OBSERVATION VII
Sar. (Marguerite).
Nous n'avons pas pu malheureusement nous procurer lPobservalion complète, mais il est intéressant d'examiner la chûte de la courbe de température et l’augmentalion de poids obtenue grâce au traitement par le chlorhydrate de choline, chez celle malade atteinte de bacillose pulmonaire, (Voir Fig 3 p. € bis)
OBSERVATION VIII (Inédite)
MR "institutrice M 0rans:
Celte malade est examinée, par le docteur Fr. Leuret, en septembre 1934 ; elle présente une tuberculose évolutive du lobe supérieur gauche.
Déjà, en mai 1933, cette femme avait consulté son médecin qui avait diagnostiqué une importante pleurésie séro-fibrineuse gauche ; elle reste alilée cinq mois. Son médecin la traile par une injection tous les deux jours de chlorhydrate de choline.
Au bout d'un an à peu près, la malade va mieux ; elle est semble-t-il, rélablie, et, malgré les conseils du docteur, elle reprend ses occupations, c’est-à-dire l’enseignement scolaire. En seplembre 1934, M" R.. revient consulter parce qu'elle se sent faliguée ; elle tousse beaucoup et crache en abondance.
La bacilloscopie est positive.
L'auscullalion ne montre que des signes discrets du lobe supérieur droit ; à gauche, au contraire, craquements et râles humides (surtout au sommet).
Le diagnostic porté est celui de tuberculose du lote supérieur gauche à évolution rapide.
La malade est décharnée, squelettique ; elle mesure 1 m. 65 et pèse 36 kilogrammes. Toute alimentation est impossible.
La température oscille entre 37° le matin et 38° 5 le soir.
La nuit, la malade présente des transpirations profuses.
La radiographie que nous reproduisons ci-après (fig. 1), montre bien les lésions indiquées par l’auscultation,
La malade est envoyée à la campagne, dans la plaine ; elle
est soumise au traitement cholinique.
Peu de temps après, M" R.. constale qu'elle mange avec plus d’appétit ; elle se sent plus forte, et surtout sa température ne dépasse plus 37°. Cette apyrexie va Se poursuivre jusqu’à la guérison complète. La recherche de B.K. dans l’expectoration est négative.
En juin 1935, la radiographie montre un début de sclérose
(fig. 2).
Sa courbe de poids montre les progrès très marqués vers la
guérison:
SeplempDrenLoS tree. 36 kg. 8 Juin 1952 re cr 38 kg. 200 3 Juillet JOSÉ ES 39 kg. 200 31 juillet OO OST tee, 39 kg. 300 27 août LORD RPeRRELE 39 kg. 800 2 octobre 1999 rame 41 kg. 100 29 octobre RE M Et 41 kg. 900 19novembre 1985278 42 kg. 900 LS SASCeM DAC PR EPTE 43 kg. 200 25 janvier LOSOMET ES 44 kg.
13 février POS OR ER er 44 kg. 300 31 mars 1990 espece er 45 kg. 100 9 mai 19560 ere 45 kg. 300 7 juin LOS 6er Te 46 kg. 600
Le 30 juin 1936, au bout de deux ans de cure sanatoriale simple et par le traitement cholinique, cette malade est complètement guérie.
Du point de vue auseultation, on ne trouve plus rien.
La bacilloscopie se révèle négative.
La radiographie (fig. 3) montre simplement de la sclérose pulmonaire.
On peut dire que cette malade est guérie, et cela aussi bien du point de vue clinique, radiologique que bactériologique.
Elle à repris sa vie normale d’institutrice, et à l’heure ac-
Lo
Luelle (mars 1937), la malade se porte d’une manière par-
faite; son poids est de 52 kilos (soil un gain de 16 kilos).
OBSERVATION IX (inédite) F5 « à 14 de . .
R. D... 25 ans, étudiant, est un de nos camarades qui, au mois de septembre 1934, vint nous demander un conseil parce qu'il était amaigri ; il Loussait et se sentait très fatigué.
Devant son état, nous lui avons conseillé de se faire examiner par le docteur Fr. Leuret, à qui nous devons cette observalion de guérison complète d’une bacillose pulmonaire par le chlorhydrate de choline.
En mars 1931, R. D. est atteint de pleurésie $séro-fibrineuse; il reste alité pendant-six semaines, va en convalescence pendant quatre mois à la montagne. Il reprend ses études en octobre 1931.
En octobre 1933, il présente une légère bronchite avec de petites poussées fébriles à 38° le soir. Il perd son appétit et maigrit rapidement.
Son père est décédé à l’âge de 39 ans de phlisie galopante,
Il est examiné le 14 septembre 1934 par le docteur Leuret qui diagnostique un syndrôme de lobite supérieure droite, à évolution rapide (à ce qu'il semble). L'’auscultation permet
d'entendre de nombreux craquements et des râles humides.
Il tousse beaucoup et expectore en grande quantité (surtout le matin). Petit fébricule vespéral.
On constate, d'autre part, une importante adénopathie trachéo-bronchique gauche.
La radiologie confirme ce diagnostic clinique : lobile supérieure droite avec scissurite de barrage et adénopathie hilaire gauche (voir la radiographie 1).
L'analyse bactériologique montre la présence de nombreux bacilles de Koch.
Le malade pèse 67 kilos pour une taille de 1 m. 82.
On l'envoie à la campagne, au repos complet, à faible alti-
tude, et on le soumet à un seul traitement : le chlorhydrate de choline (une injection de 2 centigrammes tous les deux jours). Il ne sera pas fait d'autre thérapeutique.
Dès lors, nous notons, dans son observation, les élapes sui-
vantes
Janvier 1935 : Les signes fournis par l’auscultation sont améliorés ; on constate surtout que les râles sont beaucoup moins humides. La température vespérale à disparu. L'appétit est revenu ; il est même exagéré. Poids: 16 kilos (soit un gain de 9 kilos en + mois) .
Février 1935 : Les signes auscullatoires s’améliorent. L’examen bactériologique des crachats est négatif. Poids : 76 kilos.
Juin 1935 : La bacilloscopie reste négative. Toujours apyrexie. Poids : 76 kilos.
Septembre 1935 : L’auscultalion ne montre plus rien. La recherche de B.K. est négative. Poids : 76 kilos.
Décembre 1935 : La recherche des bacilles est négative.
Poids : 77 kilos. L'examen par l’auseultalion est muet. La radiographie montre un progrès énorme des lésions (voir la radiographie n° 2).
Juillet 1936 : L'examen du malade ne montre plus rien. La radiographie permet de voir un excellent état du poumon : sclérose du sommet droit simplement (voir radiographie n° 3).
Le malade reprend sa vie normale (enseignement, concours d’agrégalion, etc.….). L'examen de l’expectoration est toujours négatif.
Octobre 1936 : L'état pulmonaire est toujours aussi bon. Le malade est guéri celiniquement, bactériologiquement et radiologiquement ; il mène une vie normale.
En mars 1937, ce jeune homme (malgré six mois de travail comme professeur dans un collège) est en parfait état de santé, On ne trouve plus, du côté pulmonaire, qu'une faible sclérose du sommet droit,
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Voici une série d'observations de tuberculoses pulmonaires qui, traitées par le chlorhydrate de choline, ont été guéries cliniquement, radiologiquement et bactériologiquement.
Nous pourrions ainsi citer de nombreux autres cas, avec des résultats identiques par cette seule médication.
Ce qui ressort, en résumé, de ces observations, c’est en premier lieu : l'augmentation très nette de l'appétit (résultat qui n’a jamais fait défaut lors de cette thérapeutique); en second lieu : l'augmentation de poids du sujet malade ; enfin, l'arrêt de l’évolution de la maladie.
La guérison du tuberculeux pulmonaire n’est que l’aboulissant de ces trois facteurs : augmentation de lappétit, gain de poids ,arrêt de l’évolution.
Le chlorhydraäte de choline semble donc bien être, s’il n’est pas un remède He linfection bacillaire en elle-même, un médicament eutrophique, conduisant le tuberculeux à la guérison, Il semble donc que l’on doive toujours l'essayer, même dans les cas les plus désespérés, étant donné que sa toxicité est nulle et qu'il ne présente aucune contre-indication. Mais, pour cela, le chlorhydrate de choline nécessite, pour son emploi sans aucun danger, une seule qualité : l’extrême pureté el sa stabilisation parfaite ; nous ne saurions {rop insister sur ce point.