et les poumons paraissent sains ; la malade respire jusqu’à la base de ses poumons. La température s’est progressivement régularisée, et depuis
le 16 décembre 1929, elle n’est remontée qu’une seule fois à
38°. Depuis le 9 février 1930, elle est toujours au-dessous de 37°. L'appétit est très augmenté. Elle a engraissé de 8 kilos depuis le 17 octobre 1929. En mars 1930, la cholestérolémie est passée à 1 gr. 82 au lieu de 1 gr. 40. La malade se lève et quitte l'hôpital pour aller achever sa convalescence à la campagne.
A l'heure actuelle, l'ancienne malade est toujours en bonne santé (mars 1937).
Cette observation, à elle seule, montre la véritable résurrection obtenue par le traitement de chlorhydrate de cho-
line, dans un un cas de tuberculose péritonéale.
Nous allons présenter maintenant quelques photographies d’un sujet atteint de tuberculose ganglionnaire, traité par le chlorhydrate de choline.
M” Madeleine L...
Celle malade est alteinte d’une adénopathie tuberculeuse
cervicale.
Sous l’action du traitement cholinique institué par le docteur Leuret, il s'est produit une sorte de réchauffement de l'infection, tendance à la suppuration, ouverture spontanée à l’extérieur. Puis, en 3 semaines, après une régression ra-
ide des signes, la cicatrisation s'effectue, re]
Cette malade est complètement guérie el n’a Jamais repré-
senté depuis de nouvelles poussées d’adénopathies,
te 0
Les photographies de cette malade que nous reproduisons nous ont élé communiquées par le docteur Fr. Leuret.
La première montre l'état de la malade avant le traitement; la seconde : le réchauffement de l'infection, cette sorte de poussée évolutive que l’on constate si fréquemment dans les traitements des adénopathies bacillaires par la médication cholinique ; la dernière, enfin, nous permet de voir la malade complètement cicatrisée et guérie.
Voici, maintenant, la statistique des cas de tuberculoses externes, traitées par Fr. Leuret et J. Carles, par des injecuons de chlorhydrate de choline.
Tuberculoses externes.
NATURE DES CAS TRAITÉS Nombre | Guérisans| Amélo- | Obser-
rations vations
Adénopathies tuberculeuses....| 12 6 4 50 % Orchi-épi tidymites .... ... ... ' 3 » 75 - Ostéo-arthrites tuberculeuses.…. 4 2 » D0 - NÉE AIPOIER RER ER 6 à li 39 Tuberculoses cutanées... .. . 2 » ! »
Abcès et fistules tuberculeux 4 2 1 SO
39 15 10 7 échecs
complets